‹ La fille de ioroChapitre 76 sur 98 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

Ses filles se hâteront pour la soutenir, tremblantes. Elle les regardera, étonnée.

Splendore.

Mère chérie, tu t'es levée. Peut-être

as-tu besoin de quelque chose? d'une gorgée

de vin muscat? d'un peu de cordial?

Favetta.

Ta chère lèvre s*est crevassée

de sécheresse. Veux-tu qu'on te la mouille?

Ornklla.

Mère, sois forte. Nous sommes ici avec toi.

Dieu t'appelle à la plus triste épreuve.

Candia della Leonessa.

Et d'une source vint si grand fleuve, et d'un chêne vint si grande ramure, et d*un métier tant de toile neuve, et d'une mère tant de créatures!

Ornella,

Mère, ton front brûle. Aujourd'hui la chaleur est étouffante, et ce drap te fatigue.

Ton cher visage est tout en sueur.

Maria Cora.

Jésus, Jésus, garde-lui la raison !

La Cinerella.

Vierge, fais-lui passer sa démence !

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