ACTE m. — SCÈNE IV. i
près de lui. Mila di Codra, fendant la foule, s'avancera impétueusement.
Mila di Codra.
•re d'Aligi, sœurs d'Aligi, épouse, parentes, porte-étendard du Maléfice,
peuple juste, justice
de Dieu, je suis Mila di Codra.
Je nie confesse. Prêtez-moi l'oreille.
Le Saint des montagnes m'envoie.
Je suis descendue des montagnes, je suis
venue pour me confesser en présence
de tous. Prêtez-moi l'oreille.
lONA DI MiDIA.
Silence, silence! Laissez-la parler, au nom de Dieu!
Confesse-toi, Mila di Codra.
Le peuple juste te juge.
Mila.
'igi, fils de La^aro, est innocent. Il n'a pas commis de parricide. Mais son père fut par moi tué avec la hache.
Aligi.
Mila, devant Dieu, tu en as menti!
i64 LA FILLE DE JORIO.
lONA.
// a avoué. Tu mens.
Il est coupable; mais coupable, tu l'es avec lui.
La Foule.
— Aux flammes! Aux flammes! Vite, lona, donne-la-nous, que nous la brûlions.
— Au bûcher, la louve!
— Qu'ils périssent ensemble!
— Non, non! Je l'ai dit : Il est innocent.
— Il a avoué! Il a avoué! La femme
l'a instigué, mais c'est lui qui a porté le coup.
— Tous deux sont coupables. Aux flammes !
Gent de Dieu, prête\-moi l'oreille; et ensuite égorgea-moi, brûle:{-moi.
Je suis prête, je suis venue pour mourir.
lONA.
Silence! Laissez-la parler.
MlLA.
Aligi, fils de La:^aro,
est innocent. Mais il ne le sait pas.
Aligi.
Mila, devant Dieu, tu en as menti!