‹ La fille du franc-jugeChapitre 12 sur 37 · D'ARENBERG, D'ESSEN , LE COMTE DE LENEP · texte numérisé non relu

D'ARENBERG, D'ESSEN , LE COMTE DE LENEP

Au lever du rideau , les trois gentilshommes sont en scène; d'Arenberg et d'Essen paraissent joyeux ; Lenep , au contraire, a rair triste et préoccupé.

D ARENBERG; en indiquant Lenep et en riant.

Quel air sombre I on dirait quïl a commis un crime ; Ou qu'il rêve debout.

D'ESSEN , riant aussi.

Ou qu'il cherche une rime.

LENEP.

Je suis triste vraiment.

d'ârenberg.

Aurait-il le travers D'éperonner Pégase et d'accoupler des vers ?

Je le plaindrais.

d'essen.

Pardon, c'est nous qu'il faudrait plaindre ; Mais il ne rime pas, nous n'avons rien à craindre.

d'arenberg.

Alors il est frappé d'un mal plus dangereux Que celui de rimer.

A Lenep.

Seriez-vous amoureux ?

A votre âge on commet de telles imprudences ; Nous vous conseillerons.

d'essen.

Faites vos confidences; Nous connaissons par cœur le chemin de l'amour.

lenep.

Si je vous avouais que j'aime sans retour, Vous ririez?

d'arenberg.

Oui, vraiment.

LENEP.

Vous voyez.

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