SCÈNE II
D’AREZZO, SPALATRI.
d'arezzo.
Ahl.. vous voici!..
SPAI.ATRI.
Monseigneur m’a fait demander et j’accours... (a p»n.) Il ne me tutoie pas... mauvais signe.
d’arezzo.
Que se passe- t-il dehors?
SPALATRI.
Les antichambres, les escaliers, les galeries, sont encombrés de clients qui viennent vous saluer et vou# solliciter : artistes, marchands, gentilshommes, visiteurs de toute classe et de tout pays! Il n’y a jamais eu au palais affluence pareille ! c’est un coup d’œil inouï, magnifique!.. Ah! Monseigneur, vous remuez le monde.
d’arrezzo.
Avec ce levier... (il montre sa plume.) Archimède cherchait un point d’appui, je l’ai trouvé moi; que remarquez-vous encore?
SPALATRI.
Mais... rien. .
d’arezzo.
Nous vous trompez... en face de la grande porte, sur les dalles du quai, une femme est assise.
SPALATRI.
La Niobé... c’est vrai!
d'arezzo.
Monsieur Spalatri !
SPALATRI.
Monseigneur...
11 parait que vous avez beaucoup de compassion pour celle folle, et que si je vous ordonnais de me débarrasser d’elle, vous ne m’obéiriez pas.
SPALATRI.
Monseigneur... (a part.) Andrea m’a dénoncé.
d’arezzo.
11 parait de plus que l’enlèvement de sa fille vous a laissé des remords.
SPALATRI.
A moi?., mais non... je vous jure...
d’arezzo.
Ne vous en défendez pas, cela honore un sacripant com me vous. Aussi, pour tranquilliser votre conscience, je vais vous apprendre ce qu’est devenue cette fille.