ACTE DEUXIÈME
HENRI, radieux.
Je ris... sans savoir.
Bien. Moquez-vous de moi, je le mérite.
HENRI, avec conviction.
Mais pas du tout!... Excusez-moi, j'ai vraiment l'air de...
THÉODORE
D'un homme qui jubile...
HENRI, protestant.
Uh! je jubile!...
THÉODORE
Oui, mon ami, et vous ne tenez plus en place... J'ai effleuré sans le vouloir un de ces petits mystères si fréquents chez les jeunes ménages, et vous grillez d'aller aux informations. Allez, mon cher, courez, volez auprès de Françoise... C'est si naturel!... Ne vous gênez pas à cause du vieil oncle. 11 ajustement deux lignes à écrire, puis il s'en va... Il se dirige vers le petit bureau de Françoise.
HENRI
Puisque vraiment vous êtes assez bon pour... Ma foi, je vais chez elle... Au revoir!
Il va pour sortir par la même porte que Françoise. THÉODORE, se détachant de lui.
Ah! Tune voulais pas sauter à l'eau, Françoise!... Eh bien, nage!... (Madame Guillerand entre, il rappelle Henri.) Henri I
('.8 \.\ IILIMANTE
SCIvNK IV^ ÏIÏKODORE, HENRI, MADAME GCILLERAND.
IIRNur, nu domestique qui introduit madame Guillcrand, par la porte du vcstibulo.
Prévenez madame, (a madame ouiiierand.) Permettez-moi de vous présenter mon onclf^ Monneville. (a Théodore.) Madame fiuillerand.
MADAME GUILLEI'.AND.
Mon mari m'a raconté votre entrevue de ce matin, monsieur... Il revenait charmé de cette rencontre.
THÉODORE
J'en garde également le meilleur souvenir... Il y avait tant de bonne volonté de part et d'autre!
Françoise arrive très empressée. Les deux femmes s'abordent avec leurs plus gracieux sourires.