tonnes
Soit une augmentation de 50 p. 100.
Deux causes ont amené ce résultat :
D'abord le rapprochement des distances, Anvers n'est qu'.\ 1.142 kilomètres de Gênes, tandis que cette ville se trouve à 1.218 kilomètres de Marseille.
Ensuite une combinaison de tarifs spéciaux à prix réduits.
Il n'aurait tenu qu'à nos grandes Compagnies d'adopter, elles aussi, des tarifs qui nous auraient aidé à garder le transit français, mais les llothschild cherchent à favoriser la marine italienne par la ruine de nos grands ports.
Les administrateurs des Compagnies, d'ailleurs, gorgés de mil-
grandes infamies de ce temps, s*est arrangé pour qu'il n*y ait plus de finance française.
Certain qu'une guerre avec TAllemagne était inévitable, ce protestant patriote a fait absolument le contraire de ce que fait Bismarck, qui, dans la prévision d'une guerre avec la Russie, s'efforce de fermer le marché de Berlin aux fonds russes. Freycinet, lui, a livré le marché de Paris à la Banque allemande.
« Si vous vous permettez de faire des afTaires financières chez vous, ont dit les Rothschild aux banquiers français, on vous traduira en police correctionnelle. » Chacun s'est tenu pour averti. La noblesse française est venue, l'échiné basse, féliciter les banquiers de Francfort d'avoir réduit au suicide un certain nombre de ses compatriotes. L'austère Rousse a déclaré, en pleine Académie, en recevant M. Léon Say, qu'il était parfaitement honnête à un ministre de se faire le complice de Juifs allemands. Freycinet a continué à poser pour le puritain et tout a été dit. Aujourd'hui toutes les opérations financières importantes se font à Berlin ^
lions pour la phipart, soivt étrangers à toute pensée patriotIqii6; ils ne se préoccupent que du lucre immédiat et des bénéllces qu'on peut réaliser de suite.
M. Tnéry avait indiqué comme remède destiné à empêcher la ruine de Marseille, la construction d'une voie ferrée allant de Dijon en droite ligne sur Anvers par Bar-sur-Aube, Rocroi et Charleroi et raccourcissant la distance entre Marseille et la gare du Nord de 184 kilomètres.
On a trouvé, sans doute, que ce projet ne permettait pas les vols et les dilapidations auxquelles ont donné lieu les chemins de l'Etat, et l'idée n'a pas eu de suites.
Il est vrai que la Chambre a voté un crédit de 5 millions pour les frais d'études d'une percée des Alpes qui ruinerait complètement le peu de trafic qui reste à la France. Un syndicat dont font partie M Léon Renault et M. Cerisolles, l'ancien président de la confédération helvétique, étudiera la percée jusqu'à ce qu'il ne reste plus un centime de nos ô millions.
* Il ne faut pas abuser des chiffres, car cela fatigue l'attention du lecteur et l'empêche d'en tirer un profit moral, — ce qui est le but que tout écrivain doit se proposer. Il est bon néanmoins de faire remarquer que le coup de l'Union générale a été une véritable conspiration des Rothschild, d'accord avec Bleichrœder et Erlanger, pour déprécier les valeurs françaises au profil des va-
Le règne de la Bourgeoisie est donc bien près de finir, car elle est coupée maintenant en deux tronçons : Tun qui se rapproche du prolétariat, l'autre qui se soude à une aristocratie particulière qui n'a pas d'analogue dans Thistoire, ploutocratie titrée plus qu'aristocratie dans le sens ancien (gouvernement des meilleurs), classe hybride, jouisseuse, peureuse, avide encore, mais qui n'ose plus rien prendre sans la permission des Rothschild.
leurs étrangères. Pour avoir entretenu des intelligences atec Charles le Téméraire, un prince du sang, le comte de Saint-Pol, fut promené à travers Paris sur son cheval caparaçonné de noir et il eut la tête tranchée dans la Halle au poisson qu'on avait fait préalablement désinfecter avec des baies de genièvre. Les monarchistes s'indignent quand on demande une enquête sur un banquier allemand qui, en s'unissant à des étrangers pour jeter le trouble dans la fortune nationale, se rend manifestement coupable de trahison.
L'état comparatif des rentes ou valeurs françaises et des fonds d'États étrangers, avant et après le krach, est très instructif sous ce rapport.