Basile (au féniniii), fiUe d'Iégor
— Conduis Piôtr Andréitch chez Siméon Kouzolf. Le coquin a laissé enlrer son cheval dans mon potager. Est-ce que tout est en ordre , Maximitch ?
— Grâce à Dieu, tout est tranquille, répondit le Cosaque ; û n'y a que le caporal Prokoroff qui s'^ hattu au bain avec la femme Oustinia PégouUna pour un seau d'eau chaude.
— Ivan Ignatiitch S dit la femme du capitaine au petit vieillard borgne, juge entre Pi^okoroff et Oustinia qui est fautif, et punis-les tous deux.
— C'est bon, Maximitch, va-t'en avec Dieu.
— Piôtr Andréltch , Maximitch vous conduira à votre logement..»
Je pris congé ; Youriadnik me conduisit à une isbd qui se trouvait sur le bord escarpé de la rivière, tout au bout de la forteresse. La moitié de ïisbà était occupée par la famille de Siméon Kouzofï , l'autre me fut abandonnée. Cette moitié se composait d'une chambre assez propre , coupée en deux par une cloison. Savéliitch commença à s'y installer, et moi, je regardai par l'étroite fenêtre. Je voyais devant moi s'étendre une steppe nue et triste; sur le côlé s'élevaient des cabanes. Quelques poules erraient dans la rue. Une vieille femme, debout sur un perron et tenant une auge à la main, appelait des cochons qui lui répondaient par uii