SCENE VH
DÜHA^D,.Î\CQ^ES.
JACQUES. Eb bien! mousirtir Durand, avez'voiis vendu une paire de chevaux au boargeoih ?
DVRAiiD. Non, mon gardon, je suis venu ici pour une alTairc entre lui et mot, qui , je l’espère, s’arrangera plus t.nrd.
JACQUES. C’est égal , ^a se rencontre bien, nous avons un cocher qui s’est lai.ssc tomber tantôt... Si vous aviez chez vous un garçon qui V oiiliil entrer ici.. . les maîtres ne sont pas niécbans.
DUR A a D. Ça peut se trouver plutôt que 20,000 frane.s de renies.
JACQUES. Mais voyez-vous, père Durand , il le faudrait tout de suite.
DUhARD. C’est donc bien pressé?
JACQres. Nous partons ce soir.
BUBARD. Où allez— vous?
JACQUES. Nous n’en savons rien ; je crois , Dieu lye pardonne, que M. le comte veut confiner sa demoiselle à ta campagne.
DURARD. Vraiment î
JACQUES. C’est l’opiniou de rantichambre.
DUR A R O. A quelle heure parlez- vous?
JACQUES. A dix heures.
DURARD. Cela suffit... Sois tranquille, mon garçon... M. le comte aura un cocher qui le mènera comme il faut
JACQUES. C’est sôr, n’esl-ce pas?
DURARD. Scnlemeiit, tu n’as pas besoin de dire à M. de Morville d’où il vient, ni qui te l’a procuré.
JACQUES. Je dirai que c’est un ami... un pays. Mais ne nous manquez p.ns.
DURARD. J’en réponds comme de moimeme.
JACQUES. Nons voilà sauvés !
(I! »ort. — On enictid une ritournelle sur laqiicnc Julienne entre très-g.ilmcnt. Durand s'éloigne pour U coBteropler à sou aise.)