‹ La Fille de l'officier de Marine [microforme]Chapitre 19 sur 84 · C'est Pour lui un jour de repos · texte numérisé non relu

C'est Pour lui un jour de repos

Le jeune homme se jeta dans les bras

a télégraphis

ce matin, que, donnant à déjeuner chez

de son père en pleurant de joie, et tous | Jui à s0n caissier et au premier de seu

deux mélèrent leurs embrassements et Contremaîtres, il ne viendrait pas diner,

leurs larmes, —.{©n te voyant quelle sera sa surpris Mathilde réclamait aussi leg baisers | se!

de son oncle le marin, et Aline en vou.

ait sa part, affirmant y avoir droit en sa qualité de fille du

—Ce bon et brave Richard sera bien meilleur ami du

surpris en effet ! répliqua

Gabriel, non rm Te diermbarras., Et moi, capitaine de vaisses 1. : combien leureux de le voir ! Aoiute n’ayant l’une et l'autre que :7-’emain, nous le Posséderons toute ix ans lorsque Daniel Savanne leur a. | la Journée. reprit Daniel. Il ne nous vait fait ses adieux, elles se le rappe- | quittera pas, ni à lient trop bien, elles avaient entendu —Tant mieux ! s'écria Gabriel, trop souvent parler de lui, pour ne pas —Un joyeux jour de l'An po éprouver une vive

joie de son retour.

En se trouvant ainsi entouré, en se sentant aimé, en vo

jeunes filles si tendre

un homme à à Gabriel sentit

ur nous, ment qu ppprriee Nous serons none ment en famille, car je considère Ri.

chard et Aline comme faisant partie de ue et je les aime en conséquen.

ce .

a co a dupe eLement très gai,

fondré et ne put tenir endané sa durée, Gabrie remarqua,

son émotion débordenie PU contenir que s0n fils Henri prodiguait à se jai Au milieu de cette émotion heureuse | voisine Aline Vérn

il y avait un point doulo ux

sur elle, pre.

u | naieat une expression particulièrement assurer l'avenir, mais qui, née dans des tendre.

conditions qui n

—À coup sûr il l'aime où il va l’aimer permis de la » vivait isolée | 5e dit-il... Aucun autre choix ne Près d’une grand'mère, excellente fem. | saurait être meilleur... Le mariage me, mais de condition inférieure, et de. d'Henri et d’A’ine resserrerait encore vrait ignorer toujours les Jolies de la fa. | Je liens d'affection qui nous unissent à mille, de la vraie famille. Vernière, aniel Savanns COUpa Court aux at. e souhaite de tout mon cœur qu’il se. issements, 1 —Midi sonné ! dit.il, La joie est le meilleur des apéritifs, et je suis sûr que ZXXX DOUS MangerCns tous deux avec un appétit d'enfer 1... Allons nous mettre à table |

À l'heure même où G

abriel prenait.

2 + son bras autour d d passais table de son fr Passant son r du cou Pat À ogg y lorabers dans

dont 6 avait pris, en riant, un des bras d'Henri Ra

t-Ouen avec “ re ‘a sut Prémier con.

He AVaNRS, 'emai ù vOt.

La table était toute servie,

€t l’on parla beaucoup du brillant ave.

nir réservé à l'usine, grâce aux inventions remarquables de Richard Verniè.

re sur lesquelles le monde de la marine 4 Ve monde industriel avaient les yeux fixés,

Après le déjeuner qui se prolongea jusqu’à deux heures de l’après-midi, le ‘patron tira de son portefeuille quatre

billets de banque de mille francs, dont il fit deux parts égales, à —Mon cher Prieur, mon cher Grivot, dit-il....je tiens à récompenser votre ‘sèle, votre dévouement, votre précieuse collaboration si utile à mes intérêts...

Accentez, je vous prie, la très minime gratification de celui qui ne se regarde

pas comme votre patron, mais comme "

“votre BMisoooee

Et il tendit à chacun de ses convives deux billets de mille francs.

Claude Grivot, le misérable, qui de complicité avec Robert Vernière com.

pee la ruine de l'industriel, de cet

nnête homme qui le traitait en égal et lui accordait une confiance illimitée, 8e répandit en hypocrites protestations de gratitude et dévouement,

Il osa serrer la main de Richard Ver.

nière, comme l'avait fait le brave Prieur après avoir remercié, lui, cordialement et dignement,

Richard congédia ses convives et frappa sur un timbre pour appeler Madelei.

ne,

—Ma bonne tille..….. lui dit-il en lui mettant un billlet de cent francs dans la main......voici vos étrennes, avec un grand merci pour les soins que vous me prodigues et l’excellente cuisine que vous me faites manger.

# Quand vous aurez terminé votre travail, je vous laisse laisse liberté entière.

Vous pourrez aller passer la soirée et la journée de demain chez votre fils, à Vincennes, et embrasser vos petites enfants.

# Je dîne à Paris, ce soit chez M. Daniel Savanne, J’y déjeunerai et j'y dînerai demain, Pendant votre absence, Vétonique mettra comme de coutume l’appartement en ordre. Je ne vous re-

CoMMAUUC QU'UNO SOUS CLOSE, C'est d'éq y

tre de retour à l’usine mardi matin à la première heure,

Madeleine se confondit en remerci.

ments et se hâta de faire son travail afin de profiter le plus vite possiole de la permission que lui donnait son mai-

Il était un peu plus de quatre heures lorsque Richare Vernière sonna, boule.

vard Malesherbes, à la porte de l’appartement de son ami Daniel Savanne,

Nous savons qu’il avait promis à Gabriel de mentir lui-même pour ne point trahir son mensonge, Aussi jous-t-il de son mieux la surprise et la joie en trou- M aus de marine auprès de son

L'idée ne pouvait venir à personne que les deux hommes s'était quittés quelques heures auparavant et qu’il existait un secret entre eux-

On était au salon.

Après un entretien ayant trait à l’absence prolongée du capitaine et aux accidents multiples dont il avait été victime pendant ses lointains voyages entretien que Mathilde et Aline écoutaient a.

vec une curiosité avide, éprouvant des émotions diversos,épouvante ou surprise Henri Savanne posa tout À coup, cette question à l'industriel : ‘

—Mme Sollier, la brave gardienne de votre usine, s'est-elle remise des douloureuses émotions qu'elle a subies, chez M. Vernière ?

Eu entendant ces mots, Gabriel tres.

saillit malgré son empire sur lui-même, et Richard à qui son trouble ne pouvait échapper, se hâta de répondre :

—Ou1, mon ami... La pauvre femme a 6té rudement éprouvée, c’est vrai, mais aujourd'hui, ayant auprès d'elle sa petite fille, elle est plus calme et supporte avec résignation son chagrin...

—Henri nous a parlé de cette triste aventure, fit Daniel, Une file retrouvée morte de misère, presque de faim, a huit années de séparation... Une fillette de sept ans et demi, recueillie et adoptée par elle, et qui se trouve être l’en.

tant de son enfant... C'est tout à la fois vulgaire et térrible |... Ces gore tes de drames intimes deviennent de plus en plus fréquents, hélas 1...

et pp hi

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