‹ La Fille de l'officier de Marine [microforme]Chapitre 75 sur 84 · PR PET I · texte numérisé non relu

PR PET I

RER A DE Le CT

ns à + NS

. Fe. RONA.

Rene emaeee een

A vingt pas du pont métallique du chemin de fer de ia Grande.Ceinture, 0’Brien s'engagea dans la montée aux marches de terres,

Marthe le suivait,

Ils gagnèrent la passage à niveau.

Le maguétiseur ordonna à la fillette de passer par le portillon et de s’enga.

ger sur la voie du chemin de fer en ge dirigeant vers le Plant-de-Champigny.

L'enfant eut une ssconde d’hésita.

tion,

0'Brien lui posa la main à plat entre

les deux épaules, en disant d’une voix

rude.

—Obéis,

Marthe passa,

L'Américain marchait à côté d'elle, longeant l’un des bas-côtés de la voie; Ils s’engagèrent sur le pont de fer,

Arrivés à dix mètres de la pile de soutien bâtie au milieu dela Marne, il s'arrêta.

—kRegarde, dit-il, et vois !

—Je vois,

—Souviens-toi !

—Je me souviendrai.

Une horloge, au lointain, commençait à sonner dans le profond silence de la nuit,

—Compte les coups de l'heure qui sonne, reprit le magnétiseur,

Marthe compta,

—Douse........fit-elle ensuite... miauit.

—Demain, à pareille heure, il faut que tu viennes ici avec ta grand’mère.

La petite tille frissonna de la tête aux pieds.

—Avec ma grand’mère, répéta-t-elle d’une voix que l’effroi rendait trembian.

te. Non,

—Tu m’obéirss...je le veux !

—Mais pourquoi ?

—Pour la guérir...Seulement il faut qu’elie ignore où tu la conduis,

—Si elle refuse de venir ?

—Tu auras assez d'intelligense pour la convaincre..……..il faut que tu la dé.

cides.

‘ —Non.... dit Marthe pour la seconde ois,

0’Brien lui touche le front.

—Tu ne dois avoir d'autre volonté

que la mienne 1... fit-il,,,,Obéirastu ? Ù

—Eh bien ! oui... balbutia l’enfant vaincue par le pouvoir irrésistible de la suggestion.

— Vous vous rendres ici par le même chemin,...reprit le magnétiseur.…. Vous vous arrêterez juste, à l'endroit où nous sommes. Tu fermeras les yeux et tu ne verras pas ce qui 8e passera,

—Je fermerai las yeux et je ne verrai

A8. F —Tu n'écouteras point et tu n’enten.

dras rien,

— Non,

—Maintenant retourne au chalet...

dors de ton sommeil naturel... réveille.

toi à ton heure habituelle, Demain soir endors-toi comme de coutume et ne te réveille qu’au moment indiqué pour m'obéir,

Marthe tourna sur ses talons et reprit automatiquement le chemin qu’elle ve.

nait de parcourir,

Bilc rentra dans le pare de la villa Savanne, ferma la grille, replaça la olef dans la resserre, franchit le seuil du cha.

let, se déshabilla, se coucha, et dormit d'un sommeil profond,

O’Brien l'avait suivie pasà pas, puis ne pouvant conserver aucun doute sur le formidable, sur l’eftrayant pouvoir que lui donnait la suggestion, il regagna la villa des Marronniers et redevint l’Anglais Nelson,

Le lendemain matin, Marthe se ré.

veilla comme de coutume, ne se rappe.

lant aucun des incidents de son som.

meil hypnotique,

Elle s’occupa des détails du ménage et, comme toujours, entoura sa grand.

mère de soins et de caresses,

A neuf heures, Henri vint procéder : à son pansement du maéin,

Il examims avec un redoublement d’attention ies yenx de l’aveugle,

—Ma bonne madame Sollier…... lui dit-il, tout va bien... Demain, sans aue cun doute, nous entretrerons dans la période préparatoire des opérations...

Je ne vous verrai pas ce soir, car je 8e

PAPORRES CS RE 0e

mais Marthe me remplacera... À midi à la tombée de la nuit elle fera les pan.

munir Lau 224

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