‹ La fiancée. L'officier de FortuneChapitre 75 sur 96 · TRADUCTION LITTÉRALE · texte numérisé non relu

TRADUCTION LITTÉRALE

La grêle avait volé sar les ailes du vent d'automne ; le soleil brillait entre deux nuages, pMe comme le guerritT qui soulève languissaiument sa léte sur la bruyère quand le torrent des batailles a passé su lui.

Fincle, la dame du château, aperçut une jeune orpheline sous le vieux chône du rendez-vous. Les feuilles flétries tombaient autour d'elle, et son cœur était plus Hétri qu'elles.

Le père de la glace ( ho») poétique dit. froid) gelait les gouttes de pluie dans sa chevelurt. fcllles ressemblaient à des taches de cendres blanches sur les rameaux du chêne noirci et presque consumé par le feu.

La jeune flUc dit: — Donnez-moi quelques consolations, châtelaine, je suis nne oridieline. Et li dame répondit : — Connuent puis-jc donner ce que je n'ai pas? Je suis la veuve d'un époux assassiné, |a mère d'un enfant qui a |iéri. Quand je fiiyais , tremblante, la vengeance de l'eunomi de mon seigneur, notre barque fut engloutie dans les (lots, et ma lille ne se retrouva plus. C'était le jour de sainte Brigitte, près du torrent de Canipsie. Maudit soit ce triste jourl

Et la jeune DUe répondit : — C'était le jour de sahile Brigitte , il y a eu douze moissons depuis ce temps-là, les pécheurs de Campsie ne tmuverent dans leurs lilets ni truite ni saumoj, mais un enfant à demi mort, qui depuis a vécu dans la niisère, et qui va mourir si vous ne le secourez.

"t la dame répondit : — Renie soit sainte Rrigilie et le jour qui porte son nom : car je reconnais les yîiix noirs et le regard d'aigle de mon époux, et l'héritage de sa veuve l'appartiendra.

Et elle appela ses suivantes, et leur dit de revêtir cette jeune lille d'une robe de soie; et les perle .qu'elles placèrent dans ses cheveux surpassèrent en blaïuheur les glaçons qui y brillaieul naguère.

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