‹ La Fille de l'officier de Marine [microforme]Chapitre 49 sur 84 · FO · texte numérisé non relu

FO

—C'est aujourd’hui samedi, reprit 0’Brien, alors, dans huit jours vous ré.

viendres...

C’est certain, ,,, fit l’aveugle..

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1 placé de fai.

vie .de que le palais le go.

is 8’aloublé.

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babi.

gagner oîte à

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aga® entenprit té. .

à moins que quelque chose d'imprévu re ro en empêche... ajouta-t.

—Et, quand vous passes la nuit au Parc Saint Maur, c’est dans cette maison que vous couches ?

—Oui, monsieur. ..,.. on nous reçoit bn 4 NW

}H{t on nous y prend pas trop cher dit Marthe en riant, ' 4

L’Américain en savait assez,

Tous les huit jours Mme Sollier venait avec sa petite fille au Parc Saint Maur qu’elles parcouraient dans tous les sens allant de maison en maison,

Ceci, pensait-il devait faciliter singulièrement l’exécution de son plan.

L'Américain, sans être vu répandit sur le plancher les dernières gouttes de l’aftreux breuvage que contenait son ver.

re et qu’il ne se sentait pas le courage d’absorber, puis tirant un louis, de sa post et le tenant entre le pouce et ‘index, il s’approcha de la petite Marthe à quiil le présenta en faisant en sorte qu'il se trouvât juste en face de ses yeux.

En voyant briller 1! tal, L'enfant eut un tregsaillement bien accusé, et son regard se fixe sur le disque d’or dont il sembla ne plus pouvoir se détacher,

Le magnétiseur eut un sourire aux lèvres.

L'expérience tentée par lui venait de réussir.

Marthe était toujours et plus que jamais hypnotisable au premier dégré,

—(eci est pour ta grand’mère, ma petite fille..lui dit-il... et chaque fois que je vous rencontrerai, je vous en donnerai autant,

En même temps. il mettait le louis dens la main de l’enfant dont il voyait les paupières battre rapidement,

—Je vous remercie bien pour grand’mère, monsieur... dit-elle d’une voix troublée.

O’Brien pava son petit verre de nseu-.

do-cognac et disparut,

—Grand’mère, devine ce que ce monsieur nous a donné, fit Marthe,

—Je ne sais pas, mignonne,

—C'est un beau louis tout neuf, un beau louis de vingt francs,

—Qu'il soit béni... murmura l’a.

veugle.........et que cela lui porte bon.

heur. ge

—Est-ce que ce bon monsieur géné:

reux habite le Parc-Saint-Maur ?..,...

demanda la petite-fille à la maîtresse de la maison qui répondit :

—Peut-être, mais dans tous les cas pas depuis longtemps, car c'est la première fois que je le vois,

: Mme Sollier et Marthe achevèrent leur modeste déjeuner.

Après ce qu'il venait d’apprendre,l’A.

méricain jugea qu’il pouvait faire savoir à Robert qu’il veillait et que désormais la réalisation de ses projets ne se ferait pas attendre,

C’est ainsi que le lundi nous l’avons vu venir déjeuner à Saint-Ouen chez Mme Aubin et avertir M. Robert Vernière.

Robert savait donc que le magnéti.

seur ne s’endormait point, mais la noue velle de son départ de la rue dela Victoire qu’il apprit le lendemain, lui mit l'esprit en désarroi.

n arrivant à l’usine de Saint.Ouen le fratricide, très inquiet, fitappeler Gri.

vot dans son cabinet sous prétexte d’or. dres à lui donner concernant les tra.

vaux en cour, d'exécution et lui confia ses craintes nées subitement d'incidents imprévus.

Grivot était moins trembleur que Robert et se démoralisait moins facile.

ment,

Cependant l'idée qu'Henri Savanne convaincu qu'il était possible d'opérer Mme Sollier sans mettre sa vie en dan.

ger pourrait tenter l'opération, la réus.

sir et par conséquent rendre la vue à l’aveugle, lai causa une profonde épou.

vante,

Véronique ne pourrait le reconnaître lui, puisque les ténèbres le protégeaient mais elle reconnaîtrait Robert, à coup

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Or, Robert mis, accusé, compartiént dut un juge FLE

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tion, aurait:il la force et la volonté de ue pas nommer son complice ?

La situation pouvait, d’un moment à l'autre, devenir dongereuse au plus haut

poin Quel parti prendre ponr atténuer le péril !

Robert avoua qu'il avait pensé à O?.

Brien qui, puisqu'il se chargeait de fai.

re disparaître l'enfant, pourrait se char.

ger aussi de faire disparaître la grand’.

mère,

Ce ne serait, selon toute apparence, qu’ude questior d’argent.

—EÆEh bien! ; .yons-le—dit Claude— et puisque je suis menacé comme toi paclageins la dépense.—Dans le chemin où nous marchons il est aussi impossible de s’arrêter que de revenir sur se4, Pas, Nous ne pouvons vivre sous le coup de terreurs continuelles.., —Achetons à quelque prix que ce soit la tranquilli.

..—0e ne sera jamais trop cher puis.

que nos têtes sont en jeu.—Point de de.

mi-mesures tout ou rien.

Au moment où Claude Grivot ache.

vait ces derniers mots, on frappa à la porte du cabinet,

—E£ntrez !dit Robert,

La porte s’ouvrit et un garçon de bu.

reau parut, tenant à la main une carte de visite qu'il présenta à son patron,

—La personne qui m'a remis ceci— fit-il—prie. monsieur Vernière de vouloir bien la recevoir,

Robert jeta les yeux sur le carré de bristol et lut:

Nuesror rAuyarTe

Agence générale et centrale de rensei.

&nements

—Je ne connais ce monsieur, méme de nom... — Vous a-t-il informé du motif de sa visite ?—demanda-t.il.

—Il m’a seulement chargé de dire à monsieur qu’il venait pour affaire personnelle et pressante,

—Bien... — je le recevrai,

Puis, s'adressant à Claude :

—N'oublies aucune de mes recommandations relatives à ce travail ., — reprit-il — je vous reverrai tantôt,

Le contremaître sortit et le garçon de bureau introduisit Nestor Fauvette,

Ce n'était plus le directeur presque jeune et tout à fait ingambe de l’agen.

ce générale ei centrale de renseignements du faubourg Saint.-Honoré chez lequel LOus avons vu entrer Gabriel Savanne dans les derniers jours du mois ne dé.

cembre,

Ses cheveux avaient prématurément blanchi.

Son bras gauche soutenu par une écharpe de soie noire, se collait immo.

bile et inerte à sa poitrine.

Son corps était maigre à faire pitié et le visage même à l’état de calme était défiguré par des tios nerveux, ,

On doit se rappeler que l'ancien ins.

pecteur de la sûreté avait 6t6 atteint, en sortant de chez lui le ler janvier, d'une attaque d’apoplexie accompagnée de À agé rar partielle.

n petit tremblement Lg agi.

tait ses jambes qui semblaient ne je porter qu'avec peine,

Il s’appuyait sur une grosse canne,

Robert, après l'avoir regardé, lui indi.

qua un siège sur lequel Nestor Fauvette 8e laissa tomber.

—C’est bien à monsieur Vernière que j'ai l'honneur de parler ? —demanda-t.

il lentement, d’une voix pâteuse, car sa langue, eflleurée la paralysie, lui rendait la parole difficile, Ù

—Oui, monsieur, répondit Robert.

—Il y a longtemps que j'aurais df me présenter à vous... COntinuA Fau veite......mais le pénible accident qui m’a mis dans l'état où vous me voyes et qui m’a obligé à garder le lit pendant plus de deux mois ne me permettait aucun déplacement,

Si vous remarques dans ma conversa.

tion quelques abscences de mémoire, quelques obscurités, ne vous étonnez pas et veuilles me les pardonner,

, La congestion cérébrale dont j'ai été victime a apporté un peu d’anémie cé.

rébrale,

Je crois cependant pouvoir m'expli.

quer asses clairement pour qu'il vous

soit possible de me somnrendre,

‘attends vos explications, mon-

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anne, lui indi.

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sieur, car je ne devine pas le moins du monde le but de votre visite, J'ai été chargé, il y a près de trois mois, d'une mission absolument secrète pe M. le capitaine de vaisseau Gabrieil vanne, Ce nom fit tout à coup dresser l’oreil.

le à Robert,

—Où diable ce singulier personn: xe va-t-il en venir ? se demandat-il,

Tout en cherchant ses mots et ses phrases Nestor Fauvette poursuivit :

+—Et c’est à vous que M, Savanne m'avait enjoint de faïïe connaître les résultats des recherches que j'étais char.

gé de faire pour lui,

—AÀ moi ! s’écria Robert,

—Oui, monsieur, à vous. Cela paraît vous étonner,

—Beaucoup, je l’avoue.

—Avant de quitter Paris pour reprendre la mer, le capitaine de vaisseau votre ami, a dû cependant vous instrui.

re de la mission si délicate, qu’il m’avait confiée, mission dont nous avions arrêté le prix, J’ai touché une partie du prix convenu, et c’est vous qui devez me remettre le solde,

Robert regarda son visiteur aveo un redoublement de surprise,

Que signifiait sels

À coup sûr Nestor Fauvette croyait parler à Richard Vernière.

Comment ne savait.il pas que celui-ci était mort ?

De quelle mission secrète Gabriel Savanne l’avait.il chargé, mission dont Richard devait connaître et payer les résultats ?

Il crut un instant que la oongestion cérébrale avait rendu fou Nestor Fauvette,

Mais tout à coup il se souvint qu’il avait trouvé dans la caisse de son trère un paquet de billets de banque représentant la somme de trois cent dix mille francs, et dont l’enveloppe portait ces mots :

“Dépôt Gabriel Savanne?”

1 se souvint des paroles de Véronique Sollier devant le juge d'instruction af.

firmant la visite du canitaine da vais.

seau à Saint Ouen dans la soirée du 30 décembre, visite que Daniel déclarait

impossible, son frère, selon lui, n'étant

arrivé à Paris que le lendemain 31,

Evidemment il y avait là un mystère qu’il se sentait le besoir de pénétrer,

Pour cela il fallait hien se garder de désabuser trop vite le directeur de l'A.

gence générale et centrale ; —il suflrait sans doute de le laisser aller pour connaitre le mot de l'énigme,

LL J —Ce que vous me dites là, monsieur—

fit-il—touche à des choses d’une nature extrêmement délicate...,.,—#Ht vous devez comprendre que je ne puis vous répondre sans vous avoir préalablement interrogé :

—Parfaitement, monsieur, parfaite.

MEN... —J0 COMprends, et j'apprécle...

—Faites done comme si je n’étais au° courant de rien, et dites-moi de quelle mission Gabriel Savanne vous avait char:

gé. °

Fauvette s’essuya le front où ruisse.

laient des gouttes de sueur.

Rassembier ses idées, les coordonner les exprinier, lui causait une extrême fatigue.

—0Oh! parfaitement... parfaite, ment...—répéta-t-il—Oui, vous devész me questionner et je dois vous répondre afin de vous prouver que vous n’avez point affaire à un imposteur.—Eh bien !

monsieur, il s’agissait—comme vous le savez certainement-de retrouver les tra.

ces d’une jeune femme et d’une petite fille abandonnées plusieurs année auparavant par le capitaine, que les remords de cette action semblaient 6cra.

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