‹ La fille de ioroChapitre 95 sur 98 · REMARQUES PARTICULIÈRES · texte numérisé non relu

REMARQUES PARTICULIÈRES

Lorsque, dans une dédicace magnifique, le poète consacrait sa tragédie «« à la terre d'Abruzzcs », il voulait sans doute signifier par là, non seulement son amour pour la province natale, mais encore et surtout le caractère même de cette œuvre où circule, intense et farouche, la vie la plus profonde d'une race antique a entre la montagne et la mer ». Par le fait, on aurait peine à trouver dans le poème un motif, une parole, un geste qui ne corresponde à de séculaires usages, qui n'e'voque de traditionnelles coutumes, qui n'exprime de vieilles croyances; et ces croyances, ces coutumes, ces usages, conservés jusqu'à nos jours dans les tortueuses vallées et sur les flancs abrupts du Gran Sasso et de la Majella, forment à ce peuple une âme étrange, lourde d'hérédités historiques et légère de poésie toujours jeune, « immortelle comme la glèbe et comme le sang ».

Pour faciliter aux lecteurs français l'intelligerce d'une telle œuvre, nous leur offrons ici quelques renseignements sommaires sur ces

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mœurs que la plupart d'entre eux ignorent. Quant aux personnes qui désireraient acquérir une connaissance plus complète de la vie populaire dans les Abruzzes, elles pourront consulter les ouvrages suivants :

Usi e costumi abbni:^:{esiy par Antonio de Nino, 5 volumes in-12, Barbera éditeur, Florence, 1879-1891 ;

Creden^e, usi e costumi abru:{iesi, par Gennaro Finamore, petit in-8°, Carlo Clausen éditeur, Palerme, 1890;

Archivio per lo studio délie tradi\ioni popolari, revue de folk-lore italien où l'on rencontrera beaucoup d'articles intéressants.

Page II, ligne i. Didascalie. On verra une salle. — La salle rustique décrite par le poète est de tout point semblable à celle dont A. de Nino, II, 143, a noté les dispositions et inventorié le mobilier.

Page 12, ligne 12. Splendore,Favetta,Ornella. — G. d'Annunzio a toujours été un heureux trouveur de noms gracieux. Celui de « Favetta » sert de titre à un conte rapporté par A. de Nino, 1,1.

Page l'i, ligne 10. Le cotillon de dou:^e lés. — La jupe des femmes de Scanno est faite de douze lés qui, plissés à la ceinture, rendent énorme le développement des hanches et de la croupe. A Canzano, la robe et les rubans d'une jeune

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