‹ La Fille du juif-errant [microforme]Chapitre 7 sur 89 · FESTIN DE BALTHAZAR · texte numérisé non relu

FESTIN DE BALTHAZAR

Vous me croirez si vous voulez, perbe : plus beau que celui de la pr plus beau !

Le chef, ayant reçu des ordres du vicomte Paul, improvisa un menu abondant et sucré pour accompagner les grosses pièces de l'ordinaire qui déjà cuisaient à la broche ou dans les Casseroles. Il y eut cinq services, ni plus ni moins. La nappe damassée fut mise dans le pavillon, terreur des Anglais, boulevard de la France. On dirigea une attaque sérieuse contre la cave, mal

défendue par le sommelier. Bordeaux, chambertin,

champagne, tout ÿY passa. En fin de compte, on invita le sommelier,

Il n’y avait pas à parlementer.

ce fut un dîner suéfecture. Ah! bien

Le vicomte Paul était le maître.

L'abbé Romorantin lui-même céda de bonne grâce.

Cinq heures sonnant, heure militaire, au moment même où l’hvissier criait là-bas: «Madame la préfète est servic,) Sapajou, en livrée d’apparat, vint annoncer que «la soupe était sur la table.»

Il fut grondé, car le vicomte Paul savait son beau

monde, mais on lui permit de prendre place parmi les petits fermiers, rangés c

omme des piquets et plus rouges

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que des coquelicots. Il promit de dire une autre fois : «Monsieur le vicomte est servi.»

Le vicomte Paul s’assit entre Fanchon, qui représentait toutes les dames, et le général Joli-Cœur. Fanchon avait apporté un énorme paquet d'images.

Vis-à-vis du vicomte était la petite Lotte, entre M. Galapian et l’abbé Romorantin.

— Enlevez la soupe ! commanda le vicomte Paul. C’est fête. On n’est pas forcé de manger le potage !

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