È RS
TL ETC ARTEEN
donne une pièce de dix sous sans réclamer ma monnaie, je iui arrache sa liste et je regarde : Uinq mille trente.
neuf !....... Ça me faisait de plus en plus l’effet d’être bien mon numéro, mais je pouvais avoir la berlue, me tromper d’un chiftre.
“ Ça me mettait du vif argent sous les oncles, je ne pouvais pas rester plus longtemps dans cette inquiétude, fal.
lait que je sache tout de suite à quoi m'en tenir,
“ Je grimpe dans un fiacre en criant au Cocher ss À Saint-Ouen, rue de Seine, et du train........le prix de l’heure hors Paris, l'indemnité de retour et cent sous de pourboires,
& Nous roulons...……….. j'arrive... ...
Jj'entre dans mon domicile, je prends dans un tiroir ma boîte à la monnaie...
j'en extrais le billet et je regarde le numéro ! ...... Ce que le cœur me battait, ce n'est rien de le dire !.........je n'avais pas eu la berlue.....C’était bien mon numéro cinq mille trentre neuf 1......La qu avait mis pour moi dans le mil.
‘ Croyez-vous que je n'étais pas encore suflsamment rassuré de A l’administration de 1a loterie seulement je pourrais avoir une certitude,
“Le collignon qui m’avait amené attendait à la norte pour laisser souffler son canasson..……., Je remonte dans ie fiacre et en route pour l’admi.
nistration....., Le bureau était prêt à fermer...…....je Lousoule le garçon qui voulait m'empêcher d'entrer et je de.
mande :
Le numéro 5,039 gagne-t-il bien le gros lot ? 1
« —Parfaitement........, que me répus un rond-de-cuir, très poli Vous
avez ?
#—Un peu, mon neveu, et la preuve c'est que le voilà,
& Je le montre.
# On me salue,
“ Le gagnant de cinquante mille balles, vous comprenes, c’est tout de suite un gros messieur,
& —Compliments !... fait le rond.de.
cuir,
— Puis-je palper les monacos ?
—Aujourd’hui, non, mais demain.
—Demain ! quelle veine !
‘ Je me fends d’un autre fiacre, car le canasson du mien ne se tenait plus sur ses quilles .....Je repique par Saint.
Ouen et j'arrive pour vous dire :.. see Maman Aubin, à moi votre établisse.
ment !....... J’épouse la Marie dans trois semaines, et la maman Véronique a la pense Marthe ne nous quitteront plus
—Bravo ! Bravo, Magloire !
On l’entourait...On le félicitait de bon cœur
- —Alors, puisque vous voilà, mon bon
Magloire, faites- nous danser. ..... dit la jeune femme qui, la première, ayant Let ” danser, ne renonçait pas à son proje
—Mais je n’ai pasencore dîné, moi, répliqua le manchot,
— Vous dîneres en nous faisant dan.
ser,
nee y gra a pe difficile |
epuis le retour de ire, Mme Sollier semblait ravivée. nn
Elle ne sentait plus sa fatigue.
—Ma mignonne Marthe... fit.elle prie la Marie de t'aider à rouler jusqu'ici l'orgue de notre ami... Nous nous coucherons un peu plus tard, ma chérie, et nous fêterons le retour de Magloire en faisant danser ces braves gens.
Une exclamation de joie générale ace
cueillit ces paroles, : La Marie ét Marthe allèrent prendre sous le hangar où il était remisé l’orgue du manchot et l’amenèrent dans la grande salle.
Marthe manœuvra les déclanche. ments du rouleau piqué, ce à quoi elle s’entendait à merveille, puis Véronique tournant la manivelle, commença un quadrille bruyant.
Tandis que Magloire diînait d'un for.
midable appétit, on dansa et ce ne fut guère avant minuit que les danseurs fa.
Ne se retirèrent,
ne resta dans la grande salle que he cac etsa petite-fille, Mme Aubin le manchot et la Marie.
—NOus avons à causer pendant quelques secondes..…..lui avait dit Magloire,
ne TO PT CN a Pa ET
__— nee ——