‹ La fin d'un monde et du neveu de RameauChapitre 27 sur 89 · I.A FIN Ü'I N MONUH · texte numérisé non relu

I.A FIN Ü'I N MONUH

chose. (I faut leur fabriquer,' chaque matin, l’esprit qu’ils auront le soir; ce sont des échos que nous ne laissons pas mourir d’inanition. Puis, cachés dans nos troiuj, nous écoutons le bruit de ces fariboles; nous étudions le désespoir de ces messieurs et de ces dames, nous voyons le g;rincement de la Comédie et les rages de la Tragédie, et ça nous amuse, et ça nous venge! Et tant pis pour M'*' Asselin, si nous avons signalé sa ressemblance avec la grenouille, et tant pis pour Dauberval si nous avons visité le salon carré de sa nouvelle maison.

« Nous savons tout, nous voyons tout, nous disons pis que tout. Nous étions le samedi saint à la Sainte-Chapelle, où l’abbé de Sailly, grand chantre de cette collégiale, a touché les possédés, et les a renvoyés hurlants et guéris. Nous , avons assisté à la répétition d’.l/me , reine de Goleonde, et nous avons compté les œillades assassines de M**" Heinel, Asselin, Guimard, Poslin, Myon, Pitrot, dirigées contre le sieur Berlin. A la séance publique de l’Académie, où M. Thomas a remporté le prix de poésie, nous avons découvert, les premiers, dans la loge du directeur, M. de Moncrif, une prétressé de Cythère appelée M"' Mazarelle , et sa digne associée la petite Armand. Pensez à la fureur* de Moncrif... de toute part il cherche quelqu’un à bétonner : c’est un vrai sauve qui peut! Nous savons aussi quelles seront les armoiries de M"' Duthé ! la housse du cocher, les supports des laquais, les roues, les moyeux’, les màrchepieds du carrosse, autant de merveilles! Mais nous, de rire et de compter ce que cela coûte. Ah I nous avons de la morale et de l’esprit à ré\œndre ! et nous nous sommes

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