‹ La fille de ioroChapitre 19 sur 98 · livre, Aligi, ouvre la porte, juste assaj pour qu'elle passe · texte numérisé non relu

livre, Aligi, ouvre la porte, juste assaj pour qu'elle passe

Empoigne-la et jette-la dehors;

puis referme et barre. Et loué

soit Jésus Notre Seigneur l

Et sabbat soit pour les sorcières!

Aligi se tournera vers la femme emmantelée, irrésolu. Ornella s'interposera et l'arrêtera; elle fera le signe du silence, ira près de la porte.

Ornella.

Qui est-ce qui frappe à la porte?

Le chœur des moissonneurs.

— Silence! Silence! Silence!

— Du dedans quelqu'un répond.

— O Caudia délia Leonessa,

est-ce toi qui réponds ? Ouvre! ouvre !

— Nous sommes les moissonneurs de Norca,

la compagnie de Cataldo.

Ornella.

Je ne suis pas Candia.

Candia est à sa besogne.

Elle est sortie de bonne heure, ce matin.

Une voix.

Et toi ? toi, qui donc es-tu ?

Ornella.

Je suis Ornella, la fille de La^aro.

Mon père est La^aro di Roio.

Mais vous, pourquoi êtes-vous venus ?

Une voix.

Ouvre. Nous voulons voir.

Ornella.

e ne puis ouvrir. Ma mère m'a enfermée, et elle est sortie avec les parentes : car nous avons

les épousailles. Mon frère

Aligi, le pâtre, se marie;

il se marie à Vienda di Giave.

Une voix.

N'as-tu pas ouvert, tout à l'heure, à une femme qui fuyait ?

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