‹ La fille de Madame AngotChapitre 84 sur 108 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MADEMOISELLE LANGE

El c'est signé I

ANGE PITOU

C'est signé Lange !

MADEMOISELLE LANGE

rrahlson! {fiis.)

ANGE PITOU

Se peut-il, qu'entends-je ?

Le billet que voilà N*est pas de vous ? *^

MADEMOISELLE LANGE

Ecoutez celui-là !

CAVATLNE. Lisant.

Je ne suis rien qu'un rêveur trop sensible Sans avenir et sans position, Mais je vous aime à l'adoration, Vivre sans vous me sérail impossible.

Il est loin de voire château, Loin du tracas et du bruit de la ville,

Un petit bal à Belleville :

Vous y pourriez incognito

Venir en dame delà halle

Et là vous faire mon égale

Cachée à l'ombre d'un berceau;

Vous bonne parmi les meilleures.

Vous déciderez de mon sort :

Si vous ne venez à neuf heures,

A dix heures je serai mort.

ANGE PITOU

En vérité, c'est à me rendre fou, Et c'est signé ?

MADEMOISELLE LANGE

Voyez : Ange Pitou.

ENSEMBLE

Àh ! c'est affreux I Odieux.

C'est infâme !

Quelle indigne trame !.

On nous attire en ces lieux Pour nous perdre tous deux.

C'est affreux !

(Pendant cette scène tous les personnages se sont faufiiés derrière les bosquets.)

Fuyons, s'il en est temps encorel

ANGE PITOU

Fuir et pourquoi ?

Non, restez avec moi, * Je vous aime, ja vous adore.

Maintenant je dis mon secret ; Malheur à qui le trahirait!

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