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leurs amoureux. Heureuses celles qui irouveiu uue pelile porte cmverle, comme Bianca Capello, et qui se cogueni le frout coiilrt' une porio fermée lorsqu'elles veulent lentier A quoi servent d'ailleurs les vieux parents si ce ji'csl à contrarier les penchants de leurs enfants. (Juandils vuu> ont aimé, veillé, bercé sur leurs genoux, quand vous n'avez plus lien à en attendre qu'une allection gênante et stérile, ne devez-vous pas les regarder conmie des c^éalures inutiles? Ne cite-l-on pas certains pays où on a coutume de les pendre en cérémonie pimr leur bien! .\llous Christine, cess<v. celte belle ri'sislance, faites sendilant docioiic pour l'acquit de
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voire conscience que l'intrépide François reviendra chercher votre mère, et laissezvous complaisamraent sauver par lui !
La stupeur de Perrier en écoutant ces insole ntes railleries avait été si profonde qu'il n'avait pas eu la force d'interrompre le faux gentilhomme; mais quand il vit l'indignation et l'angoisse allumer une sorte de fièvre dans les yeux de la jeune fille, quand il eut hien compris la portée cynique de celte provocition, il marcha droit à Lorenzo et lui dit : — Taisez- vous seigneur comte, je défends à votre langue de vi[ière de silller plus longtemps celte chanson ou d'un seul coup de mon hàlon ferré, je vous l'cnds muet [lour toujours.
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Le comte lui lança un re^ar 1 fourbe et méclianl; puis il iv|tonilit à voix liasse : — Je croyais vous rendre service en exj)li(iuanl volic pensée, habile joueur de bâton, mais vou? voulez vous débarrasser d'un rival i]ui ne peut se défendre. C'est de bonne j^nierre. Quant à essayer «le hitler contre vous je n'en ferais ri<-n, «juanJ je n'aurais pas la jambe biisée sous le ventre de mon cheval, rar si je vous cassais les os, le salut i]>: ma bien aimée Christine elle-même serait fort comproûiis.
— Assez de blasphèmes, comte! interrompit le jt une peinlie contraint Je refouler sa tolèic, ( ar H n'était pis liumme
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à frapper un ennemi blessé. Jo soiihaile de vous retrouver |)^us tard, bien caiu|)d sur vos deux jambes et 1 epéc haute devant moi. Alors nous reprendrons cet entretien. Et Dieu veuille vous liier aujourd'hui de péril !
11 revint à pas lents vers Christine et lui lemlant la main : Eh bien, èles-vous prête à me suivre, mademoiselle, denianda-l-il, ou me j)crnietlez-You3 de vcnis emporter sur mes épaules comme le pieux Eiiée fit de son père Anchyse!
La pauvre enl'mt le regarda avec une expression de sur[irisc navrante : — Mon Dieu ! mon Dieu!soupira-t-elle; ne ni'avezvuus pas entendue? ne m'avcz-vous pas
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compris? c'est itia iiière qu'il faut onimener, monsieur, c'est ma mt-ie qu'il faut entraîner, ful-ce de force, loin d'ici! Vovcz, elle est immobile, glacée, sans voix, sans regard. Si vous tardez, ce dernier souffle qui s'exhale de ces l<"'vros froides se figera sous mes baisers, son cœur se refroidira sous ma main (|ui ne sera plus assez tiède. Pourquoi donc bésilez-vous?
François Periier n'osait répondre, mais ses dents s'enti'erbo(]uaient et une sueur froide glaçait sa poilrine.
— Innocente! dit alors l'excellent I.oren/.o Vilelli en grimaçant un sourire, ne comprenez-vous pas vraim^-nt le moiifde son embarras. Celles il ne vous le dira pasi
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lui; mais je prendrai la liberté de lui.»iervir d'interprète.
— Taisez-vous, misérable, taisez-vous !
s'écria le bourguignon, ou malheur au bourreau qui n'a pas pitié de cette enfant.
— Parlez, comte Lorenzo, reprit gravement Christine, François est un garçon loyal dont vous n'avez rien à craindre si vous dites la vérité.
— Certes je ne dirai que l'exacte vérité, ma belle; vous ne comprenez pas dans votre âme candide pourquoi ce hardi jeune homme lient ;i vous sauver la premiçre, et à laisser votre bonne mère attendre [laibibkincnl son touri