‹ La Fille de l'officier de Marine [microforme]Chapitre 60 sur 84 · BOB · texte numérisé non relu

BOB

— 11 y a de grandes difficultés, —Sont.elles insurmontables ?

—Je ne sais Pas encore, — Ecoutez.

moi et répondez.moi,....

—Qu’aves.vous à me demander ? :

—Si vous êtes bien certain que Véronique Sollier à remis au Juge d’instruc.

tion le cachet quise trouvait dans ses | mains quand elle est venue, rue de la | Victoire, consulter la voyante ?

J'en suis certain.

—M, Savanne l'a.t-il chez lui, ou se trouve-t il dans son cabinet, au Palais ?

—I1 doit être ches lui avec le dossier de l’aftaire de Saint-Ouen qu’il étudie

‘sans cesse,

— Vous êtes sûr de cela ?

Non, mais je le présume...

Il faut vous en assurer le plus promptement possible.

*aM'en assurer !—Comment ?

‘#»Eh ! mon cher, ayez un peu d’imagination, un peu d'initiative !...Je ne vous mâcher toute la besogne...— que je vous demande n’est point audessus de vos forces, — Vous êtes le frère de la victime et l’ami du juge d’instruction...—M, Savanne, 81 vous le questionnes adroitement, trouvera tout naturel que vous vous occupiez de l'affaire et ue vous désiriesen connaître les moin-

es détails.

—C'est bien, je m'en occuperai.

—Où demeure M. Savanne ?

—Au boulevard Malesherbes.

—Habite-t-il un hôtel à lui ?

Non, mais un grand appartement,

—Abh | diable !.…

—Mais—poursuivit Robert—à dater d’aujourd’hui, profitant des beaux jours il vient s'installer dans une propriété qu'il possède au Parc-Saint.Maur.

O’'Brien tressaillit,

—Au Parc-Saint-Maur ! !—répéta-t-

il,

—Oui,—avenue du Nord.—C'est une

grande et belle villa dont les jardins en te douce descendent jusqu'au bord e ia Marne.

— Vous connaissez cette habitation ?

—Pas encore, mais je vais la connaitre, car Mme Vernière vient y passer pe ue temps avec les Savanne et la

e de mon frère,

—Pusique votre femme y demeure vous pourries l’habiter vous même momentanément, si les circonstances l’exigeaient, c’est-à-dire si je voyais dans votre séjour un moyen de vous délivrer de vos craintes au sujet du cachet ?

. —Je ferai en sorte que ce soit possi-

…—Y at-il beaucoup de logements dans cette vilia,

—Beaucoup, d'après ce que nous a dit Henri Savanne. On y logerait à l'aise quatre familles.

Ce jeune Savanne ce futur spécialiste qui songe à opérer Véronique Sollier,.

habite-t.il toujours chez son oncle,

—Toujours...... Au boulevard Mae lesherbes l'hiver, et au Parc.Saint-Maur l'été.

—Parfait ! Maintenant, prêtes-moi,.je vous prie, toute votre-attention.

—Éecommandation superflue !

—Au heu d'empêcher votre femme et votre beau-fils de pousser Henri Sa.

vanne à tenter la guérison de Mme Sol.

lier, vous vous joindres à eux pour lui demanderde faire l'opération le plus tôt possible,

—C'est sérieux, ce que vous me dites

—Tout ce qu’il y a au monde de plus BérieUX.......J6 CONTINUE. ,....0 COMMIS il faudra quinse jour au moins pour préparer cette opération et que pendant.

ces quinze jours le sujet doit être soumis sous un régime particulier, et sans cesse sous les yeux de l'oculiste, vous devrez obtenir que l'opération soit faite au Parc Saint:Maur, à la villa de M.

Savanne,

Robert regarda son interlocuteur avec un étonnement manifeste,

—L'aveugle chez le juge d'instruction s’écria-t-il ensuite... Perdez-vous la tête ?

—Nullement.

—Alors, expliquez-moi ce que je ne comprends pas.

—0Obtenez ce que je désire. Les résul.

tats vous répondront pour moi.

Amener l’aveugle dans cette maison où, si la vue lui était rendue, son pre mier regard tomberait peut-être sur moi c’est insensé !

—Je vous ai dit qu’il faudrait quinse jours de préparation,

—Eh bien ?

—KEh bieu ! avant que les quinse jours soient écoulés..….....si VOUS Suivez mes conseils, si vous m’obéissez en tou.

tes choses, si vous mw'’aides intelligeme ment enfin... Véronique Sollier n’e.

zistera plus, vous aurez recon uis le cae chet qui vous préoccupe, et petite

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