‹ La fin d'un monde et du neveu de RameauChapitre 16 sur 89 · I.A PIN D'UN MONDE · texte numérisé non relu

I.A PIN D'UN MONDE

des. épéei de capitaine dont on aurait pitié si l’on savait ce qu’elles coûtent. Ma peine, à moi, c’est d’avoir éncore trop estimé l’œuvre d’autrui , et trop méprisé mes pro*pres œuvres. Avec une simple comédie en vers que j’aurais lue au café Procope, et mystérieusement colportée en tous les lieux où se fabriquent ces sortes de choses, au bout de cinq ou six mois le Théâtre-Français eût été à mes pieds; la Dangeville eût disputé le rôle à M“* Dubois, Préville et Dazincourt se seraient inscrits à ma porte. Ou eût répété tout bas quelques vers sublimes et faciles à retenir; on eût dit: C’est lui! le voilà! ce grand indolent! i! a fait’un chef-d’œuvre, il le montre à peu de gens! -Vlors, peu à peu ; quelle gloire et quelle renommée autour de ma comédiel... et vraiment ça n’est pas plus difficile que cela. »

En même temps il se promenait, menaçant le ciel de sa crête, haut la huppe, et de sa main brillante agitant un jabot imaginaire. « Ah! disait -il, voilà comme on arrive à côté, de Rotrou, de Corneille, do Racine, de Voltaire et de Crébillon. Voilà comme on est le rival de La Fosse et de Pompignan *, voilà comme on ajoute agréablement son nom vulgaire aux noms fameux des Pradon,des Chapoton, des Chevreau, des Frenicle, des Pichon, des Pinelière, des de Rous.su, des Datibray, des Grenailles, desChiniac, des Mailhol,des Chevillard, des Marmontel :

En so privant du commua avantage ,

, D'être caché dans la foule des morts.

0 La comédie! ah! mon ami Diderot! Diderot I lacomé-

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