‹ La fille de ioroChapitre 88 sur 98 · ACTE III. — SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCÈNE IV

juste au moment où la Cinerella répandait sur Vienda sa poignée de grain.

— Tout de suite elle a fait le sortilège.

— Et la maie fièvre s'est attachée tout de suite au gars naïf.

— Et toutes nous avons crié contre elle, mais nos cris ont été vains. Elle avait l'art.

— C'est vrai. Maintenant, oui, elle dit la vérité.

— Loué soit Jésus qui fait la lumière!

Aligi restera la léte basse, le menton sur la poitrine, dans l'ombre du voile, attentif à l'horrible bouleversement de son âme, parce que déjà circulera sous ses veines la vertu du breuvage.

Aligi, se secouant avec violence.

\on, non, ce n'est pas vrai. Elle te trompe ; ne l'écoute pas, peuple juste : cette créature te trompe.

Tous et toutes étaient contre elle et s'ameutaient pour lui faire opprobre. Et moi, y ai vu l'Ange muet derrière elle. De mes yeux mortels qui ne verront plus l'étoile de ce vépre, je l'ai vu qui me regardait et pleurait.

O lona, ce fut un miracle, pour montrer qu'elle était de Dieu.

MlLA.

Oh ! pauvre berger Aligil Oh! pauvre garçon crédule!

Cet ange était l'Ange apostat.

Tous se signeront, à" l'exception d'Aligi empêché par les liens, et d'Ornella qui, à l'écart du porche, tiendra ses yeux fixés sur la victime volontaire.

L'Ange apostat apparut (de Dieu je n'en aurai pardon, ni pardon de toi, jamais !) apparut à tes yeux par magie.

C'était l'Ange inique, le rebelle.

Maria Cora.

Je Vai dit, je l'ai dit alors.

J'ai crié au sacrilège.

La Cinerella. ^

Moi aussi, je l'ai dit; j'ai crié.

Quand elle a osé nommer

L'Ange Gardien pour maléfice, j'ai crié :

Elle a blasphémé, elle a blasphémé !

MlLA.

igi, je n'aurai pardon de toi jamais, quand même je V aurais de Dieu !

Mais je dois découvrir ma fraude...

Ornella, ne me regarde pas comme tu fais. Que je sois seule !...

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