LIV
— Et vous n'avez pas revu votre homme"'
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comme s'il l'avait reçu
— Mais depuis?
— Rien.
— Vous n'avez recueilli aucun indice.
— Aucun!
D'ailleurs, si vous Je rencontriez aujourd'hui, après vinc^t annnp^ Le capita.ne eut un rugissement de fauve ^
remettra dans mon chemin L. """'; "'" ^' ^■°''" °' '' ^^"^^'^« ^^^-'^ 'e un mauvais .,.""'"' ' '"""•• '^ ^^"^ ^- '"^ ^"'^' ^^'i' P-era
Ce fut tout.
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Le temps était superbe
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Il venait dcnicndre le pas d'un cheval
l^" coup d'œil lui suflit pour reconnaître le cavalier, il s'arrêta et attendit.
C'était un jeune homme à la physionomie sympathique, à l'œil pénétrant i;i doux, au visage, encadre de cheveux ahondants et noirs, et dont toute la personne respirait un grand air de distinction et d'intelligence.
Il s'appelait Paul Didier, était avocat et habitait la même maison que le capitaine.
Dès qu'il eut aperçu ce dernier, il vint à lui et lui tendit la main par un geste cordial et charmant.
— A cette heure et sur ce chemin! dit le capitaine d'un accent de belle humeur. Il n'est pas besoin de demander où vous allez.
— En effet, répondit le jeune homme.
— Vous vous rendez à Lesquiffiou.
— C'est cela.
— Et à quand le mariage ?
— Dans trois semaines, capitaine.
— Heureux mortel !
Le jeune avocat eut un radieux sourire.
— Oui... bien heureux, vous avez raison ! dit-il; aussi heureux que peut l'être une créature humaine en ce monde.
Le capitaine lui serra la main.
— Allons ! tout est pour le mieux, dit-il. Je ne veux pas vous voler votre temps... piquez des deux; on vous attend... A ce soir!
— A ce soir! répéta le jeune avocat qui s'éloigna sur ces mots.
Le capitaine le suivit alors quelques secondes du regard, et quand-il l'eut vu disparaître, au premier tournant du chemin, il remua la tète et cingla l'air du bout flexible de sa cravache.
— Pauvre garçon! murmura-t-il, si ce que Fontenette m'a conté hier est vrai... son bonheur n'aura pas duré longtemps.