L..s.demanda le chef de ‘oli
nique,
—Non, Monsieur, c'est à Peu près la même shose,
L'examen chan L’oculiste ausculta le fro
nt, pressa les fosses temporales, fouilla les orbites, XLV L’aveugie se prêtait Avec une jdocilité ; Te admirable à cette série d'observations à in Dotent de silence suivit ces | que Chacun suivait du erni CA
Le chef de clinique de
regard en silence l’hospice des ‘à Quinse-Vingts reprits :
mais Conservant
; ut son sang-froid, attendait avec an.
pération, soyez. goisse le résultat de cette consultation
en sûre madame, qu'après avoir recon. imprévne,
nu qu’elle oftre des chances de succès Enfin l’oculiste s'arrêta et POsa cette
et que, dans tous les Cas, elle ne peut question.
Présenter aucun dan er..
—Aves.vous, par intermittence, des Moments de surdité ?
er, ucun, —Si vous je voulez monsieur, chef de clini L'oculiste célèbre prit Véronique par 8 clinique main, la
s’approcha du docteur Sermet, fit signe à He
enri de vs:
rejoindre et leur dit quelqu ots seair et procéda à son exa. l'éteille its inst 5e L Tandis qu’il parlait les visages des À l'aide d’une forte loupe, prise dans | doux hommes exprimaient la surprise une petite trousse dont i] ne se separait la plus vive. cm à étudia les membranes de la 1 revint auprès de Véionique, et d’un. Calaracte, ne voix grave, un eu émue, prono: Comme Henri l'avait sigualé, elles 6. cobarres "7 10 D dr taient ondulées, cornées, d’un blanc li. …—Mme Sollier, j'affrme que vous êtes ° Vide tirant sur le jaune, guérissable, Il abaissa l’une des paupières et opé- a cri de joie s’échappa de toutes les Ta sur son point central une légère pres. ouches, sauf de celle de Robert. sion, fratricide avai Véronique tressaillit.
— Vous ai-je fait mal ?
til,
—QOui, un peu.
—La sensation d’
ouvee demanda.
une piqûre ? Maintenant il était fixé,
éronique s'était brusquement des.
8 Appuyiez le doigt sur CA une tâlure rés
ultant d’un choc ou d'un —Je suis Suérissable ? —balbutia.t. ‘ ie elle en tremblant de tout son Corps, — —E£t maintenant, o
est passé ? ous ne vous trompes pas ?
duré plus
veau, un On à res.
très ac.
mme un
la pre.
F de Qi.
près la
pressa orbites, docilité vations silence
ervant >C anltation cette
, des
d'hui ioi.—S’il ne s'était point mani festé d’une fagon ausei heureuse qu'iuat tendue, nous serions allés à vous et nous aurions dit :—Vous refusez toute aide de uotre part, ne voulant devoir qu'à vous seuls votre indépendance,, Laissez nous du moins tenter de vous rendre la VUB, 0000000 Mme Vernière, s'adressant au chef de clinique des Quinze Vingts, poure suivit :
—DocVeur, M, Daniel Savanne se joint à nous pour offrir à Mme Sollier l'hos.
pitalité de cette demeure où elle pour.
ra, ayant auprès d’ells sa chère petitefille, être soumise à vos observations et suivre le traitement préparatoire dont vous aves parlé....—Nous serons vos aides et Henri Savanne, votre élève, que tout à l’heure vous avez dit être un maître déjà préparera l'opération que vous venez de déclarer possible.
êtes certain de ce que vous dites 1—Te pourrais recouvrer la vue L PETITES
Lo grand oculiste réplique :
—Jé ne m’avancerais point ainsi que je viens de le faire si je n'avais une certitude,—Voules-vous entrer dès demain à l'hôpital des Quinse.Vingts, où un lit sera mis, par mon ordre, à votre disposition ?
—AÀ l'hôpital ! !— répéta Véronique avec effroi.
Non ! non |! monsieur | 1—s'écria la petite Marthe en a'acorochant des deux mains aux vêtements de l'aveugle.— Grand'maman ne me quittera pas...Je ne agir ni la suivre à l'hôpital ni rester auprès d’elle...Elle ne pourra pas plus vivre loin de moi que moi vivre sans elle,
—Non! non! grand’mère, reste aveu gle, mais reste avec moil...
Ma chère petite fille,—dit le chef de clinique,—je comprends tout votre amour pour votre bonne grand’mère, mais il ne faut pas que cet amour vous rende égoïste |
—Songez qu’il s’agit pour elle äv la chose la plus précieuse que Dieu ait donné à la créature humaine Le Il s’agit de la vue! —Il est nécessaire de lui donner les s0'ns d’une nature toute spéciale, de lui faire subir un traitement préparatoire avant l'opération...—
Quelques jours de séparation passeroni bien vite, et ensuite, pour vous quelle joie lisccresse
Mais l'enfant n’écoutait qu’à peine,
Elle refusait de se laisser couvaincre, et elle répétait :
—Non!...Non!...….dJe ne veux pas que grand’mère me quitte |...Je ne veux pas | Je ne veux pas!
Mme Vernière prit la parole.
Nous avions prévu le refus de Mme &ollier de se séparer de sa petite-fille.
dit-elle vivement,
— Vous aviez prévu ?....—répéta V6ronique très surprise.
—Oni,et c’est bien naturel car nous pen-
sons à vous sans cesse,et nous voudrions
ouvoir vous payer par un peu de bon-
eur tout la dévouement que vous avez montré jadis pour M. Richard Verniè-
re.—Le hasard vous « conduite auiour-
__Acceptes, je vous en prie... — ap+
puya le magisirate
Acceptez, chère madame Sollier, ac-
ceptez | — fit Aline d’une voix presque suppliante — Je vous le demande au nom de mon pauvre père que vous sie mies et à qui vous l'avez si bien prou- V6...
Madame Sollier—ajouta Henri Sa-
vanne — mon maître vous ofire la vue sn VOUS aVEz besoin de vos yeux pour nous aider à venger Richard Vernière !
— le refuserez-vous 1
Robert, tremblant, n’osait parler,
Le docteur Sermet intervint,
—Songez-y bien, madame Sollier— dit.il—vous reverrez les traits de votre petite-tille chérie, et vous aures aidé la justice !
—Aider la justice —répliqua Véronique avec amertume—et comment le pourrais-je ?—Où est maintenant l'assasein contre lequel j'ai lutté ?—Où se ca che.til avec la fortune volée par lui ?— À quoi servirait que les yeux me soient rendus si le hasard ne me met point en présence du misérable, et ce hasard est bien improbable !
Non ! non ! vous avestrop tardé à me dire, à m’affirmer que vous pouviez me guérir....)e Dai plus confiance en voas
j'ai peur que vous ne vous trompies au.
ourd’hui au lieu de vous être trompé He ce serait la mort, et la mort m’épouvante à cause de Marthe...
J'aime mieux les ténèbres de la cécité autour de moi que les ténèbres de la tombe. .....Je ne veux pas qu'on m'o-
re.
Le chef de clinique lui prit les mains,
—Ne doutez pas de ma parole, mada.
me dit-il avec autorité... je réponds du succès, 1,
—Non ! non ! et toujours non ! répéta Véronique, je ne veux pas !
—Monsieur le docteur... balbutia Marthe que les iarmes aveuglaient..…..
ne tourmentez plus ma grand’mère Vous êtes bon de vous tant intéresser à elle. Nous vous remercions de tout notre cœur, mais n’insistez pas... Elle a peur, vous le voyez bien... Laïssez.
lui le temps de réfléchir, et peut-être qu’un peu plus iard, quand elle aura bien réfléchi, elle acceptera vos offres avec reconnaissance,
Viens, grand’mère... ajouta-t.elle en prenant la main de l’aveugle, allons re.
trouver notre orgue,
Et elle allait emmener lorsque M. Sermet lui dit :
—Tu es un brave petit cœur, ma mi.
gnonne, mais souviens-toi que tu feras tondevoiren en gageant ta bonne grand?mère à ne point s’obstiner dans un re.
fas que rien ne justifie,
Il embrassa l'enfant et lui glissa un louis dans la main.
Le chef de clinique fit de même,
Les deux jeunes filles, puis Mme Vernière les imitèrent.
Marthe, attirée par tous, recevant de toutes les mains, rougissait.
C'est l’'aumône qu'ils nous font,puis que c’est à peine si nous avons joué de l'orgue, pensait.elle avec son intelligen.
ce précoce,
Tout à coup une idée lui traversa l’oge
rit.
? Elle tira de sa poche un À paquet de papiers de toutes couleurs, bleus, jaunes, oranges, violets, roses, blancs,
C’étaient des feuilles de bonne aven.
ture.
Souriant ei ne rougissant plus, elle dit | gentimont : :
Véronique,
D nm nr
Il faut bien que je vous donne ce que VOus nous payes si généreusement;
Puis, du ton particulier d’un forain faisant un boniment, elle continua avec un sérieux très comique dans sa bou.
che enfantine :
‘C’est l’oracle du bonheur, Le cours de la vie, ... C’est le miroir Magie que... La réponse de l'oracle,... Les événements de la vie commune, ??
Marthe avait appris par cœur les ti.
tres placés en tête de chaque feuille, recto et verso,
Elle en distribue une à chaque per.
sonne,
A Aline elle avait remis un petit feuillet blanc, portant cette mention,
placée sous un buste de jeune homme :