‹ La Fille de l'officier de Marine [microforme]Chapitre 56 sur 84 · Elysées, la Flace de la Concorde, suivit · texte numérisé non relu

Elysées, la Flace de la Concorde, suivit

uais

Jusqu’au pont Royal, traversa la, Seine

ri #'arrêta au coin de la rue des Saints.

res,

La voiture de l'inconnu, un inetant retardée par un encombrement, était à Vingt pas en arrière, ;

Er pays son cocher

dans la rue 8 Saints.Père

me pour Il le vit neuil et sonner

disparaître referma derrière

et fronça le sourcil » Maïs il se Tasséréna

Le fileur s'arrêta d’un air Contrarié ien vite,

a tenue. très correcte d’a

illeurs, sa touinnre, tout l'ensemble ÿ« A perron- 2e : {ait ce chic bien C&:T«:L ristique distinguant le Yankee,

du numéro 4

por avait été 0%.

verte à Robert Far un do

Mmestique r:,:

ui demanda en allemand :

—Que voulez. vous ?

— Voir le baron Schwest= répondit je fäiricide dans ja même langue,

.—Avez-vous une lsttro d’introduc. | voue que je ne ler compronds pra ènoa-

re, —Oui. Le Prussien j:ia su: Robert un regis —Dor'iez, singulier, —Lo voici — Vous êtes venii cepeniant.. reprit. Le ralet: jeta les youx eur l'adresse e& |! il. «lits : il —Par curiosité... Pour chercher le

mot de l'énigme que vous 156 posiez. nf enfin par égard our vc::8, représentant d’une netice qui m'a jadie témoigné de la bienveillance.

Schwartz salu: de i« main.

s- -ñh ! très bien sonsoc j'ai reçn des A ATOR 006 M, 16 baron attend mon.

QAL-LN

eus VI m’aitond rss peurs Robert...

srme À 6tait done hian sûr que je vien.

vais, k à —['e suis houreux de vous entendre —8i monsiout voulue auivré, reprit | tenir ce langage... .dit-il d'un ton sin. le valet, gulièrement radouci......il me prouve

#{Quoïqu'i fht parfsitomont maître de dui et qu'il eût fait pucvsima d’sydace, le mai d'Aruélie na vouvait sem pécher de ressentir ane émotion ressemolant à de l'angoisse.

11 fut introduit dans un vestibule ten du de vieilles tapisseries qui l’assom.- | brissait.

—Veui!iaz vous asacoir.....dit le do.

mestique en avançant une chaise, je vais prévenir M.,,ls baron,

Robert resta debrnt.

Le valet sortit, de quelques secor #2, “oulevant une portière, fit signe 48 et, .‘rqu'il pouvait entrer. ) visiter.

Robert franchit 4 ne ie travail du baron G *uil du cap.

Celui-ci était assie fume Schwartz reau, fumant son ét érrière son br èt.

de la main gauche cfel gros cigar,arke bionde, son geste haPSsant sa } Lo

Il ne se leva point uel de Robert et l'expression d'entrée. ge tait en aucune façon \0p «8anLe, :

Jo vous attendaif. V3 tôt mon: | sieur Vernière...… ({‘il d’un ton \ sec.

—Pourouoi plus tôt ?..\. demanda le’ nouveau venu avec un ca \e de com.

mande,

Le baron Schwartz eu \1 mauvais sourire, 4 i

—Parce que je vous &u sais assez | d'intelligence pour avt en com. !

pris ies termes de ma let: ‘:ondit.il . Il se tint sur © © ‘38,

Robert réplique : a 1€ —Ma haine :: … Trance ? répéta-

L'intelligence que vous wsuppr:s | juil. + siex me init pout-êtie défaut. Wei jine {| — Sans doute,

que vous gardez le souvenir de cette bienveillance. Asseyez-vous, Nous avons à causer, —Je suis à votre disposition, mais ex- pliquez.moi d’abord, js vous prie votre lettre, dont les terms ambigus sem:

blaient exprimer une ‘“usnace, —Si vous l'avez cowpris ainsi, C’est que vous vous sentez réellement mena-

—Moi !

—Vous-même.

—Illusion complète, monsieur le baron, je ne me sens pas menacé le moins du monde.

—En êtes-vous bien sûr ?

—Oui, pardieu, j’ensuis sûr! et je me demande quelle épée de Damoclès vous vous figures pouvoir suspendre au-dessus de ma tête,

Guillaume Schwartz plissa ses lèvros minces et, pesant ses mois, répondit avec une lenteur calculée :

—lJe ne vous ai pas connu, jadis, à Berlin, quand vous avez rendu au bue reau des informations du Grand Etat.

Major des services fort appréciés, eù je le regrette car il m'aurait 6t6 agréable de constater, comme vos supérieurs, votre mérite, votre zèle, votre dévoue-

, ment à nos intérêts et vo're haine pour la France,

Robert, qui s'atten : une attaque brutale, fui un peu &: de cette en.

trés en matièr” loue: : 198.

parut au bout

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— Vous vous trompez,... monsieur le 0000 L] ce est mon pays.

—Puisque vous la trahisses au profit de l’Allemagne, c’est que vous avez des motifs de lahaïr....,. J’ai ici sous les yeux, des notes qui vous concernent...

Elles sont intéressantes et m'ont ris au courant de tout ce que vous avez fait contre votre pays d'origine, renié par vous depuis longtemps.

Robert fit un signe de dénégation.

Pardon ! continua le baron Schwartz on ne s’inscrit pas en faux contre l'évidence.

+ À un moment donné vous êtes ve.

nu offrir vos services, .On les a acceptés et on s’en est bien trouvé,

S'il ya eu interruption des bons rapports entre vous et le Grand Etat- Major, c’est que, par votre faute, vous étiez devenu suspect. .,.On vous a fermé une caisse dans laquelle vous aviez pris l'habitude de puiser largement, mais cela ne devait pas vous faire oublier que, lorsque tout vous manquait, vous avies trouvé en Allemagne un appui et des ressources.

Ces phrases entortillées qui ne semblaient marcher vers aucun buë précis, énervaient Robert,

Ilinterrompit carrément le baron Schwartz, : |

—A quoi bon tous ces discours qui pourraient se résumer en quelques” mots Pocrvotitell.sso0e Je sais ce que j'ai été, je sais ce que je suis......Pour m’appeler auprès de vous, vous aviez un motif... Quel est-il ?,... Répondez moi franchement et ne vous mettez pas inutilement avec moi en frais de diploma-

tie, RS — Vous êtes très fort, je sais, dit l'at.

taché en souriant,

Je suis au fait des habitudes de vo.

tre gouvernement, voilà tout 1... Vous m’avez écrit ceci : Dans l'intérêt de l'avenir de votre usine et de la tranquillité de votre famille, vous êtes invi.

té à vous présenter le plus tôt possible rue de Verneuil. ”....Je suis venu et j'attends de vous une explication...

Veuilles m8 la donner, sinon je vais avoir l'üonneur de prendre congé de vous.

Le baron Schwartz plissa les lèvres de nouveau, HS —Cet homme ne se doute pas que je le tiens... pensa-t.il....…… S'il s’en doutait, il parlerait sur un tout autre

Puis, tout baut : ni

—Vous voulezune explication catégorique, cher monsieur Lobert: Verniè.

re. Je vais vous la donner.

— Vous me ferez plaisir.

—Soyes dono satisfait. Dans quelles conditions vous trouvez-vous à Paris 7...

Nous le savons... Votre frère est mort d’une mort tragique dont nous nous occuperons tout à l’heure si cela devient nécessaire... Votre femme a vendu toutes ses propriétés en territoire alle.

mand pour venir se fixer en France et pour vous fournir les capitaux nécessaires à la réédification de l'usine de Saint-Ouen que vous dirigesavec votre beau-fils comme associé.

* En quittant l'Allemagne sans esprit de retour vous avez emporté bon nombre de secrets que notrs confiance vous avait permis de pénétrer. ...Ces secrets dont plusieurs touchent au progrès de M armements ont une importance caitale,

“ Nous voulons croire que vous ne tenterez point d’en faire usage à notre .

détriment, donc n’en parlons pas, mais parlons des objets conçus par vous lorsque vous étiez à Berlin... Vous avez pré.

senté au Grand Etat-Major des modèles de nouveaux engins de guerre inventée ar VOUS,

—Ils ont été refusés 1.... s'écria Robert.

—Parce que vous n’aviez plus la con.

fiance de qui de droit, mais en le refusant on n’en a point méconnu la valeur, .

A l'usine de Saint-Ouen vous avez adjoint une fonderie précisément pour engins de guerrre, un atelier d'armurerie pour la fabrication d’une nouvelle mi.

trailleuse perfectionnée... Votre beaufils, élève de l'Ecole des arts et métiers de , et très expert... d'après nos renseignements,..en tout ce qui concerne l'armement, va vous apporter ie concours de s0n savoir et de son talent et doubler votre force... Vous avez

PRET AD et ETAGE nine

u du ministère de la guerre et de celui de la marine des encouragements et des commandes. -

“Tout. ceci ne peut nous convenir et voioi ce que nous avons la volonté fer.

me de vous imposer. |

—M'imposer ! ! interrompit Robert ‘en se cabrant.

—Parfaitement bien !....Vous aurez l'air de travailler pour la France, mais en réalité vous travaillerez pour l’Allecr après avoir passé avec elle un

té qui vous assurera de magnifiques avantages pécuniaires...Ce sera la fortune à bref délai,

“ Vous voyez que je ne fais plus de me Schwartz en caressant sa belle barue que je joue avec vous cartes sur

—Mais vous aves donc des espions partout |! murmura Robert.

—Partout, oui, cher monsieur Ver.

nière... Nous savons tout ce qui se fait, tout ce quise dit, tout ce qui se passe en France ! Vous en avez la preuve...

Maiatenant, causons d’affaires... Quelle somme nous demanderes-vous pour être un homme à nous ? Formulez un chifire et souvenes-vous que nous ne marchandons pas, .

—Je ne demanderai rien, ne voulant rien accepter ! répliqua Robert.

—kRien ?

—Et si brillantes que soient vos of.

fres, j° les repousserai,

—Peste ! Quel désintéressement ! fit le baron d’un ton railleur, On voit que le besoin ne vous talonne plus comme autrefois.

- —O'est vrai, et, juand le besoin cesse d'exister, les idées chazgent.

—On ne peut avoir barre sur un homme autrement que par le besoin, et de ‘cela aussi vous aurez là preuves Je suis bon prince et je veux bien ré- ‘péter mes propositions que je vous con- ‘seille de favorablement accueillir...

‘Combien faut.il vous offrir pour que Robert Vernière, ie grand industriel de Saint-Ouen, redevienne pour la Prusse 66 qu'était à Berlin ie iaméiique Koberi Vernière ?

—Il ne faut rien m’offrir ! Je vous r6pète que je refuserais tout !

—Prenez garde ! Vous serez brisé !

—Je vous défie.

—Nous allons voir 1... Changeons

de ganame ls J'aurais voulu vous.

ménager, mais on ne fait pas ce qu'on veut et vous me forces la main !...Donc je dois vous rappeler, puisque vous pa.

raisses l'oublier, que depuis trois mois vous marchez dans un chemin qui vous mène à l’échafaud !

Robert croyait s'attendre à tout,

Il ne s'attendait pas à cela.

Un frisson courut.sur sa chair,

Los baron continua :

—L'échafaud 1... Un mot de moi rien qu'un mot, et vous y monterez,..….

La justice française ignore le nom de l’assassin de Richard Vernière....

Mais nous pouvons le lui apprendre...

La justice, alors, demandera au frère de l’homme assassiné ce qu’il faisait à Paris, sous le nom de Fritz Leymanu, de.

puis le 28 décembre dernier 7... Elle lui demandera surtout ce qu'il a fait d’un bijou attaché à la chaîne de montre qu'il portait la nuit du crime de Saint-Ouen et qu’on a retrouvé dans la main crispée de Véronique Sollier.…, Un objet d’art,monsieur Robert Verniè.

re, un petit chef-d'œuvre de si“elure..

Un lion accroupi tenant entre ses griftes une émeraude sur laquelle sont gravées deux lettres, un Hetun N les initiales de M, le comte Henriot de Nayle...

le premier mari de votre femme...

Robert terrifié, était devenu livide.

—0'Brien m'a vendu ! — pensait.il,

Le baron Schwartz avait vu le tressail.

lement et voyant la pâleur.

Il poursuivit:

—Nous défiez.vous encore, ou comp.

tez-vous, cher monsieur Verniere, que vous êtes absolument à notre meroi ? — L'impunité vous semblait acquise’et ce.

la vous grisait ! —Vous voyez qu'elle ne tient qu'à un fil, cette impunité | —Acceptez n0s propositions, faites vo.

tre prix, ou je vous dénonce |! .

Le fratricide venait de réfléchir,

Non à coup sur, O'Brien n'avait pu le trahir aussi lâchement juste à; l'heure où il lui donnait une arme pour se dé-

) moi DB60000e m de *e ...e l'O,00000 re de à Pa.

y de.

Elle a fait monne de ns la ) PPT prniès ure.…, gri avées nitiayle..

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et 06« u'elle

un mm tenter mn ra

tendre, Il reprit possession de lui-même et résolut de se servir de cette arme, :

Au lieu de répondre, comme le baron s’y attendait, par un acte de soumission ggins : il répliqua :

—Four me dénoncer il vous faudrait des preuves...

—La breloque de votre chaîne de mon tre est seule une preuve indiscutable.

—Qui l'aurait laissée entre les mains de la AARENS de l’usine, si ce n'est pas vous

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