‹ La fin d'un christianisme: trois conférencesChapitre 5 sur 11 · ARGUMENT · texte numérisé non relu

ARGUMENT

I. — Distinction entre. le christianisme social et le messianisme. — Une nouvelle Réforme. — Malentendus à écarter : i° On n'affirme pas que le christianisme d'hier a été uniquement dogmatique ; mais que la personne de Jésus a été exprimée dans des credos, plutôt que dans des institutions. — 2° Le procès du dogmatisme n'est pas celui de la dogmatique ; la fin du doctrinarisme sera amenée par une nouvelle doctrine, celle du Royaume de Dieu. — 3° On ne prétend point supprimer les différences entre les christianismes grec, romain et protestant ; mais on estime qu'ils appartiennent à un même type de philosophie religieuse.

II. — Position de la thèse: le christianisme d'hier a été doctrinaire.

A. — La Source de ce doctrinarisme. —

Déchéance rapide du christianisme. — La religion du livre a remplacé la religion de l'esprit. — La Bible n'est pas le Koran. — Elle ne doit pas être législation, mais inspiration.

B. — Le dogmatisme a l'œuvre.

i) Dans le domaine intellectuel. — Le christianisme officiel a interdit la recherche de la vérité. — Bible contre science. — Exemples divers. — Le crime de sorcellerie. — Réaction nécessaire de la Libre-pensée. — Indignation de Faxrar contre le biblicisme littéraliste.

2) Dans le domaine moral. — Le dogmatisme pervertit la conscience en affirmant la culpabilité de Terreur honnête. — Castellion injurié. « — Le corps méprisé. — ■ Le libre-arbitre nié. — Distinction du bien et du mal effacée. — La religion séparée de la morale. — Dureté de cœur développée par le dogme des peines éternelles.

3) Dans le domaine social. — L'ecclésiasticisme doctrinaire a paralysé le développement bienfaisant de Pinfluence évangélique. — Absolutisme de l'Eglise. — Cet absolutisme s'est épanoui dans l'anarchie, sociale: concurrence illimitée et .paix armée. — Le dogmatisme alimente la guerre. — Il perpétue la misère.

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