DU CHANT DE LA TROISIEME NUIT
Des fleurs couvrent tes fers, cachent ton esclavage.
P- 79- 11 s'agit de la France de 1770.
Et toi , lac enchanté , Berceau d'une onde pure et de la liberté , p. 82,
Le lac des Waldstœtten, sur lequel Guillaume fut exposé avec Gessler aux flots irrités. On sait que ce héros rustique, chargé par le bailli autrichien de conduire le bateau que les mariniers abandonnaient à la fureur de la tempête , le dirigea jusqu'à une plateforme du mont Axemberg, et, frappant de son pied la nacelle, s'élança sur le liane nu du rocher. Voy. Muller, Zsciiokke, Mallet , etc.
C'est l'énorme avalanche : elle roule et grandit , De sommets en sommets elle roule et bondit , p. 87 . En appelant l'avalanche silencieux tonnerre et foudre de glace , je n'ai point cherché l'effet poétique, mais la vérité matérielle. On peut lire ce que disent tous les voyageurs à ce sujet :
« La chute d'une lavange produit un bruit isolé » qui ne ressemble à aucun autre. Nulle créature » vivante ne lui répond par un cri de terreur. » L'écho même est muet dans les innombrables » anfractuosités des montagnes : ces tortueux dé- ;> dales, tapissés d'une neige qui les assourdit, » reçoivent en silence un murmure insensible , » auquel aucun autre son ne succède. Le calme, » dans des régions où la nature expirante est comme )> enveloppée d'un vaste linceul , ajoute à l'im- » pression de terreur que font ces cimes inabor- » dables , ces squelettes décharnés, et cette livrée » des hivers éternels étendue comme le voile de » l'oubli sur le théâtre des plus anciennes révolu- » lions du globe. » Stapier,
« En poussant le pied contre le bord d'une fente déjà apparente, on peut déterminer la chute d'une avalanche , c'est-à-dire faire glisser la dernière couche de neige-glace sur celle au-dessous. Un coup de fusil, la voix des voyageurs, le son des clochettes de mulets peuvent avoir le même effet. Les avalanches de neige en poussière (staublouinen) sont plus dangereuses à cause du 1 grand espace qu'elles enveloppent, et surtout » du mouvement qu'elles impriment à l'air. L'ou-
> ragan emporte tout ce qui se trouve sur son pas-
> sage; arbres , maisons , les pierres même. Lava-
> lanche de neige-glace , au contraire , ne frappe
> qu'un seul point, ne fait aucun bruit et n'é- 0 branle que peu Pair. » Simon d.
QUATRIEME NUIT
Elle est la plus jeune des trois Devètas , et préside à la cérémonie des fleurs. De petites nacelles légères et brillantes sont lancées sur le lac. Pag. 94.
Cette cérémonie est en usage dans plusieurs parties de l'Inde. On la retrouve aux Maldives. Le docteur Leyden a donné une description fort agréable de ce rite singulier.
« Une petite barque chargée de parfums, de fleurs, » de bois odoriférans , est lancée par les prêtres , » et livrée à la merci des vents et des flots, C'est » une offrande à V Esprit de Forage et aux divi- » nités de la mer, etc., etc. » Doct. Leyden, Essay on Indo-Chinese nations.
Ces Guèbres, qui défendirent si longtemps la Perse et les autels de leurs pères contre l'invasion de l'Arabie. Pag. 94.
Rien n'est plus intéressant que l'histoire des longs efforts des Guèbres pour repousser le joug des Arabes. Poursuivis, massacrés, toujours renaissans , toujours armés , toujours terribles , accablés et non domptés par le nombre de leurs ennemis , ils finissent par fuir une terre où ils ne trouvent plus de patrie , et où la liberté de leur croyance était étouffée. Voy. d'HERBELOT, Grose , PennAUt, etc.
NOTES