DES « ANNALES DE SAINTE-SOLANGE
Arrêtons-nous. A quoi bon détailler tout le programme? Les grandes lignes suffisent. Chaque mois un nouveau fascicule précisera ce qu'aujourd'hui, volontairement, nous laissons dans la pénombre.
Toutefois, il importe d'expliquer, dès maintenant, d'un mot, la raison d'une sorte de bulletin qui reviendra périodiquement sous cette rubrique : Rome et le Monde catholique. — Nous estimons que la jeune fille ne doit pas vivre en étrangère, pas même en distraite, moins encore en indifférente, au milieu du mouvement admirable qui emporte les âmes et les peuples vers le Saint- Siège, cette Chaire de Pierre du haut de laquelle parle la bouche qui suffit au monde... Et c'est pourquoi nous la tiendrons au courant.
Telles, s'il plaît à Dieu, seront les Annales de S ainle- Solange.
Les mains vénérables du primat des Aquitaines, notre archevêque bien-aimé, se sont posées sur notre tête, bénissantes et dirigeantes , puis cette parole est tombée des lèvres de notre chef et père : « De tout mon cœur je vous approuve. »
Avec la grâce, qui ne fait défaut à l'homme de bonne volonté jamais, que faut-il de plus ? Voici le surcroît :
Deux évêques du Berry, l'un héritier de l'éloquence des Besson, des Plantier, des Fléchier, l'autre doux et bon comme saint François de Sales et pieux comme lui, tous les deux chevaliers-servants de l'humble et glorieuse bergère, nous ont crié : Courage !
Et nous, aux trois 'pontifes, respectueusement et cordialement, nous disons : Merci !
Juin 1900.
Et la petite Revue au nom très doux s'en est allée, avec son lys, sa palme et son étoile, toute seule, sans appui ni réclame, à travers les âmes, à travers le monde.
Des jeunes filles qui la connaissent, elle est aimée tendrement et fortement, si bien qu'à différentes reprises, elles nous ont exprimé le désir de la voir au moins bi-mensuelle.
Certes, nous aurions été heureux de ce triomphe d'un modeste périodique qui c-t un œuvre d'apostolat.
Mais il eût fallu élever le prix d'abonnement de de 5 francs à 10 pour la France et de 6 à 12 pour L'Étranger.
Or, cette somme, minime en soi, n'en est pas moins considérable pour une bourse de jeune fille.
Non- avons donc écarté ce désir, comme un rêve.
Toutefois, devant des insistances réitérées, nous avons pris un moyen terme :
Le i5 de chaque mois, des pages, complémentaires de la Revue, en un format spécial, un bel inoctavo carré à larges marges, paraîtront sous ce beau titre : VÉtoile.
— On devine bien qu'il s'agit de l'étoile de sainte Solange, celle qui dirigeait les pas de la bergère dan» le> n chemins d'ombre » de son temps, et celle qui conduit -es « petites sœurs », nos dévouées
lectrice- d'aujourd'hui, aux chemins de luini. |
la radieuse étoile de la Foi intégrale, la toi du Pape et des Évêques, La foi de l'Église romaine.
Rien ne sera changé aux Annales, -i ce n'es! qu'au lieu de paraître le 10 du mois, elles paraîtront le i", et V Étoile paraîtra le i5.
Ces pages nom elles seront consacrées surtout à