I. — DÉFINITION
Le typhus est une maladie engendrée par l'agglomération d'êtres humains dans un milieu insuffisamment ventilé, se présentant sous une forme épidémique dans des périodes de famine ou de misère générale et transmissible par contagion. Les symptômes sont : invasion plus ou moins brusque marquée par des frissons d'intensité variable, pouls fréquent et compressible; langue chargée et plus tard sècheet brune ; constipation dans la plupart des cas ; peau chaude et sèche; éruption rubéoloïde apparaissant entre le quatrième et le septième jour; les taches n'apparaissant jamais par séries successives, sont d'abord peu saillantes et disparaissant par la pression, mais persistant après le second jour et se transformant souvent en véritables pétéchies; dès le début grande prostration, coloration exagérée des téguments, injecLion des conjonctives, insomnie et hébétude suivies à la fin de la première semaine de délire quefquefois aigu et bruyant, mais le plus souvent incomplet et incohérent; tendance à la stupeur et au coma, tremblements, soubresauts, évacuations involontaires, contraction des pupilles. La maladie dure de dix à vingt et un jour, le plus souvent quatorze. A l'autopsie pas de lésions spécifiques, mais hypérémie de tous les organes internes, ramollissement du cœur et des muscles volontaires, congestion hyposlatique des poumons, atrophie du cerveau et œdème de la pie-mère.
(1) Il est si souvent fait allusion au typhus dans le courant de cet ouvrage que nous avons pensé être utile à nos lecteurs en reproduisant, a titre d'appendice, quelques notions générales sur cetlo affection. Les trois chapitres dont nous donnons ainsi la traduction, sont également extraits du giand ouvrage du docteur Murchison sur les fièvres continues (Tvad.).