‹ La fille du cocher comedievaudeville en deux actesChapitre 26 sur 27 · SCENE Xll · texte numérisé non relu

SCENE Xll

Le comte, GRÉVAL.

LE COMTE. .Ml! c’est VOUS, Grëval.,. Eh bien ! vous êtes venu tout seul?

CRÊVAL. Je n’ai pas pu amener notre célibataire... c’est aujourd’hui le 20... il dîne au Cnveuu moderne , chez Haleine, avec Piis, Désaugiers... Ces diiiers-là sont trèsrecherchés ; n’y est pas admis qui vruL.»

mais je vous apporte une nouvelle délicieuse.

LEcaMTE. Laquelle?

GRÉVAL. Je vous ai débarrassé de votre cliôieau ; je l’ai vendu.

LECOMTE. Vraiment!

GRÉVAL. Vous m’aviez donné carte blaa— chc; c'est coucUi, fini, signé, paraphé...

Aia : Les femmes n'ont pas ètr faites pour détruire U genre humain.

J’ai mené rondement l'affaire;

Pour en avoir au moins trois cenfs ,

J'ai demandé de voire (erre ’ Trois cent quatre-vingt mille francs.

LE COMTE

ï'rancbement, elle en vaut trois cents.

GREVAL.

£h bien! monsieur, malgré ia somme,

11 n’a pas marchandé deux fuU.

GRÉVAL. n sulEt , mademoiselle , j’attendrai en me promenant.

JULIENNE. Je vais Cependant le prévenir de votre arrivée.

MADAME SCUOUKMAYER , à GrétHll ÇUi s'approche de Julienne. Nix , nix, mein Hcr.

(Elle l’écarte de la main et fait rentrer Julienne en conliuuaul de repousser GrévaL)

C’est acheter en gentilhomme...

* GRÉVAL.

Mais il paira comme ou bourgeois,

LB COMTE, se frottant les mains. Trois cent quatre-vingt mille fraucs!

GRÉVAL.Et compt.'int!... Dans une heure., cl peut-être avant, iU K’ront ici avec le nouveau propriétaire.

LB COMTE» Vous êtes tm homme prodigieux î

GRÉVAL. Je ne suis point un aigle...

mais je ne dépare point mes conrreres.

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