CHAPITRE X
Le clicmin était long, péiiilile, dançrerenx ; Et plus ils approchaient du liul de leur voynge, Plus le pays élait désert, sombre et sauvaije. Les voyageurs, romance.
^r^^ NGus Mac-Aulay était chargé d'un message dont il ne savait NNi.wl\W^' trop comment s'acquitter, et son embarras était même :^^^^g=g) assez visible ; car ce ne fut qu'après beaucoup de phrases p^Sfer/^;:^ détournées et ambiguës, après avoir retourné sa harangue ^-^ de mille manières différentes , qu'il parvint à faire comprendre à sir Duncan que l'officier qui devait l'accompagner attendait ses ordres , et que tout était prêt pour son départ. Sir Duncan se levn d'un air indigné, et l'affront qu'il ressentait d'un pareil message fit succéder la colère à l'émotion que la musique avait fait naître.
— Je ne m'attendais guère à une réception semblable , dit-il en jetant un regard irrité sur Angus Mac-Aulay : je n'aurais pas cru qu'il y eût parmi les Highlanders de l'ouest un chef qui , pour faire sa cour à un Saxon , eût la bassesse de venir intimer au laird d'Ardenvohr l'ordre de quitter son château, lorsque le soleil s'éloignait du méridien, et avant que la seconde coupe ait été vidée. — Mais, adieu. Monsieur, je vois à présent comment on remplit ici les devoirs de l'hospitalité; et la première fois que je reviendrai dans le château de Darnlinvarach, ce sera une épée nue dans une main et une torche ardente dans l'autre.
• — Venez, dit Angus, et quand vous auriez cinq cents Campbells à votre suite , je m'engage à vous recevoir d'une manière plus convenable , et telle sera la fête qui vous sera préparée , que vous ne vous plaindrez pas une seconde fois de vos hôtes.
— Gens menacés vivent longtemps, reprit le vieux chevalier; vos fanfaronnades sont trop bien connues, laird de Mac-Aulay, pour que les gens d'honneur y fassent attention. Pour vous , Milord , et vous , Allan, qui avez remplacé mon hôte peu cérémonieux, recevez, je vous prie , mes remerciements. Et vous, charmante fille , ajouta-t-il avec quelque émotion en s'odressant à Aimette Lyle et en lui mettant au doigt une petite bague, j'espère que vous ne me refuserez point cette
légère marque de mon souvenir ; vous avez rouvert une source que je croyais tarie depuis longtemps.
A ces mots, il sortit de l'appartement , et fit appeler les gens de sa suite. Angus Mac-Aulay, offensé des reproches qu'il lui avait faits, et on même temps un peu confus , ne songea pas à le suivre. Sir Duncan trouva dans la cour son palefroi et ses domestiques qui étaient prêts i partir. Le noble major Dalgetty l'attendait aussi un pied sur l'étrierj dès que sir Duncan parut , il s'élança sur son cher Gustave, et la cavalcade s'éloigna du château.
Le voyage fut long et ennuyeux , sans être néanmoins aussi pénible que le laird de Mac-Aulay l'avait prédit. A dire vrai , sir Duncan avait grand soin d'éviter ces sentiers secrets par lesquels le comté d'Argyle était accessible du côté de l'ouest, quoiqu'ils eussent abrégé beaucoup le chemin : car son parent et son chef, le marquis d'Argyle, avait coutume de dire qu'il ne voudrait pas pour cent mille couronnes qu'aucun mortel connût les défilés par lesquels une force armée pouvait pénétrer dans son pays.
Sir Duncan évita donc presque toujours les Highlands , et se dirigea vers le port de mer le plus proche , où il avait plusieurs galères à demipont à ses ordres. Ils s'embarquèrent à bord de l'une d'elles, suivis de Gustave, qui était tellement fait aux aventures, qu'aller sur mer ou sur terre lui paraissait tout aussi indifférent qu'à son maître.
Le vent était favorable , et ils poursuivirent rapidement leur route -.1 déployant toutes leurs voiles. La traversée ne fut pas de longue durée; et le lendemain de grand matih on annonça au major Dalgetty, qui était alors dans une petite cabane sous le demi-pont, que la galère était sous les murs du château de sir Duncan Campbell.
Lorsqu'il monta sur le tillac , il vit Ardenvohr qui s'élevait presque sur sa tête : c'était un château carré, d'un aspect sombre et imposant, d'une étendue considérable et d'une grande hauteur, situé sur un promontoire qui s'avance dans le bras de mer dans lequel ils étaient entrés la veille. Un mur flanqué de tourelles de chaque côté entourait le château du côté de la terre ; mais du côté du lac il était bâti si près du bord d'un roc escarpé , qu'il n'avait été possible d'y établir qu'une batterie de sept canons, destinée à protéger la forteresse, quoiiju'elle Jul à une trop grande hauteur pour devenir d'une grande utilité contre une attaque dirigée d'après le système militaire moderne.
Le soleil, se levant derrière la vieille tour, en projetait l'ombre sur la surface du lac et sur le tillac de la galère où le major Dalgetty se promenait alors en attendant avec quelque impatience le signal du dé-
barquement. Sir Diincaii était déjà , lui dit-on , dans les murs du château, et lorsqu'il demanda de le suivre à terre, on lui répondit qu'il fallait attendre pour cela la permission ou les ordres du iord d'Ardenvohr.
L'ordre désiré arriva bientôt après , et une barque vint chercher l'en voyé de Monfrose pour le conduire au château, tandis qu'un joueur de cornemuse, assis à la proue et portant sur le bras les armes du laird brodées en argent, jouait à perte d'haleine la marche du clan des Campbells. La distance entre la galère et le rivage était si courte, que la barque , conduite par huit rameurs vigoureux , entrait dans la petite crique où ils étaient dans l'usage do débarquer, avant que le major se fût aperçu qu'il avait quitté la galère. Deux des matelots , malgré la résistance de Dalgetty, le chargèrent sur les épaules d'un troisième Highlander, qui, traversant à gué les dernières vagues, déposa son noble fardeau sur le roc escarpé que le château couronnait.
Sur le devant de ce rocher on apercevait comme l'entrée d'une caverne basse et ténébreuse, vers laquelle les montagnards s'apprêtaient à entraîner notre ami Dalgetty, lorsque, se dégageant avec quelque peine de leurs mains , il déclara qu'il ne ferait point un pas de plus avant d'avoir vu débarquer Gustave et de s'être assuré qu'il ne lui était point arrivé d'accident. Les montagnards ne pouvaient comprendre ce qu'il voulait dire, lorsqu'un d'eux , qui avait appris quelques mots d'anglais , s'écria :
— Dieu me préserve! je crois qu'il parle de son cheval j qu'en veut-il faire?
Le major allait renouveler ses remontrances lorsque sir Duncan parut à l'entrée de îa caverne que nous avons déjà décrite, pour inviter son hôte à venir dans son château , lui donnant en même temps sa foi que Gustave serait traité avec tous les égards dus au héros dont il portait le nom , ainsi qu'au personnage important auquel il avait l'honneur d'appartenir. Malgré ceito garantie satisfaisante , telle était l'inquiétude du major pour son compagnon Gustave, qu'il hésitait encore, lorsque deux n)ontagnards le saisirent par les bras, deux autres le poussèrent par derrière, tandis qu'un cinquième s'écriait dans son jargon ; — C'est cela, camarades; courage! Est-il sourd, ce Sassenach? n'entend-il pas que le laird l'appelle? et n'est-ce pas trop d'honneur pour lui d'être admis dans le château du laird d'Ardenvohr?
Ainsi entraîné , le pauvre major ne put que jeter un regard en arrière sur le bâtiment où il avait laissé le compagnon de ses travaux militaires. Au bout de quelques minutes il se trouva dans une obscurité
complète, sur un escalier tournant qui était taillé dans le roc, <ît qui donnait sur la caverne dont nous avons déjà parlé.
— Maudits soient ces sauvages de Highlanders! murmura le major à demi-voix. Que deviendrai-je si mon pauvre Gustave, qui porte le nom du lion invincible de la ligue protestante , est estropié par de pareilles brutes?
— Ne craignez rien , dit sir Duncan , qui était beaucoup plus près de lui que noire major ne le croyait; mes gens sont accoutumés à débarquer et à soigner des chevaux, et vous reverrez bientôt Gustave sain et sauf. En attendant, suivez-moi, et soyez sans inquiétude.
Le major connaissait trop bien le monde pour pousser plus loin les remontrances, quelque anxiété qu'il put éprouver intérieurement. Dans ce moment , il commença à distinguer une faible clarté qui augmenta de plus en plus jusqu'à ce que , sortant par une porte fermée par une grille de fer, il se trouva sur une galerie taillée sur le devant du roc , occupant un espace de quatre à cinq toises. Suivant toujours son hôte, il passa sous une autre porte également défendue par une herse de fer.
— S^oilà une traverse admirable , dit le major ; si elle était commandée par une pièce de campagne , ou même seulement par quelques mousquets, elle sufiirait pour mettre la place à l'abri d'un coup de main.
Sir Duncan ne répondit rien dans le moment ; mais lorsqu'ils furent entrés dans la seconde caverne , il frappa, avec la canne qu'il avait à la main , de l'un et de l'autre côté de la grille; et, au son prolongé qui retentit sous la voûte, le major reconnut qu'il y avait de chaque côté une pièce de canon pointée sur la galerie qu'ils venaient de traverser, quoique les embrasures devant lesquelles elles étaient placées fussent masquées à l'extérieur par des mottes de terre et des pierres détachées. Ayant monté le second escalier, ils se trouvèrent encore sur une plate-forme ouverte ; et ils se seraient vus exposés à un double feu d'artillerie et de mousqueterie , si , venant avec des intentions hostiles,, ils avaient fait un pas de plus.
De nouvelles marches , taillées dans le roc comme les précédentes ,. les conduisirent enfin au pied de la tour. (>e dernier escali(T n'était ni moins étroit ni moins perpendiculaire ([uc les autres ; et , sans parier des batteries qui le dominaient, deux hommes délerminéâ, armés de piques et de haches , auraient pu défendre ce passage contre une armée ; car deux personnes ne pouvaient y marcher de front , et l'escalier n'était bordé d'aucune balustrade du côté où il était comme suspendu sur le précipice, au fond duquel les vagues se brisaient avec uu
fracas effroyable ; de sorte que, grâce aux précautions prises pour la sûreté de cette ancienne forteresse, une personne sujette à des vertiges, ou d'un caractère un peu timide, eût pu éprouver assez de peine à parvenir jusqu'au château , quand môme on ne lui eût opposé aucune résistance.
Dalgetty, trop vieux soldat pour éprouver de semblables terreurs, ne fut pas plus tôt arrivé dans la cour qu'il protesta que, de toutes les places fortes qu'il avait eu le bonheur de défendre dans le cours de ses voyages, il n'y en avait aucune qui ressemblât plus au château de sir Duncan que la célèbre forteresse de Spandaw, dans la marche de Brandebourg. Néanmoins il critiqua fortement la batterie de sept canons qui était devant la tour, et la manière dont ils étaient placés, disant que, lorsque les canons étaient perchés comme des cormorans ou des mouettes, sur le haut d'un rocher, il avait toujours remarqué qu'ils faisaient plus de bruit que de mal.
Sir Duncan ne répondit rien, et conduisit son hôte dans la tour, qui était défendue par une grille et par une grosse porte de chêne doublée en fer. Le major ne fut pas plus tôt arrivé dans une salle dont les murs étaient ornés de tapisseries, qu'il continua ses critiques militaires, et il ne les interrompit qu'à la vue d'un excellent déjeuner auquel il s'empressa de faire honneur avec une avidité qui ne lui permit plus d& prononcer un seul mot; mais, dès qu'il eut terminé son repas, il fit le tour de la chambre, et examina très-attentivement par chaque fenêtre le terrain qui entourait le château, Il retourna alors à sa place j et se renversant en arrière sur sa chaise, il étendit une jambe, caressa sa grosse botte avec la houssine qu'il tenait à la main, de l'air d'un homme qui veut affecter de l'aisance dans la société de ses supérieurs, et se mit d'un ton doctoral à donner son avis sans qu'on le lui demandât.
— Votre château, sir Duncan, est susceptible d'être mis en état de défense ; il en est certainement susceptible ; mais permettez-moi de vous dire que dans son état actuel il est impossible qu'il résiste longtemps à un assaut bien dirigé ; car, sir Duncan, remarquez bien que ces fortifications sont rendues nulles , parfaitement nulles , par cette hauteur qui les commande du côté de la terre; qu'un ennemi glisse une batterie de canons sur cette éminence, et je veux que mille boulets me fracassent la tête si dans les vingt-quatre heures vous n'êtes pas obligii do battre la chamade.
— Il n'y a point de route par laquelle on puisse amener de l'artillerie contre Ardcnvohr, reprit le chevalier d'un ton un peu sec. Le3 environs sont si marécageux , qu'à l'exception de quelques sentiers ,
i26 L'OFFIClini DE FORTUNE.
qu'il est facile en quelques heures de rendre impraticables , à peine pourriez-vous y passer à cheval.
— Très-bien, sir Duncan, très-bien; c'est votre façon de penser : chacun la sienne. Nous autres gens de guerre, nous disons que partout où il y a un rivage, il y a un côté découvert; car, lorsque l'artillerie et les munitions ne peuvent être transportées par terre , il est fort aisé de les apporter par eau près de l'endroit où elles sont nécessaires. On m peut jamais dire non plus, sir Duncan , qu'une citadelle, quelque excellentes que soient sa position et ses défenses, soit à jamais invincible, ou, comme on dit vulgairement, imprenable; car j'ai vu vingtcinq hommes , par un coup de main et par une attaque aussi vigoureuse qu'inaltendue, emporter à la pointe de l'épée un fort tout aussi bien défendu que celui d'Ardenvohr, et faire mettre bas les armes à une garnison de plus de deux cents hommes.
Malgré l'empire que sir Duncan possédait sur lui-même, et l'art avec lequel il savait cacher ordinairement les sentiments qui l'agitaient, il parut piqué de ces réflexions que le major faisait avec la gravité la plus imperturbable; car Dalgetty n'avait choisi ce sujet de conversation que parce qu'il le croyait propre à faire briller ses connaissances militaires, et du reste il ne s'était guèçe inquiété s'il devait plaire ou non à son hôte.
— Pour couper court à tout ceci , Monsieur, dit sir Duncan d"un ton d'aigreur et d'ironie, je sais fort bien, sans que vous me le disiez, qu'on peut prendre d'assaut un château qui n'est pas valeureusement défendu, qu'on peut le surprendre, si la garnison n'est pas toujours sur ses gardes; mais j'espère que, grâce à Dieu, il n'en sera jamais ainsi de ma pauvre maison , quand même le major Dalgetty me ferait lui-môme l'honneur de l'assiéger.
— Néanmoins , sir Duncan , reprit le major opiniâtre , je vous conseillerais en ami d'élever une redoute sur l'éminence dont je vous parlais, et de l'entourer d'un large fossé, ce qui est très-facile à exécuter en mettant en réquisition les bras des paysans du voisinage; car, voyez-vous, le grand Gustave-Adolphe devait ses victoires autant à la pelle et à la pioche qu'à l'épée, à la pique et au mousquet. Aussi vous conseillerais-je de fortifier ladite redoute, non-seulement comme je vous le disais, par un fossé, mais encore par de nombreuses palissades... (Dans cet endroit , sir Duncan , dont l'impatience était parvenue a son comble, sortit de la chambre, et le major le suivit \nsqu'à la porte, élevant la voix à mesure que le vieux chevalier s'éloignait, jusqu'à ce que celui-ci fût hors de vue) ; lesquelles palissades devront être faites de manièi;c à permettre aux troupes de la garnison de tirer
h couvert; de soi-te que , lorsque l'ennemi approcherait... La brute! la vieille brute de montagnard! il est aussi fier qu'un paon et aussi entêté qu'une mule. Voilà qu'il laisse échapper l'occasion de faire de son château le plus joli fort irrégulier... Mais que vois-je? ajouta-t-il en regardant par la fenêtre qui donnait sur la mer, on a enfin débarqué Gustave : le noble animal ! à la manière dont il porte sa tôle , je le reconnaîtrais au milieu de tout un escadron. Il faut que j'aille voir un peu comment on le traite.
Il se rendit aussitôt dans la cour, et il s'apprêtait à descendre l'escalier, lorsque deux sentinelles , lui présentant la pointe de leurs piques, lui firent sentir qu'il s'engageait dans une entreprise périlleuse.
— Diavolo ! s'écria-t-il , et moi qui n'ai pas le mot d'ordre ! Quand il s'agirait de demander double paie , ou de me tirer des griffes du grand prévôt, du diable si je pourrais dire une syllabe de leur maudit
baragouin.
— Je vous accompagnerai, major, dit sir Duncan, qui s'était approché de nouveau de lui sans qi^'îl s'en aperçût , et nous irons voir ensemble votre coursier favori.
Ils descendirent ensemble jusque sur le rivage , et sir Duncan lui fit prendre un petit passage donnant derrière un roc qui cachait les écuries et les autres bâtiments dépendants du château. Dalgetty vit alors que, du côté de la terre, le château était rendu entièrement inaccessible par un profond ravin qu'on ne pouvait traverser que sur un pontlevis. Mais , malgré l'air triomphant avec lequel sir Duncan le lui faisait remarquer, il n'en persista pas moins à soutenir qu'il fallait ériger une redoute sur Drumsnab ( c'était ainsi [que s'appelait l'éminence en question), parce que, si l'ennemi s'en rendait une fois maître, il pourrait de là lancer sur le château des boulets ardents, vomissant le feu , suivant l'invention curieuse d'Etienne Bathiam , roi de Pologne, qui employa ce moyen pour détruire la grande cité de Moscou. J'avoue, ajouta le major, que je n'ai pas encore vu employer cette invention; mais j'éprouverais une joie infinie à en voir faire l'essai sur Andervohr, ou sur tout autre château d'égale force; et il fit la remarque qu'une épreuve aussi curieuse ne pourrait manquer d'intéresser vivement tous les admirateurs de l'art militaire.
Sir Duncan détourna la conversation en le conduisant dans les écuries, et en le laissant soigner Gustave à sa fantaisie. Après s'ùtre ac- (juitté avec soin de ce devoir, le major proposa de retourn<-r au château, en disant qu'il serait bien aise de polir son armure avant le dîner, qui aurait sans doute lieu vers midi , imniédialement après la
parade; l'humidité de l'air de la mer l'avait un peu ternie, et il désirait qu'elle put paraître le lendemain devant Mac-Callum-More de manière à lui faire honneur. IMais tandis qu'ils retournaient au château , il ne manqua pas de faire sentir à sir Duncan tout le tort que pourrait lui faire une invasion soudaine de ses eimemis, qui s'empareraient sans peine de ses bestiaux et de ses provisions ; et il le conjura de nouveau de construire une redoute sur l'éminence appelée Drumsnab , et lui oflVit généreusement ses services pour en trace'? l'emplacement.
Sir Duncan ne répondit à cette offre amicale qu'en recondi:isani son hôte dans sa chambre, et en lui disant que la cloche du château l'avertirait lorsque le dîner serait servi.