‹ La Fievre typhoideChapitre 69 sur 121 · Gangrène spontanée (Voir page · texte numérisé non relu

Gangrène spontanée (Voir page

5. Le nome ou cancrum oris est une rare complication de la fièvre

(1) Leudet, 1858.

(2) Griesinger, 18G4.

(3) Barthez et Rilliet, 1853, II, 707. Voir aussi Trousseau, 1861, p. 192.

(4) J'ai observe un cas de gangrène du périnée survenu au déclin de la fièvre phoïde. La thrombose artérielle peut se rattacher à un état dyscrasique du sang où résulte aussi des infarctus dans le parenchyme de divers organes, la rate, les ans, par exemple. Il arrive quelquefois que les parties gangrenées s'éliminent )ontanemont ou soient enlevées par l'intervention chirurgicale, et que la guérison t heu. D^autre fois la gangrène est précédée de symptômes d'entérite, M. Potain appelé l'attention sur des cas dans lesquels la symptomatologie autorise à con-

typhoïde, et ne s'observe que chez les enfants. Je ne l'ai vu qu'une fois et il ne s'est également produit qu'une fois sur GOO cas observés par Griesinger (I). Deux cas sont mentionnés par West (2), et sur 98 cas de gangrène de la bouche observés par Tourdes, 7 étaient consécutifs à une fièvre typhoïde (3). Cette complication est ordinairement mortelle.

6. Ulcérations à la suite de vésicatoires. — Louis a noté que les pustules des vésicatoires étaient lentes à guérir dans la fièvre typhoïde, et pouvaient dégénérer en plaies de mauvaise nature (4) son assertion a été confirmée par des observations plus récentes.

7. La nécrose est une complication plus commune dans la fièvre typhoïde que dans le typhus. Dans 2 cas, j'ai vu une nécrose dû tibia, dans deux autres une nécrose étendue de la mâchoire inférieure pendant la convalescence, et dans un, une nécrose de l'os temporal (Observation XXI). Tous les malades étaient de jeunes enfants sauf un qui était une jeune fille de seize ans.

Dans les Transactions pathologiques (5) on cite le cas d'un enfant dans lequel une nécrose du tiers supérieur du fémur suivit une attaque de fièvre typhoïde.

8. Eruptions accidentelles. — On observa parfois l'herpès sur les lèvres. Dans 3 cas, dont 2 furent mortels, j'ai vu de grandes bulles sur différentes parties du corps.

9. Bubons. — Des amas de pus dans différentes parties du corps ne sont pas rares après de graves attaques de fièvre typhoïde mais les tumeurs inflammatoires dans la région de la parotide si b| commune dans le typhus sont comparativement rares. J'ai vu 6ni cas de bubon parotidien, et Louis (6), Chomel (7) et Gairdner (8m! en rapportent chacun un cas. Chomel regardait ces abcès comme]

dure à l'existence d'un entérite, et qui se terminent par guérison sans gangrène (Lereboullet, Un. Méd., 1878, n" 26) et Progrès Méd., 1878, n° 20.

Dans trois cas observés par M. Potain, le membre a subi une notable augmentation de volume, sans œdème, laquelle a disparu avec les autres symptômes de l'entérite. Chez un autre malade observé par M. Burlureau. aide-major au 4 Ume de ligne, les symptômes d'obstruction artérielle, dépendant d'un entérite, se sont montrés pendant la convalescence d'une fièvre typhoïde grave, avec gonflement considérable du membre (le membre inférieur gauchei, sans œdème, avec raideur de la jambe et douleur sourde du mollet dans la marche. Ces symptômes persistaient encore neuf mois après le début de la lièvre {Guz. hcb., 1878, n° 5. H. G. V.'.

(1) Griesinger, 1864, p. 232.

(2) West, 1848, éd. 1854, p. 561.

(3) Barthez et Rilliet, 1853, II, 704.

(4) Louis, 1841, II, 124, 483.

(5) Path. trans., XX, 290.

(6) Louis, 1841, II, 97, 371.

(7) Chomel, 1834.

(8) Gairdner, 1862 (2), 141.

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lies crises favorables; mais Trousseau (I) n'a pour ainsi dire jamais connu un seul cas de ce genre qui ait guéri. Cinq de mes as furent mortels (Pour les pseudo-abcès musculaires, voyez lésions anatomiques).

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