C. — RECHUTES
Par rechute de la fièvre typhoïde, on doit entendre une seconde évolution du processus spécifique de la fièvre, après que la convalescence d'une première attaque 'avait été clairement établie. Il ne faut pas confondre les rechutes avec les recrudescences, qui sont communes pendant la période d'ulcération (Voir p. 155). Il est possible, cependant, qu'une vraie rechute puisse parfois s'ajouter à la première attaque sans aucun intervalle appréciable ; ce
(1) Les rechutes de la fièvre typhoïde ont été décrites d'abord par Schultz en 1830 (voir Ebstein, 18G9), et depuis lors elles ont été étudiées par beaucoup ' d'observateurs et plus particulièrement par A. P. Stewart (18 40), Hamernjk (1846), Thicrfelder (1855), Michel (1859), Griesingor (180i), Ladé (1866), Ebstein (I8U9), Wunderlich (1871) et Maclagan (1871). (Voir la Bibliographie, J
fait donnerait l'explication de certains cas de fièvre typhoïde d'une durée inusitée; mais les lésions anatomiques post mortem, n'ont pu encore être observées dans ces cas.
Dans un intervalle de sept années (1862-68), des rechutes furent observées à l'hôpital des fiévreux, dans 80 cas sur 2,591, ou dans 3 p. 100 ; Griesinger les a notées à Zurich dans la proportion de 6 p. 100 sur 463 cas ; Human, dans 8 p. 100 sur 548 cas à Leipzig; etMaclagan dans 13 (10 p. 100) sur 128 cas à Dundee.
Après dix à douze jours de convalescence qui suivent une première attaque, la température s'élève encore, et le malade est ipris de frissons, suivis des symptômes ordinaires de la première attaque: céphalalgie, douleurs dans les membres, perte de l'appétit, langue chargée, nausées, souvent des vomissements, diarirhée, tuméfaction de la rate, nouvelle éruption de taches rosées. iLia fièvre atteint son maximum entre le quatrième et le sixième iour. L'éruption paraît ordinairement plus tôt que dans la preunière attaque. Sur 38 cas que j'ai observés elle apparut 7 fois le r.roisième jour; 8 fois le quatrième; 7 fois le cinquième; 2 fois le . ixième ; 12 fois le septième, et 2 fois à une date postérieure. C'est uur la présence de l'éruption et sur l'absence de toute inflammation locale pouvant expliquer la pyrexie, que l'on doit baser le ..iagnostic de la vraie rechute.
Stewart, Trousseau, Wunderlich et Maclagan ont indiqué des las rares dans lesquels il y eut une seconde rechute ou une troii'.ème attaque; j'en ai vu deux cas dans mon service. . La durée de la seconde attaque est ordinairement, mais non nijours plus courte que celle de la première; sur 24 cas, réunis ar Michel, et provenant de différentes sources, la durée moyenne
I e la première attaquefut de 27 jours; celle de l'intermittence, de
II jours (la plus courte intermittence étant de 2 jours, et la plus l 'ngue de 31 jours ; la plus courte rechute étant de 16 jours et la
us longue de 30). Dans 53 cas que j'ai observés moi-môme, la l irée a été notée ainsi qu'il suit :
MimciHSON.