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11 t vet ds le
and'mère,
il dit :
ne atten.
tre quel.
elle se dirigea vivement vers l'endroit où parlait le concierge.
Monsieur......lui it-elle..…… il faut m'ouvrir..…......1l faut que je vois M.
Henri BAVANNE,. 0000000 11 le faut absolu.
ment.
Mais, c'est impossible, ma bonne fem-
me.
Pourquoi ?
Comme je viens de l’ex liquer :
votre moucheronne, c'est tête «7 nous, et même double fête... Li maison est pleine d’invités et M. lex ri Savanne n'est pas visible,..s.e
Véronique ne se découragea point.
—Je vous pee qu’il faut que je c |
VOÏO Qu'il faut que je lui parle.
répliqua-t-elle avec force—Marthe, ma ipnonne, agite la cloche.......que les maîtres sachent que quelqu'un esi là...
—Sonne, mon enfant, il faut que nous entrions avant que personne puisse 80rtir de cette maisON.....…..
»- Marthe, obéissante, allait sonner, au d scandale du concierge jugeant son autorité méconnue. lorsque enri, sortant de la villa, parut sur la plus haute marche de l'escalier du perron.
L'enfant l’aperçui.
Monsieur Henri, monsieur Henri — cria-t-elle, — venez... venez vite......
d mère veut vous parler...
Le jeune homme fit signe de la main u’il avait entendu et prit le chemin de à petite porte derrière laquelle se trouaient l'aveugle et Marthe.
—Ouvres !— commanda-t-il au con-
cierge.
Celui-ci se hâta d’obéir.
L'enfant prit sa grand'mère par la main et la fit franchir le seuil.
—Que se passe-t-il donc, madame Sollier —demanda Henri à Véronique.
—Je veux que vous me rendiez la vue, monsieur Savanne—répondit-elle en saisissant de ses deux mains un des bras du jeune homme.—Il faut que je voie.
t, plus bas,-l’attirant à lui pour parler près de son oreille, elle ajouta :
Les ssssins de à, Richard Vernière sont iCisoooee dans- cette maison...
ches votre oncle...
Henri regarda Véronique avec inquiétude,
à Fe crut que la pauvre femme devenait olle, —Madame Sollier — murmura-t-il— songez-vous bien à ce que vous dites ?...
arthe, avec sa prodigieuse intelligun comprit ce qui se passait esprit du ls de Gabriel Savanne,
Non... non... monsieur Hen elle…grand'mère à toute sa raison...— Tout à l'heure... sur le quai de \larne. . derrière le mur de la propriété as votre oncle... elle a entendu...
rte «hoses.. c'est la vérité qu’elle vous dit,
F':#rmation de l'enfant, affirmation "+ aelle qu’il était impossible de r6VOe qe en doute, bouleversa et effraya
enri.
À coup sûr, quelque fait étrange, an0rmal, venait de 8e produire,
Il fallait savoir.
—Rentres l'orgue de Mme Sollier, — ordonna-t.il au concierge ébahi,—enfer.
mes-le dans la remise, à l'abri de tous les regards, et pas un mot de ce que vous venez d'entendre...
… Puis, prenant la main de Véronique, il ajouta :
EN08 l.ososse
Et il la conduisit, snivie de Marthe, à un petit escalier desservant tous les étages de la villa.
Personne nese trouva sur leur passage.
Les invités de Daniel, égrenés dans les salons, dans + fumoir, à la salle de billard, combattent de leur mieux chaleur en absorbant des boissons fraîches.
Kobert et Claude rentrés depuis un quart d'heure, causaient en fumant,
Henri conduisit véroniqne et Marthe au cabinet de son oncle.
Là, seulement elles pourraient 8’0Xe pliquer sans contrainte et sans risquer d'être entendues par des oreilles indis-
crètes, Daniel Savanne ayant quitté ae un instant ses invités, se trouvait son cabinet,
Il venait de recevoir du chef de la sûreté une dépêche ainsi conçue :
“ Anciens livres de la comptabilité
D RE à ER no M . M d
D = se es "
“ Dutac retrouvés chez son suocesseur...
“Attends vos instructions,”
Une réponse immédiate était indispensible,
Daniel aussitôt monté à son apparte.
ment, rédigeait cette réponse aussi la.
conique que possible :
“ Faites agir inspecteur Berthaut.
En voyant la porte s'ouvrir et Henri eutrer, accompagné de Mme Sollier et de la petite Marthe, le magistrat pous.
sa une exclamation de surprise et de.
manda :
—Mon cher Henri, qu'y a-til donc ?
éronique avait reconnu la voix de Daniel Savanne,
Ce fut elle qui répondit :
. Il y a, monsieur, qu’en ce moment, ici, chez vous, se trouvent les aséassins, les voleurs et les incendiaires de l’usine de Saint-Ouen.
Le magistrat fut frappé de stupeur, fit un pas en arrière et regarda son neveu,
Comme Henri l'avait pensé un instant, il crut que l’aveugle venait d’être soudainement frappé de folie, et cette
Conviction ne semblait que trop vrai.
semblable,
Henri comprit l'interrogation muette
U regard de Daniel.
—Non, mon oncie, s'écria-t.il. non, Mme Soilier n’est pas foile ! Elle a entendu des paroles qui justifient son af.
firmation
M. Saranne, secoué par un frisson d'épouvarte, saisit les mains tremblantes de Véronique et demanda :
—Qu'avez-vous entendu ?
—Ues mots : répliqua l’aveugle......... # Nous n'avons plus rien à craindre...
l Oafait grand bruit, mais elle s’oublie,..la justice renonce à trouver le mot de l'énigme et nous sommes les maîtres de la situation, ?
— Rien ne prouve que ces phrases se rapportent à l'assassinat de Richard
ernière,, ..,,,interr:apit le magistrat,
—ÂAttendes | attendez | reprit Mme Sollier, . ,, l’homme qui pari: : a con.
ni dédie
tinué ainsi :... Qui pourrait soupçonner que les auteurs introuvables du crime de Saint-Ouen sont aujourd'huiles h6.
tes du juge d’instruction chargé de les faire arrêter 1........, Voilà ce que j'ai entendu, derrière la grille de votre propure qui s'ouvre sur le qua de Marne.
on, je ne suis pas folle 1,,...il y avait deux hommes qui narlaient,...... deux hommes, deux L1..sérables qui triom.
phaient de leur impunité......Ces misés rables sout ici, chez vous... Il faut que je les voie, que je les démasque, aue je vous les livre.........et pour cela il me faut la vue 1... Rendes-la-:moi, mon.
sieur Henri... l’opération que je re.
doutais, que je refusais, ie l’accepte, maintenant, je l'implore......que je voie pendant une minute seulement ! une minute me suflira pour reconnaître ce.
lui contre qui j’ai lutté, et qui a laissé s mes mains la preuve de son passa.
ge 1... Au nom de Richard Vernière qui n'est point vengé, la vue, rendez.moi la vue |!
Daniei Savanne, en proie à une 6moe tion terrible, s'écria en s'adressant à son neveu.
—Oni .….oui....Henri, rends-lui la vue.......rends-iui la vue à l'instant !
fais qu’elle puisse nous désigner les scélérats qui se sont introduits dans ma maison !
—Ce que vous me demandez, mon oncle, est impossible ! répondit le jeune homme avec accablement,
—0h ! monsieur Henri.... monsieur Henri.......rendez la vue à grand'mè.
rel...sntit à s0a tour Marthe supplian.
LU vue...la vue... balbutiait l’aveu.
— Hélas ! c’est impossible ! répéta le fils de Gabriel,
—[mpossible ! fit Véronique désespérée en prenant son front dans ses mains .. Mais je suis donc une créature mau.
dite.....Comment, ceux qui ont volé, qui ont incendié, qui ont assassiné, sont là, près de nous, et je ne.peux vous dire....Les voilà ! et ils sortiront d'ici pour n'y jamais revenir, sans doute, êt ie hasard qui les amenait en ma présüne ce ne se renouvellera pas !
SOupçonner s du crime l'huiles hô.
argé de les > que j'ai envotre proà de Marne.
soil y avait 000000 deux qui triom.
Ces Misée [TITI Il faut masque, que ar cela il me ‘mOi, mon.
que je l'Ee > l’accepte, ‘que je voie ment ! une nnaître CO.
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Le supplian.
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ont volé, wsiné, sont x vous diiront d'ici doute, et ma présüne
“ Vous dites que c'est impossible, monsieur Henri. poursuivit Mme Sollier s’exaltant de plus en plus...
Eh bien ! faites l'impossible 1... Rendez-moi la vue... Il ne faut pas laisser échapper les infâmes qui ont assassiné M. Vernière, qui ont voulu me tuer, qui ont brûlé l'usine et ruiné Marihe votre sœur |!
Daniel et Henri, en entendant ces derniers mots, se regardèrent avec stu-
peur,
—Grand'mère, qu’as-tu dit}... s’écria Marthe.
J'ai dit la vérité, mon enfant !.… 11 faut bien qu’il la sache ! Cela lui donnera peut-être la volonté et le courage d’arracher de mes yeux le bandeau qui les couvre.
—Véronique..….fit M. Savanne tremblant d'émotion. vous comprenes bien qu’à cette heure il faut vous expliquer complètement, clairement... Le secret que dans mon cabinet, au Palais de Justice, vois refusiez de me révéler, c’est ceiui qui vient de s’échapper de vos lèvres ! Marthe est la fille de mon frère, de Gabriel Savanne, n'est-ce pas.
—Oui, monsieur... murmura Véroni-
ue.
” Ma sœur ! ma sœur | s’écria Henri en prenant dans ses bras la petite Marthe et en l’embrassant aveo passion.
L'enfant fondit en larmes, et tout en rendant à Henri les baisers qu’elle recevait dè lui, balbutia :
—Mon frère ! oh ! mon frère !
—Mme Sollier..reprit le magistrat...
je dois tout savoir, Marthe est la fille de ion frère et vous appelle sa grand’mère, donc sa mère ?
Daniel s'interrompit.
Sa mère était Germaine Sollier, ma fille à moi... .acheva l’aveugle.. Votre frère avait vu Germaine, et, pour mon malheur autant que pour le malheur de la pauvre enfant, l'avait aimée !...I1l’enleva.…...Je ne devais plus la revoir que morte. . De leur liaison naquit une ‘tie,
Marthe... Pris de remords, après des. an-
nées, de l’abandon dans lequel il. avait
laissé la mère et l'enfant, il essaya de réparer en assurent au moins l'avenir
de celle ci, Le trente décembre 1898
Ph
il déposa, au nom de Marthe, une s0mme de trois cent mille francs dans les mains de M. Vernière qui m’en donna un l'EÇU..€b ON À assassiné Richard Vernière, et. en même temps qu’on volait sa fortune, on a volé celle de Mar the !..J’avais juré de ne jamais vous faire connaître la faute de votre frère, monsieur Daniel, la faute de votre père, monsieur Henri !...je comptais bien de £enir mon serment :.sssL@S CiTOON8tances m'ont rendue parjure ! Pardonnez.moi et rendes.moi la vue afin que je puisse vous venger tous !
Daniel Savanne était tombé écrasé sur un siège,
La petite Marthe courut à lui,
—0Oh i mons: NT Arr à mon père...lui dit-elle...Ma petite mère lui avait bien pardonné avant de mourir,
Daniel l'attira dans ses bras.
—Il est pardonné, mon enfant......répliqua.t-il en penchant sur elle pour l'embrasser son visage baigné de larmes et nous t’aimerons chère petite... nous t’aimerons bien.
Puis, se redressant tout à coup, ressaisissant sa présence d'esprit et s0n gang-froid.
—Madame Sollier dit-il à l’aveugle..
reprenez votre calme comme je viens de reprendre le mien, et répondes-moi.
&i les assassins de Richard Vernière les vôtres, sont réellement ici, ne craie gnes pas qu'ils nous échappent... Ils y
asseront une partie de la soirée... Donc gi l'opération que vous demandez est praticable, vous pourrez voir celui que vous conaisses et nous le désigner.
“ Le professeur d’Henri, 16 chef de clinique de l'hospice des Quinse-Vingts est ao moi. Henri va le prier de venir nous trouver ici, et c’est lui qui décide-
re
Henri sortit en toute hâte.
Daniel poursuivit :
—Pas un mot du vrai motif qui vous fait désirer une opération immédiate...
Que tout‘ce que vous nous Aves dit reste entre nous...Cela est indis nsable gi vous voules que nous ayons des chan.
ces de réussite.
—Je me tairai, monsieur, Mais si les.
misérabies vous échappaies