DU CHAUT DE LA SECONDE NUIT
Seule , à pas lents , la dévorante hyène Vient de la mort parcourir le domaine ; Puis , s'arrêtant sur ces affreux lambeaux , Elle s'assied , horrible en son repos , De tant de morts paisible souveraine , Calme , farouche et semblable aux tyrans , Sur les débris des peuples expirans , p. 58.
«J'ai vu, dit le fameux voyageur Bruce, les hyènes remplir les rues de Gondar , et y chercher sous les yeux des habitans les cadavres épars et amoncelés dans les rues. » Bruce. Voyage en Abyssinie.
Elle vivra sous 1 ombrage enchanté De ces cyprès qui versent le silence Et la fraîcheur, et l'ombre, et la santé , p. 62.
J'ai voulu imiter un fragment délicieux deSapho,
conservé par un ancien grammairien , nommé Hermogènes :
Aî6u(tto|x£vo)v <^£ (puXXwv
Kw|xa Karappsi.
Ce qui veut dire à peu près « qu'avec les gouttes » de l'eau qui tombe des feuilles d'un bel arbre, » un doux sommeil , une aimable fraîcheur tombe » sur celui qui est ombragé par son feuillage. »
Je n'ose cependant pas citer l'autorité de Sapho pour excuser la hardiesse d'une expression employée dans ces vers.
Quelle beauté si fraîche et si naïve ,
Précipitant sa démarche craintive,
Vole , s'arrête et tombe entre ses bras , p. 63,
Moore qui a tracé une scène ravissante de deux amans mourant de la peste , n'est pas le premier poëte qui ait créé ce tableau. Vincent Fabricins .
Darwins, Wilson, avaient déjà traité ce sujet avant lui. On pourrait joindre à ces noms qu'il cite dans ses notes, un poète allemand, Zacharie; et deux ou trois autres poètes anglais, Spencer entre autres.
Que de Cama la rose printanière, etc., p. 67.
« La rose de Cama, le camalata, est l'ipomaeta de Linné. C'est la fleur de l'amour. Lata, la fleur rampante; Cama, le dieu de l'amour. Si jamais fleur a mérité d'orner le paradis, c'est bien l'Ipomaea. Ses feuilles et sa corolle sont également élégantes ; sa couleur est d un rose presque céleste. Le Camalata est la fleur chérie, la rose du paradis d'Indra. » W. Joncs.
Un air frais et embaumé pénétrait dans l'enceinte magnifique du temple. Pag. 68.
On peut consulter, pour s'assurer de la vérité et de l'exactitude de cette description, les Tableaux de VIndoustan, de M. Langlès.
TROISIEME NUIT
Les cérémonies de la journée avaient conduit le peuple dans le temple de Doitmar-Leyna , etc. Pag. 73.
Dans les Tableaux de ÏIndoustan, par M. Langlès , on trouvera une vue aussi pittoresque qu'exacte de cette caverne sacrée , abandonnée aujourd'hui, et qui, après avoir servi de temple, est l'asile des gazelles et des chakals.
NOTES