FIN DE LA PRLMIERE PARTIE
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MOIŒMTA.
Journal d'une jeune flile — Fragments.
50 août 1846. — Briole.
J'ai aujourd'hui quatorze ans. Je ne suis ni grande ni forte ; je ne sais pourquoi ceux qui me voient pour la première fois prétendent que j'en ai dix-huit ou vingt, et que ma bonne mère cache mon
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âge. Qui sait? C'est peut-être vrai! J'ai une destinée si bizarre, moi, et ma naissance est si mystérieuse !
La grand'maman Marange dit à ceux qui s'étonnent de mes manières, que je suis d'une intelligence fort précoce ; ou cela est certain, ou l'on me dissimule mon âge, car, lorsque je suis en compagnie des jeunes filles de quatorze à seize ans, elles me paraissent idiotes, et j'aimerais autant revenir à mes poupées, au temps qu'en causant avec elles je faisais les questions et les réponses, que de faire la conversation avec de pareils mannequins.
Il y a longtemps que j'ai envie d'écrire, jour par jour, ce qui m'intéresse. J'ai voulu attendre mon anniversaire, et je commence. Aurai-je la patience de continuer? Je ferai là-dessus ce qui me plaira. Peut-être ne s'ennuie-t-on jamais de ce qu'on est toujours' libre de planter là.
A mon réveil, j'ai trouvé sur le pied de mon lit trois gros bouquets. Tous les ans on invente une manière différente de me souhaiter maféte. Cette fois-ci j'avais à deviner. J'ai tout de suite compris que les roses mousseuses blanches venaient de maman, les pensées de grand'mère, et que l'héliotrope avait été cueilli ,