‹ La fin d'un monde et du neveu de RameauChapitre 35 sur 89 · I.'A. PIN D'UN INONDE · texte numérisé non relu

I.'A. PIN D'UN INONDE

« U a, ‘ c’est son bonheur, le xecrel ({p la poste fOX ne Je partage qu’avec Je .roi J IlsaitJe preuiiér nos voeux les plus cachéÇj nos espt»rances les plusciiscrètes, nos pensées, les plu6 intimes ; .nos soup.ifs,' il les arrête, au passage, ,et nos larmes il les pèse. Èt chaque ÿoir il rapporte à sqri maître, qui s’ennuie et qui l’écoute à peine, les fêles, les passions, les intrigues de vingt millions de sujets. M. d’Ogny, mon fils! les honnêtes gens en ont peur... ils ont peurjle tout, les honnêtes gensl M. d’Ogny I il ajmo à rire, il rit do tput : de la fille en mal d’enfant , de. l’enfant volé , du ^ père au désespoir, 'de la mère insultée, et dujeune homme éconduit. » Ef pour qu’il gardât le souvenir, de M.d'Ogny, je. donnais à mon fils un grand soufllet, comme faisaient les mères prévoyantes à ladernière ascension de Cartouche , et de Mandrin. . ‘ .

a SoBvenf,. le jeudi, qui est le jour des bûchers, je mor nais mon tendre élève à la cérémonie du pilon , au Palais de Justice. Il voyait, dans ces lieux de Ja désolation et des ténèbres, ce misérable eUce suspect... livre^, attaché, garrotté, brûlé par le bourreau, .ou traiiy'î a la Bastille.

Un jour c’était le Contrat social, le lendemain les Lettres de la Montagne; une autre fois \' Esprit d’Helvétius, 'ou Y Émile , ou quelque livi^ à vous , Diderot. Çn même •temps nous voyions briser les presses qui avaient servi à

imprimer ces dangers sociaux; jumelles, train, marbré,

* ’ * » « vis,- barreau ,. tympan , frisquette. O l)onheur,l le trône

était sauvé, l’autel.était sauvé, et mon fils comprenait, si jeune eniwre, la vanité du génie. Il se disait.: « Non, bon, ce n’est pas mot qui .serai jamais ^tienne Dolet, Voltaire., Rousseau, Montesquieu, vqire l’abbé Raynal. Ce

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