Convulsions générales (Voir page
4. La paivlysie s'observe accidentellement à la suite de la fièvre typhoïde. Elle peut ne se manifester que plusieurs semaines après
(1) Bartlett, 185G, p. 51.
(2) Mental palli. and therap. St/d. Soc. transi., p. 181.
(3) Med. Chir. Trans., XLVIII, 148. .
(4) Hnt. Med. Journ., 1867, I, 27.
(5) Id., H, 385.
COMPLICATIONS ET SUITES
le commencement de la convalescence, et elle est ordinairement temporaire; on obtient la guérison au bout de quelques semaines ou de quelques mois. Selon Nothnagel (1) qui a fait de cette paralysie le sujet d'un Mémoire spécial, on observe plus communément la paralysie, mais il n'est pas rare de rencontrer de l'hémiplégie, du strabisme, de la paralysie des nerfs moteurs et des nerfs spinaux en même temps qu'une anesthésie locale.
West mentionne le cas d'un enfant qui eut des convulsions suivies d'hémiplégie et qui guérit (°2). Plusieurs cas d'aphasie temporaire après la fièvre typhoïde, chez des enfants, ont été observés par Weine et Friedrich (3), et un cas de paraplégie temporaire a été cité par B. Bell (4). Ces attaques de paralysie, surtout celles qui affectent les jambes, se terminent quelquefois par l'atrophie de certains muscles, et j'ai vu plusieurs cas dans lesquels une déformation permanente en était résultée (5). Une de mes malades, jeune fille âgée de 18 ans, présenta tous les signes de la paralysie de la troisième paire du côté droit pendant toute la durée d'une fièvre typhoïde.
Un accident semblable lui était arrivé quatorze ans auparavant à la suite de la rougeole, mais il avait disparu depuis bien des années au moment où elle fut atteinte de la fièvre typhoïde dont la convalescence ne laissa subsister qu'une légère blépharoptose. La cause de la paralysie qu'on observe après la fièvre est obscure ; Nothnagel croit qu'elle reconnaît la même cause que la paralysie diphthérique, qui, selon Oertel et Buhl, est due à la prolifération de cellules entre les faisceaux nerveux.
5. La névralgie et Y hypéresthésie siégeant dans différentes parties du corps sont des complications plus rares dans la fièvre typhoïde que dans la fièvre relapse, mais elles ont été observées par Nothnagel (6) et plusieurs autres auteurs.
6. Les tremblements musculaires et la chorée sont aussi, d'après Nothnagel, observés accidentellement à la suite de la fièvre typhoïde.
B. — MALADIES DES ORGANES DES SENS SPÉCIAUX. 1. lîotorrhée est une suite ou une complication assez commune,
(1) Nothnagel, 1872.
(2) West, 1840, 5° éd. 1865, p. 744.
(3) Gaz. hebdom., 1865, 140, 591.
(4) Edimb. Med. Juurn., mai 1870.
5) Voir aussi H. Jones, Med. Times and Gaz., 1866, I, 390. (6) Nothnagel, 1872.
particulièrement chez les enfants (1). J'en ai vu de nombreux exemples. La suppuration de l'oreille interne se termine parfois par une méningite ; des exemples sont cités par Louis (2) et Peacock (3) (Voir aussi l'observation XXI).
2. La surdité, indépendamment de l'otorrhée, est une terminaison qu'on observe accidentellement (Voir p. 542).
3. Amaurose. — Elle est ordinairement incomplète, et se déclare parfois pendant la convalescence. Des exemples d'amaurose et d'amblyopie sont rapportés par Nothnagel (4), et Gillespie a mentionné un cas dans lequel il survint une cécité totale qui persista pendant six semaines (5).
A. Gangrène de la cornée (Voir page 170).