‹ La fièvre typhoïdeChapitre 9 sur 29 · KT10LOGIE · texte numérisé non relu

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pures à l'émergence^ mais dont la canalisation urbaine disjointe ou rompue draine le sol urbain contaminé.

Pour toutes ceseaux potables, la souillure peul être soi! continue soit temporaire. La souillure continue peut être renforcée de tempsà autre.

Les puits et les sources sont sujets aux modes continu et temporaire; les rivières, les canalisations urbaines mal établies, ont plutôt la souillure continue.

Dans la contamination des eaux, les pluies jouent, un rôle très important : elles renforcent la souillure continue en produisant une projection plus considérable de souillures dans la nappe liquide ; elles produisent massivement la contamination accidentelle d'un puits, d'une source, en y entraînant brusquement les souillures déposées accidentellement à la portée de ces eaux.

b. Aux divers modes de souillure des eaux répondent des manifestations typhoïdiques diverses.

1° La souillure accidentelle d'une : eau potable donne dans la collection des individus qui la consomment une épidémie massive, à début brusque, à évolution rapide, touchant, simultanément ou en un très court espace de temps, ceux qui la consomment, et ainsi naissent suivant les cas divers — qu'il serait fastidieux d'énumérer — les épidémies de famille, de maison, de village, ou d'agglomération encore OÎus importante.

La filiation de ces épidémies a d'ordinaire, surtout quand on observe dans une petite agglomération, où les faits sont bien faciles à embrasser entièrement, une physionomie toute spéciale.

Un individu arrive avec la f. typhoïde; ses déjections sont jetées directement dans l'eau potable, ou y arrivent par filtration soit graduelle, soit rendue rapide par une saison pluvieuse ou un orage. Dans la quinzaine qui suit l'époque de la projection directe, avérée, ou dans la quinzaine qui suit la première manifestation météorique capable d'entraîner les matières vers l'eau potable, l'épidémie se déclare massivement parmi les consommateurs de l'eau. Elle atteint son acmé en quelques jours et décroît rapidement.

Voici d'abord, comme exemple, l'épidémie de Villerville, causée parla projection directe des matières d'un typhoïdique dans l'eau potable du groupe qui sera touché. Le graphique ci-joint (fig. 9) traduit l'évolution typique de cette épidémie : on voit comme elle répond au schéma général que nous avons donné (le premier cas [semaine du 1er au 5 août] est le cas de l'importateur).

L'épidémie de Trouville (1890), étudiée par nous, n'est pas moins instructive. A fin juillet, un soldat arrive de Versailles dans la ville haute avec la I'. typhoïde. Ses déjections sont jetées dans les fosses perdues qui criblent la ville de Trouville, véritables regards ouverts vers la nappe souterraine. Des pluies abonda ni es, presque quotidiennes, entraînent ces déjections vers les puits bas, et vers un point de la

:i0 LA FIÈVRE TYPHOÏDE.

canalisation qui fut trouvée rompue à l'endroit préck où la logique déduction des faits nous avait conduits à indiquer une fissure. Une épidémie massive, à évolution rapide, se déclare chez les consommateurs de l'eau des puits bas, et chez ceux qui s'approvisionnaienl de l'eau municipale en aval de la rupture. Voici le graphique typique de celte épidémie (fig. 10) : le premier cas marqué esl celui de l'importa teu r.

A ces deux graphiques nous joignons celui non moins typique de

Epidémie de Villerville

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