ACTE I. — SCÈNE IL
t qui a tendu cette bande rouge
à la porte de la maison
et y a posé lehoyau et la quenouille ? Ah ! pour que n'entre pas la chose mauvaise, pose^ contre le seuil la charrue et le char et les bœufs, et encore les pierres et les mottes, et la chaux de tous les fours, le roc oîi est imprimé le pied de Samson, la Majella avec toute sa neige !
Candia.
on fils, que naît-il dans ton âme?
Christ fa dit : « N'aie pas peur. »
£"5-/^^ éveillé? Regarde la croix de
cire :
elle a été bénite le jour de l'Ascension. Sur les gonds a été répandue l'eau sainte. La chose triste n'entrera pas ici.
Tes sœurs ont tendu la ceinture, cette ceinture que tu as gagnée avant que tu te fisses berger, gagnée au jeu du droit sillon; t'en souvient-il, mon fils? Elles l'ont tendue pour notre parenté qui tout à l'heure passera, mais qui ne passera qu'en payant le péage. Pourquoi demandes -tu, puisque tu sais
l'usage ?
Aligi.
Mère, mère, j'ai dormi sept cents ans,
sept cents ans ; j'arrive de loin.
De mon berceau je n'ai plus souvenance.
Candia.
Qu'as-tu, mon fils? Parles-tu par démence? Ton épouse t'a versé du vin noir peut-être, et à jeun tu Vas bu d'un trait, en sorte que tu es sorti de ta droite raison ? O Vierge Marie, soye^-moi secourable !
La voix d'Ornella, dans la chambre nuptiale.
oute de vert, et la robe et la chainbre, toute de vert pour la Saint-Jean, puisque l'époux, puisque l'amant
est venu dans la saison verte!
Oïli, oïh, oïlà !