‹ La Fille de l'officier de Marine [microforme]Chapitre 57 sur 84 · XXI1X · texte numérisé non relu

XXI1X

Le baron Schwartss'attendait à une dénégation.

Grande fut sa surprise quant ilenten.

dit Robert Vernière lui répondre :

— C'est moi eu effet.

— Vous avoues ?

— J'avoue.

—Alors commençons à nous entendre

—kRien n'est moins sûr...—Q1e pouvez-vous contre moi? — Me dénoncer. .

— Dénoncez-moi ! —A votre aise !—Je répondrai à votre dénonciation en vous dénonçant ! — Je serai emprisonné, je serai condamné,mais j'aurai infligé à vo.

tre gouvernement une flétrissure indé.

lébile! je vous aurai signalé à l’indigna.

tion des puissances européenne qui vous désavoueront par pudeur | — J'ai tué

un homme ! —Eh bien ! après ? — Vous

rêves bien d’assassiner une nation |

Robert s'arrêta,

— Je crois, Dieu me pardonne que c’est vous qui menacez maintenant s’éccris le baron Sehwartz avec fureur,

—Vous m’attaques, je me défends !

Alles dire au procureur de la Républi.

que que j'ai assassiné Richard Vernière, mon frère et donnez-en la preuve... Je répondrai, moi, et je prouverai que j'6tais à la solde de la Prusse et que j'ai agi par ses ordres... Elle vouiait dé.

truire la maison du grand industriel Vernière, le patrioie, l'homme incor.

rupt'oic qu'elle ne pouvait acheter, et doz: 48 découvertes et les travaux lui s: «vlaient dangereux pour elle,

— Vous saves bien que c'est faux, interrompit Guillaume Schwartz livide de rage,

—Je sais que cela paraîtra vrail At.

tendes !.. Il faudra qu'on m'écoute À agen je dirai :....., Je suis le dernier

es misérables, punissez.moi, mais pu:

nisses aussi ceux qui m'ont imposé le crime |

—On ne vous croira pas !

—1l faudra bien qu’on me croie quand je mettrai sous les yeux de la justice la preuve de votre infamie.

— Vous êtes fou ! cette preuve n'existe pas.

—La voici.....C’est une lettre chiffrée émanant des bureaux du Grand Etat.

Major de Berlin et adressée à votre am.

bassadeur à Paris 1... Qu'en dites.

vous ?

Robert tira de sou portefsuille la let.

tre qu'il déplia et qu’il fit passer sous les yeux du baron Schwartz, mais saus la mettre à portée ds sa main.

Celui-ci ne songeait plus guère à ca.

resser sa barbe blonde.

Ses yeux vacillaient dns leurs orbi. tes, un tremblement nerveux agitait ses lèvres et se3 mains.

sn lettre chiffrée... :tutin.

t-il,

—Qu’un exemplaire du Petit-Larousse 1874 m'a permis de déchiffrer... reprit Robert... 0 Elle est signés, elle porte le timbre du Grand Etat- Major, et enfin elle est explicite autant qu’on le puisse souhaiter. Ecoutez plutôt.

Et le fratricide lut tout haut, d'une voix railleuse, la lettre que nous con.

naissons,

Au moment où il l'achevait Guillaue me Schwartz,saisissant dans un tiroir de s0n bureau un revolver 71: armé, s8'6.

lança sur lui.

—Cette lettre ! commanda-t.il. Don.

nez-moi cette lettre, on je vous brûle la cervelle |

—Décidément, monsieur le baron, vous me prenez pour un imbécile, répli. :

qua Robert avec la plus grand calme...

vous devriez bien penser que ceci n'est

qu’une copie et que l'original est en ‘

lieu sûr et en bonnes mains le L6 cas eat prévu RE Qi ia na anrtais nos CTP

MsS5s6s 2 je He vente Dre VA

vant de chez vous, ce précieux original serait remis à qui de droit... Acousez moi, maintenant, si le cœur vous en

MR de À

Ft....vous savez quelle sera ma répon-

se.

Le baron poussa'un rugissement d’impuissance.

—0O'est O’Brien qui vous a remis cette pièce, n’est-ce pas ? demanda-t-il d’une voix étranglée,

… Ce n’est pas lui, mais que vous importe ?

— Vous savez où se trouve cet Américain maudit ?

Je ignore absolument.

Combien voulez-vous me vendre l'origiral de cette lettre ?

—Combien m'en offres-vous ?

…Trois cent mille francs.

— C'est peu,

Cinq cent mille.

Ce chiffre me prouve quelle est, pour vous, l'importance de ce papier, et quelle sanvegarde il est pour moi.

Comme je tiens infiniment plus à ‘ua vie qu’à l’argent, je ne vous la donnerai à aucun prix, quand bien même vous m'en ofiririez des millions.

—Prene: garde, monsieur Vernière !

— À quoi donc ?

Ï1 y a des secrets qui tuent !

—Celui-là ne me tuera point tant que vous n’avres aucun espoir de mettre la main sur la lettre comprometiante..… Du reste, vous n'aurez rieu à craindre de moi si je n'ai rien à craindre de vons.

Accordons un m'lus vivendi tout à fait confortable... ‘”’Allem:gne con:.ait mon crime...je conuais le sien...'laisons nous tous les deux et soyons bons amis.

Le baron Schwartz s'était ressaisi.

—Positivement, :u: ‘tes un homme très fort...dit-il avec nu sourire un peu contraint...je regrette beaucoup que

« nous vous ayons laissé vous détacher de nous.

—Moi aussi je l'ai regretté, n°"

le regrette plus,

—Causons à cœur ouvert,

….Je ne demande pss mieux

—Voules-vous une fortune !

—Je compte que letravail me la donnera,

—Je parle d’une fortune immédiate d'une grande i0rtuné Gépassans 05 € pérances et vos rêves. Trois millions, je vous les

je ne

—Vous voules me tenter,

—Trois millions... répéta Guillaume Schwarts...et notre appui pour vous défendre si l’on vous acousait, et notre complicité si elle vous était utile pour "r: rvimer vos ennemis... .Redevenes no.

| uw ami notre allié, et vos désirs les

plus ambitieux seront satisfaits, quels qu’iis soient.

Vous vivez sous la tutelle de Mme Vernière, vous subisses les conséquences de l’acte d’association qui vous lie à son fils et à la fille de votre. frère...

Vous n'êtes maître qu'en apparence...

Nous vous affranchirons de cette tutel.

le et de ce lien...l'argent vons rendra votre indépendance !... .. Vous de.

viendrez l’un des premiers,sinon même premier des industriels de la France !

Servez-nous, nous vous ferons grand sans que les plus rusés diplomates puis.

sent deviner que nous vnus servons du tremplin... Allon:, :10nsieur Ver.

nière, vous ne pouvez, vous ne devez vas hésiter ! Redevenez ce que vous étiez autrefois, notre z616 collaborateur!

Livrez-nous tous les secrets des armes ments de la France, que votre situation vous permettra de connaître mieux que personne, et vous pourre: compter sur nous COMME nous compteivns sur vous, Est.co dit ?,., Sommes-nous d’ac.

cord ?

Robert suait à grosses gouttes,

L'homme que nous connaissons, l’hom.

me que nous avons vu à l’œuvre. ne pouvait se révolter contres les offres qui lui étaient faites,

Pour: ;usqu'aux moëlles, avides d’ar.

gent, pris par l’épouvante de la cour d'assises, de l’échafaud, désireux de se sautrer plus que jamais dans ses débau.

ches d’autrefois, l'idée de recommencer à trahir la France ne faisait naître aucu.

ne répulsion dans le cœur de ce sans patrie,

Il était tout prêt à se vendre, mais il ue voulait pas se livrer immédiatement,

1180 demandait si les millions, les protections, l'impunité qu’on lui promettaient, ne cachaient point quelque

piège.

Corame il se taisait, le baron Ho ron Schwartz

La Guillaume pour vous déait, et notre it utile pour tedevenes novos désirs les

elle de Mme 8 Conséquenqui vous lie tre. frère...

apparence...

e cette tutel.

; YOUR rendra + Vous de.

8,8lD0n même à la France!

ferons grand plomates puis.

us servons du sonsieur Ver.

ous ne devez ce que vous collaborateur!

ts des armeotre situation tre mieux que ‘vompter sur LUS sur vous, 1es-nous d’ac-

outtes,

\aissons,l’hom.

à l’œuvre. ne res les offres

28, avides d’ar.

de la cour ésireux de se ans ses déban.

recommencer it naître aucuir de ce sans

endre, mais il amédiatement, millions, les qu’on lui propoint quelque

baron Schwarts

Sommes-nous d’accord ? :

—]1 me faut le temps de la réflexion ...—16pondit Robert d’une voix gsourde,

—Est-ce un refus déguisé?

—Non. Je ne refuse pas, mais je veux réfléchir. ;

—Vous m'avez bien compris, Cependant ! :

—Oui, certes, je vous ai compris!

— Alors, pourquoi semblesvous hésiter ?

—Parce que, je vous le répète, la réflexion s’impose..…...On ne peut prendre à la légère une ‘étermination si gra-

®goit | La lettre chiffrée ?

Je ne m’en servirai, vous deves le comprendre, qu’en cas d’une attaque de votre part... Vous pouvez donc être tranquille comme je le suis moi-

e, Tous êtes allé chez O'Brien la veille du jour où il a disparu.

— Peut être, mais c’est par vous que je viens d’apprendre sa disparition.

—Convenez que c’est lui qui vous a remis la lettre dont vous faites une ar-

tre nous.

Fu le nie absolument et d’ailleurs je me fais de cette lettre non une arme, ais une égide. | ne” ant vous prétendez bien savoir où est l’'Améri à

—Je le prétende, parce que c'est vrai.

—— Dites plutôt que vous vous défiez

e moi.

: Si cela était, convenez que le début de notre entretien m’en donnerait droit.

—Robert était bien résolu à ne pas

longer l'entretien.

Fr J : vous demande un mois de réflexion — continua-t-il — me l’accordes.

ous ? : ".

L — lille faut bien, mais, d'ici là, je vous conseille de ne rien tenter contre nu Ceci fut dit d’un ton de menace,

— Je n’ai nul intérêt à tenter quelque chose, puisque vous me rendries coup pour coup !—répliqua Robert,—Dans un mois, mOhsieu: iS Var, j'aurm 202 neur de vous FEVOLP

—Ds 1 1MOP, 1€ Le fre cide se di du cabi 4: cuitia

y us attendrai,

Lé

» Guillauwr de la rue,

Tout: /26 divennt Saints ‘69 jGr gag compta: Dre npe

—Sije ‘accep pe ces gens à out ‘+; ingénier : de me

avers la petit hôtel, re- ; Schwarts jus-

vers la rue des le quai où il voiture, Robert

urs propositiont; quelque moyen imer, sans qu'on

puisse l: : accuse assassinat... — Ils prép ron: c: lent... — J'aurai beau fa », ils: 4 (jours plus forts que mo Et :r que le seul homme qui #91 iller et me servir mé ::pp° 116 O'Brien? — A L ue < il? À

ur n 4rable se posai cette q ion sageant dans la rue dej nt ‘entitune main touche use ‘enne.

Très, ris; \rna,

L'h > qu ns vu en lane dau p pie deux pas de lui et . . trapide lui dit:

—E# Le a: hez vite, sans me re ù beut, du numéro 4 de Is d 5l, vous faire filer... {

Robe : ne | ni le personnage milavec 0

Ipi nc * 'quit‘ude, le morceaud ar "7 lui lissait dans la main, RE

L'h: P À continua :

—] reines pas,

Pa i! e ection oppo-

à : ; vert Vernière,

Cel on peut, du num vs faire filer, avale b fiévreusement » rcean de papier q l\ > remis, impatien! 1: snu et cherchar rn rquel était ce n! Ù PE TETER

I 1.86 Î6 quai se trouvait en far l'uue atahion de -c'tures.

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