‹ La fille de ioroChapitre 92 sur 98 · ACTE III . — SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III . — SCÈNE IV

MiLA, avec un cri déchirant.

Ali gif Aligi, toi, non!

Toi, tu ne peux pas, tu ne dois pas !

Les poignets délivrés des liens, la tôte délivrée du voile noir, Aligi tombera dans les bras de sa mère, pris de vertige; et ses sœurs aînées et les femmes de la parenté seront autour de lui.

Le Chœur des parentes.

— Ne vous e^rayej pas. C'est ce vin.

— C'est le vertige de la fièvre chaude.

— Maintenant la stupeur le prend.

— Maintenant un grand sommeil lui arrive.

— Qu'il dorme! Que Dieu le pacifie !

— Étende^-le! Laissez-le dormir!

— Vienda! Vienda! Il te revient.

— Comme toi, de l'autre inonde!

— Laus Deo ! Laus Deo ! Gloria Patri !

lona mettra les liens à Mila di Codra qui lui tendra les poignets. Il lui couvrira la tête avec le voile noir. Puis, reprenant l'étendard du Maléfice, il poussera la victime vers la foule.

lONA.

eu pie juste, je livre

entre tes mains Mila di Codra,

la fille de Jorio, celle qui fait nuisance à tout le monde, pour que tu fasses justice d'elle

ij6 LA FILLE DE JORIO.

et que tu disperses sa cendre.

Salvum fac populum tuum, Domine.

Kyrie, eleison.

La Foule.

\hriste, eleison. Kyrie, eleison.

Aux flammes, aux flammes, la fille de Jorio ! La fille de Jorio

et l'Ange apostat, au feu !

Au brasier! A l'enfer!

Ornella, à haute voix.

Mila, Mila, sœur en Jésus, je baise tes pieds qui vont!

Le Paradis est pouis^toi.

Mila, du milieu de la foule.

La flamme estibelle! La flamme est belle!

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