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FRERE nano vhs. Se
—Non, monsieur, J'aurais mi: le plus malin au défi de le découvrir... our ou vrir la caisse il fallait de toute nécessité Ja connaitre...
—Qui la connaissait
—). Vernière et moi seulemer:t.
— Mais, ce secret, les ouvriers uui avaint travaillé sous vos ordres à la cons.
tr'otion du coffre-fort ne pouvaicxt:ils l'avoir surpris ?
--Non, monsieur... je ne voulais met.
trs versonne dans la confiance de mou icvantion, et j'ai travaillé seul au systè.
ue du ferruotura qui rendait la caisse invicisuble,
—Seul ?
—Qui, monsieur,
y quoi consis fuit le mécacisme de cétie fermsturo ?
— En un dévlanctemuni de eux pe.
tites roues qui, lorsqu'on dépirçait à l’exiérieur ure rondelle mobile, faisaient mouvoir à l'intérieur deux verrous venant s'appuyer sur le caûre d'acier dans lequel 1 porte était enchâssée,
— Et cette rondelle se trouvait ?
—Au-dessus de la porte, du côté droit...C’était un minuscule ornement perdu dans une des rosaces de cuivre ciselé placées à chaque acgle du cofirefor et constituant sa décoration,
— En poussant cette rondelle, la porie s’ouvrait ?
—Nullement, monsieur le juge d'instraction. .Elle ne mettait en mouvement que les verrous intérieurs, mais il fallait, pour que la porte s’ouvrit, qu’on
eût préalablement fait jouer la serrure. :
—Combien aviez-vous fabriqué de clefs pour ce coffre-fort,
—Une seule, —Alors, vous affirmez, qu'à moins de posséder cette clef et de connaître le
secret, on aurait vainement tenté d’ouvrir la caisse ?
—Je l'affirme... . 5
—On n’a donc pu voler M, Verniè.
re...
On l'a pu si on s’est servi d’un truc que des voleurs américains très habiles ont mis en œuvre avec svcrès à New.
York quand je m'y trouv::.
. “Quel est ce truc, pou - servir de l’oxpression empioyée ya ;: 18,
—Une scie d’acier pur, siple, bien trempée, introduite dans l'iute’stice qui, malgré le travail consiennienx ‘le a.
justeur, exists toujo'::4 entre in rorter et son cadre, veut scier rapidement les verrous de sûre5 et le 310 de la sor.
rure,
… Poxrriez-vous reconnaître si on s’est servi cle ce moyen,
—Sans doute, À moins que à v'olan,
| ce du fi n'ait ronxf et corrodé le mé.
tal si complètement que les pièces dont je parle ne puisser:t pius porter ; ::te men, même pour un horimoe du mé.
tier. ï
—Si la caisse n’a point été forcée, de vrons-nous la trouver fermée lorsqu’on la retirera des décombres ?
—Jé ne l’aflirmerni pas... Sous la ter.
rible action du fen, les ressorts auront pu jouer et faire mouvoir les verrous...
—Soit, mais la porte, la serrure !
Le fer et l'acier «nt deux propriétés distinctes: Sous l':ciion de la chaleur, ils se dilatent ; sous i'action du refroi.dissement après une grande chaleur ils éprouvent un resserrement qui aurait pu faire sortir le pène dé la gâche.
—Cela pourrait-il se reconnaître 7:
—Oui, en admettant toujours que les ravages de l'incendie permettent l’examen, :
k —Le cofire-fort était-il incombusti.
—11 n’en existe point qui puissent ré.
sister à l’action d'une pareille fournaise.
—Si l’on n’a pas volé, nous y retrouverons toujours des lingots d’or et d’ar.
gent formés par des métaux fondus..……, Connaissez-vous le chifire des valeurs que renfermait la caisse ?
—dJ'ignore, monsieur, si les valeurs du patron étaient rentermées dans la caisse, mais je convais À peu près le chif.
fre des rentrées de fin d'année qui constituaient, je crois, la plis forte partie de la fortune de M. V ‘rrière.
Les magistrats tre: : ‘xont, Prieur intervint, -—Grivot. dit-il, : : : vous trompes,
le patron se. :+ connaissions le €
—Fardonne: : *., iwuousieur Prieur
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s du CaÏgchif.
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répliqua le contremaitre ......je le savais,
—Comment !
—C'est vous-même qui me l’avez appris.
—Moi!
—Oh ! parfaitement vous !......Same.
di soir lorsque vous m'avez remis des fonds pour ma feuille de paie, vous semnblies joyeux... Je vous en demandrai la raison. Vous me repondites alors ce ceci ou l'équivalent : ‘ Jele crois bien, que je suis joyeux! Il y a de quoi ! Nous avons comme fin d'année, une encaisse de plas de ciuq cent mille francs.
—C'est ma foi vrai ! murmura Pri.
eur.
Maintenant, je me le rappelle.
Les réponses de Claude au juge d'ins- <ruction, si nettes, si catégoriques, et si loyales en apparence, venaient de le sauver.
Les vagues soupçons qui planaient sur lui dans l’esprit de Daniel. Savanne et le chef de la Sûreté s’6vanouissaient.
—$Si cet homme était coupable ou complice pensaient les deux magistrats, il eût tergiversé dans ses réponses et cherché des faux-fuyants, il n’eut pas été aussi net, aussi clair, il n’eût pas dé.
claré surtout qu’il savait qu’une sorame énorme se trouvait dans la caise de son patron.
Désormais, ils ne doutaient plus.
—Claude, lui dit Daniel Savanne— lorsqu’on aura opéré le déblaiemont, nous examinerons ensemble le coftrefort dont vous êtes l’inventeur..….,
Claude Grivot se retira,
Le manchot venait d'apparaître avec 1 Long Marthe dans l'encadrement de
La ut Magloire, fit le juge d’instruction, venez aussi, mon enfant, ajouta-t-il en s'adressant à la fille de la pauvre Germaine.
Le joueur d’orgue s’avança, en poussant doucement devant lui Marthe inti.
Daniel prit la main de l'enfant,
Marthe leva sur lui ses genes yeux pleins détonnement et en le regardant prise ’une émotion soudaine.
eme mere one a D Ie qu en Mt PR SA
Savanne sentit sa petite main trembler dans les siennes, —Il ne faut pas avoir peur, ma mignonne... dit-il en l’attirant à lui, —Je n’ai pas peur, monsieur... répliqua Marthe.
: ds pourquoi tremblez-vous ainai —Je ne sais pas si je tremble, mais je sais bien que je n'ai pas peur...
: —Vos yeux démentent vos paroes...
—Mais non, monsieur. ..,.. Je vous regarde...”
Et pourquoi me regardez-.vous si fixe.
ment ?
—Parce que je trouve que vous res.
semblez à quelqu'un... Oh ! beaucoup...
beaucoup...
—À qui donc ?
--AÀ quelqu'un que j'ai vu samedi soir chez M. Vernière.
Marthe pensait à son père à qui Daniel Savanne ressemblait en effet d’une façon surprenante,
—Un monsieur ? demanda le juge d'instruction
—Oui,
—Et il me ressemblait ?
—Tout à fait,
Comment e’appelait-il ?
—Gabiel. j
—Gabriel ? répéta M. Savanne avec stupeur,
—Oui, Monsieur...
—Mais, Gabriel quoi ?
—Je ne sais pas, Monsieur...
Gabriel, c'était le prénom du frère du juge d'instruction } mais celui.ci ne pouvait penser qu'il s’agissait en effet du capitaine de vaisseau,
Pour lui, nous le savons, le capitaine de vaisseau n'était arrivé à Paris que le dimanche matin. Donc il ne pouvait s’8.
tre trouvé le samedi soir à l’usine. de Saint-Ouen,
—Il n’y a là qu'une similitude de nom pensa Daniel après réflexion et, quant à la ressemblance, elle ne doit exister que dans l'imagination de l'enfant...
Alors il interrogea Marthe pour savoir