ACTE I. — SCÈNE V. 4g
qui est damné et qui te damne !
MlLA.
rw ait son âme !
Dieu le recueille dans sa paix !
Ali! tu as commis un blasphème contre l'dme du trépassé!
Que ta parole retombe sur toi, quand tu seras en face de la mort !
Candia sera assise sur un des coffres nuptiaux, taciturne, en grande tristesse. Elle se lèvera, passera au travers du groupe irrité, s'avancera vers celle que l'on persécute, lentement, sans colère.
Le chœur des moissonneurs.
— Ohé! Ohé! Faut-il encore attendre longtemps :^
Ave:^-vous Jîni de tenir conseil ?
— O berger y berger Aligi,
tu veux donc la garder pour toi?
— Et si La^aro revient, Candia ?
— Elle ne veut pas sortir ? Ouvre-^, ouvre"^; nous vous prêterons main- forte.
— En attendant, donnez-nous la cruchée.
— La cruchée ! La cruchée ! C'est Vusage.
Un autre moissonneur s'accrochera à la grille et montrera sa tace entre les barreaux.
Le moissonneur.
ila di Codra, tu ferais mieux de sortir: car aujourd'hui tu ne peux t' échapper.
Nous allons nous mettre là, sous
le chêne, pour te jouer aux osselets, et chacun jouera à son tour.
A ton sujet nous n aurons point querelle, comme La^^aro avec Rainero; nous ne t'offrirons pas, comme eux, du sajig
vermeil.
Et puis, quand le dernier dont ce sera le
tour aura joué, si tu n'es pas sortie, eh bien, nous forcerons la porte et nous ferons les choses (grandement.
Tiens-toi^donc pour avertie, Candia délia Leonessa!
Il se retirera, sautant à terre. Le tapage s'apaisera un peu. Dans les intervalles de silence, on entendra le carillon lointain des églises.
Candia.
reature, je suis la mère de ces trois jeunes filles et de ce jeune époux.
Dans notre maison nous étions en paix, avec la grâce de Dieu,