TH1^:0D0RE
Cherchons... Pour commencer, je vais Rapprendre, moi, quelle est ta vocation... Epouser Renneval.
FRA.NÇ0ISE, affolée.
Mon oncle !.. non I non! je vous en prie... j'obéirai... je resterai... ma fantaisie est passée!
THÉODORE
Tu aimes Renneval î... J*ai vu naître et grandir ton sentiment. C'est donc que j'envisageais un dénouement favorable comme une chose possible. Ily a de quoi t'encourager !
FRANÇOISE
Il ne m'épousera pas !
THÉODORE
Evidemment, si tu te caches au couvent! Sinon qui l'en empêche?
Je suis sans fortune...
THÉODORE
Renneval en a pour deux. Je crois qu'il réclame des qualités particulières plutôt qu'une belle dot.
FRANÇOISE
Il ne m'épousera pas !
THÉODORE
Sans compter qu'il t'écoute toujours avec une attention!... Il te juge à ta valeur!
3i LA FIGURANTE
FRANÇOISE
Inutile, mon oncle... je sais à quoi m'en tenir.
THÉODORE
C'est différent. Que sais-tu?
FRANÇOISE
Mais rien de précis, rien. Les nuances de sentiments ne se décrivent pas... On les sent!
THÉODORE
Hier matin, tu avais ta sérénité habituelle. En vingt-quatre heures, des nuances de sentiments sont venues t'affecter d'une fiiçon tellement vive, que tu parles de prendre le voile... Des nuances comme celle-là, ressemblent fort à un immense désastre... Quelque chose t'a frappée au cœur... Achève! Tu crains de nie porter un coup mortel... Françoise, la chose que tu as découverte, je la connais depuis des
années. (Françoise fond en larmes; Théodore la prend
dans SCS bras et la câline.) Ma pauvre petite!... mon enfant!... ma chère enfant! Je souffre avec loi!... De pareils chagrins... c*est trop! Tu as une nature ardente... tes airs de froideur ne m'ont pas donné le change... Ne pleure pas tant... Ils vont venir... Sois forte ! relève la tête !
FRANÇOISE, d'une voix entrecoupée.
Vous comprenez à présent que je ne puis pas rester...
THÉODORE
On peut ce qu'on veut. Voilà, moi... je suis reslé.