‹ La fin d'un monde et du neveu de RameauChapitre 25 sur 89 · I.A FIN n'IIN MONOH · texte numérisé non relu

I.A FIN n'IIN MONOH

gens prosternés devant elle, et ((uand enfin elle me vit à mon tour, qui, d’un air souriant, en vrai gentilhomme et sûr de son fait, voulais toucher de mes lèvres cette main qui était à moi, celte main que j’avais lavée, cette main que j’avais instruite à tenir une plume, un crayon, voire une épingle, ahl la cruelle! elle rôtira sa main; elle me lança un regard indigné, et, brisant soudain tous les liens <jui retenaient sa langue enfin délivrée: « Holà! dit-elle en me désignant d’un doigt plein d’insulte et de fièvre, holà! loin d'ici, loin de moi, cet homme; holà! qu’on le chasse et qu’on le tue. » Et je fus chassé comme un voleur, à coups de pied, à coups de bâton, et maintenant elle est une des grandes autorités de Paris et de Versailles... Elle a un évêque pour directeur, un chevalier de Saint-Louis pour écuyer, une tribune à Notre-Dame, un tabouret à la cour :

Lise, qu’est devenu le temps?

« Mais ce souvenir m’étouffe, adieu! J’en ai assez pour aujourd’hui?

Diderot. — Et quand vous reverrai-je?

Rameau. — Pas avant huit jours; de toute une semaine je n’ai ps besoin de vous :

Je tiens de ma semaine un plan bien arrondi ;

Un joli Requiem pour dimanche à midi;

Item, chez Curtius, les grands voleurs lundi;

Item, chez Arlequin, Jenneval pour mardi;

Item, chez Poquelin, Beverley mercredi ;

Le combat du Taureau, près de Pantin, jeudi;

Le Spectacle infernal, où l’on sait, vendredi;

Ah ! si, pour la clôture, on pendait samedi ! »

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