‹ La fille de ioroChapitre 57 sur 98 · ACTE II. — SCÈNE V. ii · texte numérisé non relu

ACTE II. — SCÈNE V. ii

que je me hâte. Tu ne sais pas.

Je te le dis : de lui aussi j'ai eu

le viatique, qui ne peut se donner

deux fois. Adieu. Va-t'en à sa rencontre,

cherche-le. Maintenant^ il doit être au parc.

Retiens-le; raconte-lui

ce qu'on souffre là-bas.

Et qu'il ne me suive point ! Mais ma voie

sera cachée. Bénie sois-tu,

toujours bénie! Sois douce

à sa douleur comme tu le fus à la mienne.

Adieu, Ornella, Ornella, Ornella!

En parlant ainsi, elle se retirera peu à peu vers l'ombre du fond, tandis que la jeune fille, suffoquée par les sanglots, s'éloignera en fuyant. Sur le seuil reparaîtra la vieille aux herbes. On entendra encore, mais de plus en plus faible, le chant des pèlerins descendant le sentier.

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