‹ La Fille du juif-errant [microforme]Chapitre 6 sur 89 · OÙ LE VICOMTE SE MONTRE BON PRINCE · texte numérisé non relu

OÙ LE VICOMTE SE MONTRE BON PRINCE

Aujourd’hui, Joli-Cœur travaillait donc avec un

entrain inaccoutumé, Le comte et la comtesse lui avaient donné le mot. Les quatre jardiniers piochaient et brouettaient, que c'était merveille. Il s'agissait de

revêtir un épaulement dont la vue seule devait faire

frémir Wellington et lui ôter toute idée d’attaquer la forteresse du vicomte Paul.

Le vicomte Paul avait sa lor chef et inspectait la route pou prévenus par d’adroits espions, leurs étapes, afin de le prendre l'achèvement des travaux.

gnette de général en r voir si les Anglais, n'avaient pas doubié au dépourvu avant

Paul poussa un cri de surprise, et ses jolis sourcils se froncèrent,

— Est-ce Wellington ? demanda Joli-Cœur., le vicomte rouge de colère,

derrière ! Tous trois en grand drés et frais! On m'a trahi !

dîner en ville !

Les quatre jardiniers s’arr Cœur se gratta l'oreille.

— Mon cheval ! s’écria encore l’enfant.

les rattraper !

— Little-Grey est déferré des deux pieds de de répondit Joli-Cœur, qui, ma

êtèrent consternés, Joli- Je vais

vant, foi, mit la main au toupet,

Comme s’il eût salué son officier, — Alors, je vais monter qu’on m'’obéisse !

Les quatre jardiniers secouèrent ce qu’eût fait J oli-Cœur, lorsqu

le cheval de Papa. Voyons !

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vait faire 1 — Est-elle belle, maman ! J'aurais voulu voir papa ‘attaquer 1 avec ses croix !... Allons, méchants, amusez-vous bien, D mangez des glaces et de la crème, dansez ! Moi, je garde Snéral en 4 la maison.

Anglais, no | s doubié k u avant 4 de sur- 4 1 VII Ir, :

e colère, L. IDÉE DU VICOMTE PAUL Lafleur 4 OIs pou- É an Les À Ayant ainsi parlé en étouffant un noble soupir, le n vicomte Paul envoya sa bénédiction à la calèche qui x, Joli- E disparaissait derrière les peupliers. 3 — À l'ouvrage ! commanda-t-il.

Je vais 4 Les pioches piquèrent, les brouettes roulèrent de à plus belle. On travailla ainsi pendant trois minutes, devant, “À puis le vicomte Paul eut une bonne idée qui se formula toupet ‘4 ainsi :

di b. — Je veux faire le dîner de la préfecture, à la maison ! oyons ! 4 C’est moi qui serai papa. Lotte sera maman. M. Gala- L pian sera le préfet, l’abbé Romorantin sera la préfète, ne sais À Fanchon sera toutes les autres dames; toi, Joli-Cœur, tu la calè- 3 seras le général... Je veux tous les petits garçons et heveux 4 toutes les petites filles de la ferme pour danser jusqu’à ai bril- 4 six heures du matin. On dînera ici dans le pavillon. gita. ‘4 Que les Anglais s’y frottent ! On boira du champagne ! ndant 4 on racontera des histoires. Il y aura de la liqueur. Tu e t’au- 4 auras la permission de fumer des pipes ! ontres 4 À mesure qu’il parlait, le vicomte Paul s’animait. En prononçant ces derniers mots, il fit une dangereuse ers et 4 cabriole et conclut ainsi :

— Si papa et maman se fâchent, jer ‘erai marin!

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