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pure !.....répliqua Robert avec l’accent du triomphe......et je puis le prouver,
Cor af la pl impl
e la n us simple,
—J'attends its È
Robert tira de sa poche un trousseau de clefs, ouvrit un tiroir de son bureau , y prit le cachet et le tendit à sa femme en ajoutant :
— Vous voyez que si j ter ce bijou, du moins j point séparé...
—Abh ! voleur !......voleur et assassin!
—S'écria Mme de Vernière, cessant d’être maîtresse d'elle-même.
—Madame..., madame... prenés
6e! —dit le misérable d’une voix
et siflante en s'avançant dans
une attitude menagante vers la malheu.
reuse femme.
Mais malgré cette attitude, malgré la fureur brillant dans les ge de cet
me qu'elle savait capable de tout, Amélie continua :
—(e cachet constituait une preuve écrasante contre vous! — Vous l'a.
ves volé au Parc-Saint-Maur, le jour où vous vous êtes trouvé seul dans Je cabinet de M. Savanne sous prétexte d’écrire une lettre ! —Vérobique Sollier
’ai cessé lle por.
ene m’en suis
- @6 sa petite-fille étaient une menace
per vous, vous les avez fait tuer ! —A
orce de mensonges et d’hypocrisie, Sous aves su détourner mes soupçons à Berlin... — Aujourd’hui je ne suis plus votre dupe et je n’ai qu'un mot à dire pour que la justice s'empare de vous et vous livre à l’échafaud qui vous ré.
clame !!
—Ce mot vous ne le direz pas, —fit
en se ruant sur Amélie et en lui saisissant les poignets qu’ils tordaient à les briser,
—Je le dirai ! :
—Non, si vous ne voules pas que vo.
tre fils soit déshonoré comme moi !
—£n quoi la honte de Robert Ver.
nière pourrait-elle atteindre Philippe de Nayie ?
—Philippe est solidaire d’un autre crime !.....…...Il est mon complice, ..., : —Yous mentes ! Je ne vous crois pas !
—Je vous répète au'il est mon com.
plice ! —Un mot de vous qui puisse me perde et je le perds avec moi! —Vous pouvez nous sauver tous deux en disant au juge d'instruction que vous n’avez jamais vu ce bijou...
—Je refuse de mentir lé LLLLL 1,1 —bégaya Mme Vernière, se débattant sous l’étreinte brutale de Robert.
—Soit | Alors ce sera la cour d'assise pour Philippe de Nayle, acouré et convaincu d’avoir trahi la France |
—Philippe, mon fils, trahissant sa patrie ! ! Allons donc ! !
—Comme son associé, Robert Verniè.
re ! —Tous les plans vendus à la Prusse ont été dressés par lui! -—Toutes les formules écrites par lui 1...... Vous voyes bien que vous vous taires ! |
Amélie n'eut pas le temps de répone
En ce moment la porte du vestibule du premuer étage donnant dans le cabi.
net de Robert s’ouvrit brusquement, et sur le seuil parut Véronique Sollier,
—M'imposerez.vous silence, à moi s’écria-t-elle,
À ces paroles répondirent deux excla.
mations d'épouvante poussées par le fratricide et par Amélie,
L’un comme l’autreils reculèrent ter.
rifiés devant l'apparition de cette femme qu'ils croyaient morte,
Robert, en délire, bégaya :
—Mme Sollier.....Vivante 1... D'où vient-elle f...Que veut.elle ! Qui l’a con.
duite,ici ?
—La volonté de faire jusiice, assassin de Richard V:rnière | répliqua Véroni.
que en marchant vers lui.
—Cette femme est folle !
—Non, je ne suis pas folle, et je vous ai bien reconnu |
—Pour reconnaître il faut voir, et vous êtes aveugle !
—Aveugle ! répéta la grand’mère de Marthe en avançant toujours...C’est là.
dessus que vous compties {C’est par.
ce que j'étais aveugle, et pour que je ne cesse de l'être, que vons aves voulu me red assassiner ! Aveugle ! Je ne le suis plus,
Je vous vois comme je vous ai vu, ia nuit de l'incendie, à l'usine de Saint.
Ouen !
RS ter
Je vous vois, pâle éè tremblant, les lèvres blanches, les yeux hagards ! Et, là, sur le revers de votre habit, cette tache rouge que je vois, ést-ce du sang ?
le sang de votre frère f.Non, c'est le ruban symbole de l'honneur et que vous déshonores, et que je vous arrache.
En parlant aivsi Mine Sollier, joignant l’action aux paroles, arrachait le ruban rouge de la boutonnière de Robert, et se croisant les bras, elle ajou.
tait :
—Dires.vous encore que je suis aveu.
gle, assassin ?
Le fratricide poussa un cri de rage et prenant sur son bureau un couteau à papier en acier damasquiné, s’avançà le bras levé, vers l’accusatrice qui ne fit pas un mouvement pour éviter le
choc. | À Mais déjà Mme Vernière avait bondi
entre elle et lui, la couvrant de son
corps.
—Avant de la toucher, vous me tue-
res. dit-elle,
Par la porte du fond un personnage inaitendu s’élança en criant : ?
—N'ayes pas peur, madame, il ne tuera personne, je suis Ià ! ;
C'était Magloire, suivi de Ia petite Marthe. .
De son unique main, le brave man.
chot saisit le poignet de Robert et le désarma, tandis que Marthe courant à Véronique, l'enlaçait de ses bras et murmurait à son oreille.
—Ne crains rien, grand’mère, nous sommes à, Notre ami Magloire veille sur toi.
Les portes latérales du cabinet ve.
Celle de gauche livrait passage enri accompagnant Aline ét Mathilde,
Celle de droite à Daniel Savanne et à Philippe de Nayle.
Robert recula, chancelant.
Ses jambes fléchissantes ne pouvaient plus le soutenir. Il se sentait perdu.
Amélie restait atterrée, se demandant si elle était le jouet du plus épouvantable cauchemar,
Philippe s’avança :
— L'épreuve décisive est faite, mes. sieurs dit-il en s'adressant au juge
d'instruction et À son neveu —elle est concluante...…., — Vous aves entendu cet homme —(du geste il désignait Robert) — vous l’aves éntendu tout à l’heure faire à ma mère l’aveu de son CrIME eee —l’assassin de Robert Ver.
nière c’est lui !
Le scélérat, retrouvant un peu de force, ent l'audace 1{e crier :
— Mensonge !
—Non, vérité | répliqua Véronique — C’est contre vous qne j'ai lutté dans la nuit de’l’incendie au moment où vo.
tre frère, tué par vous, venait s’abattre à vos pieds... C’est à vous que j'ai arraché le bijou qui comme moi, vous accuse |!
Puis, s'adressant à Aline tremblante, elle continua :
—Cet homme, cet inféms, a tué votre pére, medemoiselle !—j1 a incendié lusine, il vous a ruiné !...—Je demande justice et vengeance...
—Lui...lui...fratricide,..—balbutia Aline éperdue.
—Fratrivide, voleur et incendiaire 1— oria Magloire ah ! le gredin
—Et le fratricide est doublé d’un es.
pion, mess'surs—dit Philippe de Nayle ens’avançert—Ah | vous ne connaissez pas encore tout, allez j—Il avait pré.
paré et vendu à la France des armements puissants |—Après avoir reçu en argent eten honneur le prix de son semblant de patriotisme, savez-vous ce qu’il a fait ?—il a vendu et livré les mêmes plans, les même armes, les mêt mes formules à l’Allemagne, et il en a touché le prix,
Une exclamation d’horreur s'échappa de toutes les bouches.
Philippe continua, avec une colère grandissante, à
—Cet homme est un traître, un rené-
at, et ce n'est pas d'hier 1—Depuis ongtemps déjà, depuis des années, la Prusse le compte au nombre de ses es.
pions...—Cette lettre vous le prouvera, monsieur le juge d’instruction, cette lettre adressée à l’ambassade d'Allema.
gne et que vous m’avezprié de déchif.
Le jeune homme remettait la lettre à Daniel et poursuivait : :
nes
—Houreusement j'avais découvert que cet infâme vendait notre pays à nos adversaires et je veillais ! ! — J'ai su reprendre par la ruse à l’agent de l’Al.
lemagne ce qu'il lui avait livré pour de l'or ! — Plans, modèles et formules, tout est rentré dans mes mains !.. Cet homme est un sans-patrie, le dernier des Jâches, et c’est au nom de la France trahie parilui, que je soufflette sa fa.
ce de Judas !
Et la main de Philippe s’abattit sur la joue de Robert Vernière,
Le fratricide poussa un hurlement de bête fauve et se rassemble, comme un jaguar qui va bondir, pour «> jeter sur son beau-fils. :
Mais Philippe, reculant d’un pas, tira de sa poche un revolver tout armé et le braqua sur lui ep disant :
—Un pas de plus et je fais feu !
Amélie pousea un cri de terreur,
— Au nom &u ciel, Philippe, épargne.
le !— fit-elle suppliante.—Pas de sang !
—Ne deviens pas parricide !
—Parricide !—répéta le jeune homme avec une expression d’écrasant mépris.
—Vous oublies, mA mère, que je me nomme Philippe de Nayle {Cet hom.
me, grâce à Dieu, n’est pas mon père...
—Philippe.... Philippe...
—Soyez sans crainte, ma mère, je n’exécuterai point cet espion, cet assassin ... Mais j’espère que, malgré son infamie il aura le suprême courage de s'exécuter lui-même, A
Allons, monsieur-—poursuivit le fils Amélie en présentant son arme à Robert —évites la cour d’assises et la pla.
ce de la Roquette ! Epargnez la honte à ma mère —Tuez-vous.
—0Oh ! Philippe........Philippe....…..., —balbutia Mme Vernière en tendant les mains vers son fils.
—Voules-vous donc porter le deuil d'un guillotiné, ma mère ?—répondit.il.
Puis à Robert :
—Tues-vous ! Par respect pour la mémoire de votre frère assassiné par vous, ne traînes pas son nom sur l’éc faud !
—NoOD...1N0n...— bégaya le fratri.
cide dont l’épouvante faisait claquer les dents.
—Alors, monsieur le juge d'instruction, je vous livre cet homme...—Appelos vos agents..
—Æt que justice soit faite 1—appuya Véronique.
—A la cour d’assises l’espion ? à la guillotin ‘e fratricide l—cria Magloire.
Mie Vernière folle de désespoir et de terreur, se laissa tomber à genoux, suppliante, en balbutiant :
—Grâce ! Grâce ! Pas de tribunaux...
ne le livres point aux juges...ne l’envo.
yez pas à l’échafaud...—Pitié pour moi, sinon pour lui... Véronique, pardonnes.
lui... Aline, faites-lui grâce...
Ceux à qui elle s'adressait détour.
naient la tête.
Amélie se releva frémissante, et mar.
chant à son mari :
—Puisqu’il n'y a point de grâce à espérer, tuez.vous donc | —lui dit-elle,
Magloire ajouta menaçant :
—Si tu ne te tues pas, bandit, je n'ai qu’une main, mais elle en vaut deux, je t’étrangle ! !
Un nuage de sang voilà les yeux de
ert.
Il étentit la main vers Philippe.
—Donnes |—dit.il d’une voix rauque.
Et il prit le revolver, reoula d’un pas, visa son beau.fils et pressa la détente puis, tournant l’arme contre lui-même il se fit sauter le crâne et s’écroula comme une masse sur le tapis.
Les deux detonations furent si rap prochées qu’elles n'en formèrent presqu'une seule,
Philippe était resté debout,
La balle qui devait le tuer passant à deux doigts de son front, était allée bri.
ser une glace derrière lui,
Les femmes poussèrent un cri d'horreur et tombèrent à genoux.
Mme Vernière perdit connaissance,
—Justice est faite !—dit Véronique avec ïn accent de triomphe.
Martic, tremblante, avait pris la main de sa grande'mère,
—1l est mort, bonne maman, —balbu.
tia-t-elle à son oreilie.—Que Dieu lui pardonne... Prions pour lui!
ce moment plusieurs invités se pressèrent aux portes du cabinet.
Efrayés et intrigués par le bruit des nous pouvons et nous
devons mettre la
Coups de feu, ils avaient gravi l'escalier main sur Claude Grivot. Pour en connaître la cause, —0’est lui qui a tiré sur Mme Sollier
Ppe se ressaisit, j'en suis aussi certain
que si je l'avais
Le visage bouleversé, en proie à une | vu — s’écria Magloire, — Ah le gueux!
émotion | us facile à comprendre qu’à | —Qu’on l’em igne 1... rire, 11 8e dirigea vers les Curieux : Philippe prit la parole : — Messieurs — leur dit-il =cette fête, —Cher monsieur Savanne… fit-il—
commencée si j terminer d’une Ces paroles et surtout l'accent du jeu- d’assise, c'est la boue ne homme firent Passer un frisson sur nom de ma mère, car la chair des invités.
ilip » qe ; Robert Vernière... C’ —M. mort, e, le monstrueux
—Mort l...—répétèrent toutes les Le à 2 s'étale \ VOIX avec stupeur.
—1Ils'est tué volontairement... —Ma Pauvre mère, vous le voyes, est sans con- DAÏssaNCe,. Vous me pardonneres de ne pas insister plus longtemps sur cette Catastrophe et sur le besoin d'isolement qu’elle nous impose...
Un instant après, tout le monde con.
t la nouvelle sinistre et les hôtes eg "us se retiraient muets et cons.
Tnés,
On avait porté dans sa chambre et étendu sur son lit Mme Vernière tou.
inanimée,
creusement vient de se eréfléchissez bien...
scandale, à quoi bon matérielles contre Gr été démontré, h
vot....Donc c'est tée à son ei «7764 pour rendre sa —Ce n’est encore Sons réplique le —Mon oncle — dit
e magistrat lut attentivement la traduction faite par Philippe de la let.
tre trouvée au Parc.Saint-
Maur dans la valise du wagnétiseur. qu’elles portent est
laisser le com
sceaux...
Magloire, entre ses SaDs que personne pû
bon monsienr Seven
Vaient s’éteindre dans le gang heureux qui s'est fait justice... —Ma Pañvre mère n’y survivra pas... Ce
L'arrestution de
açon bien lugubre... Claude Grivot, sa ccmparution en cour
Jaillissant sur le Grivot ne peut
être poursuivi que comme complice de
est l’effroyable ta.
scandale qui de.
u mal.
le soulever ?
D'autant plus que vous n'avez que des certitudes morales, mais aucune preuve
VOb ose
—Pardon, Monsieur, nous en ayons
rm de Berthaut,—Il m'a
er, que la bicyclette
marquée d’un G et trouvée près de Is
gare de Survilliers appartenait à Claude Tr
lui qui l'avait pré- Robert Vernière
uite Les rapide...
u’une présompfils d'Amélie...
Henri Sayanne…
8e joint à Philippe pour vous implo.
rer...—Le principal coupable n'existe plus .… Richard Vernière est vengé Ayez pitié de Mme Vernière...
Ayes pitié d'Aline ., E supplice d’un procès retentisscnt,.. 11 ne faut pas qu’on sache que le nom
pargnezs-leur le
lè nom d'un mi.
sérable cspion, d'un fratricide infâme !
—Le principal coupable n'existe plus —fit Daniel Savanne—mais je représen. te la justice et a n'ai pas le droit de
ce impuni., fe ne Yous promets donc rien, sauf d'en ré.
férer au procureur de la République, et d'aller au besoin jusqu’au garde des
dents, murm t entendre ; 7e
—Kéféres-en à qui vous voudrez, mon
ne !...Moi je n’en
Em
the MOMIE, ee DE Li" eo" © 1!
D pen mmemne mr,
reférerai qu’à moi-même, et je me char.
ge du gredin |!
Nous avons vu Claude Grivot, effrayé par la présence de l'agent Berthaut dans le payillon du concierge, quite précipitamment 1x villa de euilly, avant le terrible drame qui devait ter.
miner la fête.
Ce drame, it l’apprit le lendemain matin, à Saint-Ouen, et il apprit en même temps que Véronique était vi.
vante et n'était plus aveugle.
Pris alors d’une épouvante folle, l'idée lui vint de fuir au plus vite et ds dispae raître.
Mais la réflexion l’arrêta,
Si Robert Vernière s'était tué, c'est à coup sûr qu’il venait d’être reconnu par Véronique et qu'aucune voie de salut ne restait ouverte devant lui, mais il y avait mille chances contre une pour que, dans a minute d’affolement qui précède le suicide, il n’eût point nommé son complice.
Véronique, ne l'ayant pas vu, n'avait pu le dénoncer, et il n’existait, en somme, aucune preuve contre lui.
ir en de telles conditions, c'était se dénoncer, s’avouer coupable et, une fois la police à ses trousses, en quelque lieu qu'il se réfugiât elle saurait bien le re.
trouver,
Donc, il resta, et l'attitude de tout le monde à son égard lui prouva que per.
sonne ne songeait à le soupçonner. — De ce côté, tout allait bien, seulement il perdait sa part des cinq cent cin.
quacte mille francs volés, |
Comme le docteur O'Brien, il avait travaillé pour rien ! !
Quatre jours s’écoulèrent.
Le commissaire de police de Neuilly était venu dresser procès-verbal du sui. cide,—suicide attribué dans ce procès.
verbal à un accès de fièvre chaude.
L’enterrement de Robert avait eu lieu,
. suivi par une grande partie des ouvriers
de l’usine dont la raison sociale allait devenir: Philippe de Neyle et Cie,
Le cinquième jour, à anse heures du matin, Magloire arrivait à Paris, au
Palais de Justice, montait à la galerie desservant les cabinets des juges d’ins.
truction et demandait à parler à M, Sa.
vanne.
Le digne manchot avait le bras gauche—s0n unique bras—soutenu par uue écharpe, Le
—Aves.vous une citation à témoin 1— lui demanda le garçon de bureau.
—J6 n’ai rien du tout mais annonces à M. Savanne que c’est Magloire, le manchot de Saint.Ouen qui vient pour une communication importante et vdus verres qu'il me recevra tout de suite... ‘
A Len d'orgue ne se trompait pas.
Une minute après il était introduit dans le cabinet de Daniel,
—Æ£h bien | mon brave Magloire—lui dit ce derhier,—vous avez à m'appren.
dre quelque chose de nouveau et d’ims portant :
—Oui, monsieur Savanne.
—À quel sujet ?
—Au sujet de Claude Grivot.….
—Je me suis occupé de lui...
—Moi aussi...et je vous promets qu'il ne vous causer disorme: aucun e6mbarras. ...
—Comment cela ?
—Je l'ai tué hier, entre six heures et demie et sept heures...
Daniel bondit,
— Vous l’aves tué, malheureux | —8/6.
cria-t-il—et vous venez me le dire {1
—Un meurtre | —répéta Magloire, … Moi ! un ancien soldat de marine 1 J'espère bien que vous ne m'en croyez pas capable ! Je lai tué, oui, mais en tout bien, tout honneur.
—Expliques.moi...
—C'est pe Pour ça que je suis ve.
QU... oici l’anecdote...— J'avais mon idée, et depuis le grand tra-la.la de Neuilly je guettais le gueux...—Hier soir, après la fermeture de l'usine, je le vois qui va faire un tour sur le bord de la Seine avant son diîner.—Histoire de gagner de l’appétit...— Je glisse deux revolvers dans ma poche gauche et je le file sans me presser.—Je le re- Joins dans un petit endroit désert, très Jo 4 Comime fait exprès, ...,—Ii se re.
tourne,,.—‘Bonjour, monsieur Magloi-
re !— Bonjour, monsieur Grivot !...— Vous flâues, monsieur Magloire...Non je vous cherche, monsieur Grivot.—Ah bah ! et qu'est-ce que vous me voules ?
—J’ei une question à vous adresser, monsieur Grivot, — Laquelle, monsieur Magloire ?— Celle-ci : “Qu’est.ce que vous avez fait du revolver qui a servi pour tuer à moitié Véronique ?...Vous n’aves pas'pu le vendre à la Prusse,puis.
qu’il n’était point d’un nouveau modèle iñventé par feu votre scélérat de compli.
ce, Robert Vernière l”’—Le Grivot était devenu blanc comme un linge.—Savezvous bien que vous m'insultez ]— s’6cria-t-il, — Là.-dessus je réplique : — Est-qu’on peut insulter une fripouille de votre espèce : Est-ce qu’on insulte un chien enragé ? Quand on le rencontre, on le tue,
“Le Grivot n’en menait pas large !
“Sa voix tremblait en me demandant :
“Est-ce que vous alles m’assassi.
ner !
‘—Je ne vais point vous assassiner, n'étant ni un assassin, ni un voleur, ni un incendisire comme vous... Je vais vous faire le très grand honneur de me battre avec vous......., COMME si vous éties un honnête homme... Prenes ce revolver, j'en ai un second, comp.
tons vingt pas et canardons nous.
“ Il prit l’arme, je tirai l’autre et je reculai, mais sans tourner le dos au gredin,—Méfance !—il m'aurait parfai.
tement bien fusillé par derrière !..,
“ À vingt pas, je m'’arrétai.—Une | deux ! trois !—Feu!...—1l tire en méme temps que moi {—Point maiadroit, cet oiseau.là |! Sa balle me traversa les chairs de l’aileron, pendant que la mienne lui entrait par une tempe et sortait par l'autre...—Juste la blessure faite par lui à Véronique ! - Il tomba raide mort.—Je ramassai le revolver,
je poussai du pied le corps du bandit |
dans la Seine, où les poissons le man.
gent, et voilà 1...
—Magioire,—dit Daniel Savanne,— venes avec moi ches le procureur de la Répubiiqne et racontes-lui ce que vous venes de me raconter :
Le chef du parquet écouta, et, quand
Magloire eut achevé, formula ainsi son opinion :
—Duel sans témoins, —il y alà un fait délictueux, c’est indéniable, mais il existe des circonstances énormément atténuantes...—On ne donnera pas suite à l'affaire...
Un an s’était écoulé.
Voici les principaux événements sure venus pendant ces douse mois,
Le ministre de la guerre, iustruit par Daniel Savanne de la conduite de Phie lippe de Nayle, arrachant à l'agent de l'Allemagne les plans, les modèles et les formules vendus par son infâme beau père, avait demandé au chef de l'Etat et obtenu pour le jeune homme la croix de la Légion de l'honneur.
le méritait bien.
Des recherches patientes et minu.
tieuses dre par son ordre à la villa de Neuilly atin de s'assurer qu'il ne contenait rien de suspect venant de Robert avait fait découvrir au fond d'une cachette, soigneusement dissimue lée derrière un meuble, la sacoche de voyage du fratricide.
Cette sacoche contenait près de neuf cent mille francs: Les cinq cent cine
uante mille francs volés dans le coffre-
ort de Richard le soir du ler pote et les trois cent mille francs du Dépôt Gabriel Savanne,
Pan fortune de Marthe était retrou.
vée
Le secret du capitaine de vaisseau n’en était plus un pour personne,
Henri avait dit:
—C'est ma sœur !—Aimes.là comme vous m'aimez |
Marthe et Véronique vivaient ches rise Savanne, entre Henri et Mathil.
CA
La maison de banque Rothschild avait fait prévenir Mme Vernière qu’elle était dépositaire de plusieurs millions portés au crédit de feu Robert Vernière et, par couséquent, faisant partie de sa succes.
sion,
L'origine de cet argeni n'était .
douteuse, —Il avait payé la frahison.
Amélie fit retirer les millions venus { À LA JOUEUSE D'ORdGUE
de l’Allemagne et les versa dans la cais.
8e de l’Union des Femmes de France pour les secours aux blessés en temps de guerre, —Là ils seraient purifiés ! !
0’Brien—abandonné par Mile Mariani—promenait à travers l'Europe une existence aventureuse et difiicile.— Tombé du haut de ses rêves d'or, la dé.
veine le poursuivait, mais il se promet.
tait d’avoir une éclatante revanche et de triompher du destin contraire, —Y parviendrait.il —C'est le secret de l’avenir, .
Le 16 du mois de juin 1895, un double marige était célébré dans la vieille église de St Ouen, celui de Philippe de Nayle avec Mathilde Savanne, et celui d’Hen.
ri avec Aline Vernière, Deux couples charmants, qui s’adoraient 1...
Nous n’étonnerons personne en afär.
mant que le repas de noce allait avoir lieu dans l'établissement du quai de 8eine dont l'affiche portait ces mots :