‹ La fille des camelotsChapitre 29 sur 32 · LIV. in. — PIEHllE ZACC · texte numérisé non relu

LIV. in. — PIEHllE ZACC

ONE. — LA FILLE DES CAMELOTS. —ÉD. J. HOI'KF Et C'«. LIV. IH

930 LA l'ILLE DES CAMELOTS

— Parhicii !

— IK' sdric (ju';i un inoinenl, le vieux élaiit ratissé, elle s'est engagée datis anan ilir'0;iajp)e.

— Mais pourquoi l'a-t-eile emmené?

— C'est là qiaest le mystère.

— (Juel mystère?

— Hier donc, ainsd que je wwfts le disais, il y a eu du potin; on s'est cbauaaiié jusqu'à onae benares. Mai* faut croire qu'ils se sont raccommodés, car vers miinuit tout ferait aTait cessé et à m'y eut plus d'autre incident jusqu'à oe

— €e matin ? ft Beiegard*.

— Yers cinq hieiiiires.

— Qae s'est-i passé?

— Jie ne donaais plus defrais lonagtemps, qmaad j'ai emleaDdii s'ouvrir ia porte de la chambre 4e Marta, iqniii -esî ocmatiguë à la mâewm.

— C'était le vienax ?

— L'uJ-mêmie.

— Il est matinaJ !

— il avait «es raisons.

— Où alait-il?

— Cest ce que j'ai voulu savoir, et, tant bien que mal, je l'ai filé.

— Qu'as-tu appris?

— Tavais ouvert ma fenêtre sans Ijruit et, l'œil au guet, j'atteadais qull sorlît pour voir quelle direction il prendrait.

— Eh bien?

— Eh bien, dès qu'il fut dans la rue, il jeta un «(wp -de sifflet, et aussitôt son copain parut.

— Celui que lu appelles Lambert?

— Vous y êtes.

— Et qu'ont-ils fait?

— Ils onl échangé quelques mots rapides et se sont éloignés aussitôt par la rue de Brest.

— Tu n'as rien entendu des paroles qu'ils ont prononcées?

— Je n'en ai retenu qu'un nom, mais je le prononce si mal...

— Dis toujours!

— Eh bien, sauf erreur ou omission, je crois qu'ils ont parlé de Lesquifliou.

— Lesquifliou ! répéta le capitaine.

— Est-ce que vous connaissez ca?

— Parbleu!... Mais quelle peut être leur intention?

— Peut-être le saurez-vous avant peu.

— - Comment"?

— Je les ai fait suivre par un ami sûr, un débrouillard... Lagardère... et il jouera de malheur si...

— Voilà longtemps qu'il est parti?

— Deux heures.

— Et il n'est pas revenu?

— Ecoutez!

Le capitaine prêta l'oreille. Des pas rapides montaient l'escalier, en méms temps une voix de basse se tit entendre dans le corridor :

C'est moi, Mourzouk, bonjour, bonjour!

Allons au fait et sans détours ; Les boas discours sont les plus courts. Bonjour, bonjour !

— C'était Las^ardère qui s'annonçait par quelques phrases du rôle de Mourzouk qu"il joiiait dans Giroflée-Girofla.

— C'est lui! tit Caminade en allant ouvrir. Lagardère entra.

— Entin! dit Caminade, te voilà! Qu'as-tu appris? Lagardère ébaucha une grimace.

— Peuh! fit-il, ça n'en vaut pas la peine.

Tu les a vus. cependant, tu les as suivis. Ils allaient bien à LesqulCHou?

— Ub beau château !

— Qu'ont-ils fait?

— Presque rien; ils ont causé avec quelques larbins; le petit vieux a remis une lettre à l'un d'eux; puis ils ont tourné autour de l'habilaLion et tinalemeiit ont disparu sous bois.

— C'est tout?

— A peu près.

— Qu'y a-t-Ll encore?

Au lieu de réponike, Lagarrlère tourna son regard du côté de Bellegardc. Caminade le remarqua et comprit son hésitation.

— Oh! lu peux p;irler devant le capitaine, dit-il : c'est un rieil ami de\ant lequt'l il n'y a pas de cachotteries ; v;is-y dimc de ta confidence, si tu en as à faire.

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